John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

Le choléra en France, à Brest ? Volume 76, numéro 1, Janvier 2018

Auteurs
1 Laboratoire de biologie médicale, Hôpital d’instruction des armées Clermont Tonnerre, CC 41, Brest, France
2 Centre de ressources en pathologies professionnelles et environnementales, CHRU de Brest, France
3 Service de médecine interne, Hôpital d’instruction des armées Clermont Tonnerre, CC 41, Brest, France
4 Institut Pasteur, Centre national de référence des vibrions et du choléra, Paris, France
  • Mots-clés : choléra, vibrion cholérique, Vibrio cholerae sérogroupe O1, Campylobacter coli
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1307
  • Page(s) : 107-10
  • Année de parution : 2018

Il s’agit d’un homme de 54 ans en état de choc hypovolémique, du fait de diarrhées et de vomissements importants au retour d’Inde. L’isolement de Vibrio cholerae sérogroupe O1 (sérotype Ogawa) permet d’expliquer ce tableau clinique typique de choléra, pourtant visible dans 10 % des cas de choléra seulement. Le patient avait une co-infection par le vibrion cholérique et Campylobacter coli. Les co-infections semblent fréquentes dans les zones d’endémie. Le but de la description de ce cas clinique est de rappeler la pertinence de la recherche des Vibrio, qu’il s’agisse de vibrions cholériques ou vibrions non cholériques, par les laboratoires lorsque le contexte clinique est évocateur (diarrhées au retour de voyages, consommation de fruits de mer crus ou peu cuits).