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Annales de Biologie Clinique

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Le cheveu : un efficace marqueur biologique d’exposition aux xénobiotiques Volume 55, numéro 5, Septembre - Octobre 1997

Auteurs
  • Mots-clés : Cheveux – Xénobiotiques – Chromatographie gazeuse – Chromatographie liquide.
  • Page(s) : 435-42
  • Année de parution : 1997

L’analyse des cheveux est désormais une technique éprouvée pour évaluer l’exposition d’un individu à des xénobiotiques : stupéfiants, médicaments et polluants. Cette revue décrit les techniques analytiques à la disposition des biologistes. Pour les stupéfiants, après décontamination, hydrolyse des cheveux puis extraction sélective et dérivation, les dosages sont réalisés par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC/MS). L’étalonnage fait appel à des étalons deutérés, isotopes stables, non soumis à l’autorisation de radio-éléments. Le seuil de positivité est fixé à 0,5 ng/mg pour la 6-monoacétylmorphine (héroïne) et les substances amphétaminiques et un ratio benzoylecgonine/cocaïne > 0,05 pour la cocaïne. La mesure des métabolites issus de la biotransformation valide l’exposition (6- monoacétylmorphine et morphine pour l’héroïne, benzoylecgonine pour la cocaïne, dérivé carboxylique du 9-tétrahydrocannabinol pour le cannabis). En ce qui concerne les médicaments, après extraction sélective, les dosages sont effectués par GC/MS ou par chromatographie en phase liquide couplée à la mesure par barrette de diodes. La principale indication concerne la surveillance thérapeutique en complément des dosages sanguins ou lorsque ceux-ci n’ont pas été pratiqués. Elle peut également servir à la mise en évidence d’une exposition médicamenteuse inavouée ou illicite, voire à des fins criminelles. Enfin elle constitue un outil très utile de diagnostic clinique, en particulier en cas d’investigation biologique tardive.