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Annales de Biologie Clinique

La courbe ROC (receiver operating characteristic) : principes et principales applications en biologie clinique Volume 63, numéro 2, Mars-Avril 2005

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  • Auteur(s) : H Delacour, A Servonnet, A Perrot, JF Vigezzi, JM Ramirez , Laboratoire de biochimie, toxicologie cliniques, Hôpital d’Instruction des Armées du Val-de-Grâce, Paris, Laboratoire de biochimie, toxicologie cliniques, Hôpital d’Instruction des Armées Robert Picqué, Villenave d’Ornon
  • Mots-clés : courbe receiver operating characteristic, sensibilité, spécificité, performance diagnostique, valeur seuil
  • Page(s) : 145-54
  • Année de parution : 2005

Les performances diagnostiques des tests de laboratoire sont généralement évaluées à l’aide de leur sensibilité, spécificité et valeurs prédictives positives et négatives. Malheureusement, ces indices ne reflètent qu’imparfaitement la capacité d’un test à distinguer les malades des non malades. Le recours à la courbe ROC (receiver operating characteristic) apparaît comme un outil de choix pour cette évaluation. Utilisée dans le domaine médical depuis les années 1960, la courbe ROC est une représentation graphique de la relation existante entre la sensibilité et la spécificité d’un test, calculée pour toutes les valeurs seuils possibles. Elle permet la détermination et la comparaison des performances diagnostiques de plusieurs tests à l’aide de l’évaluation des aires sous la courbe. Elle est aussi utilisée pour estimer la valeur seuil optimale d’un test en tenant compte des données épidémiologiques et médicoéconomiques de la maladie. Utilisée dans de nombreux domaines médicaux, cet outil statistique est facilement accessible grâce au développement de logiciels informatiques. Cet article expose les principes de construction et d’exploitation d’une courbe ROC.