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Annales de Biologie Clinique

Diagnostic biologique de l’hyperaldostéronisme primaire : synthèse des nouvelles recommandations françaises et internationales Volume 75, numéro 5, Septembre-Octobre 2017

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
Service de biochimie médicale et spécialisée, Laboratoire de biologie-pathologie, Pôle de biologie, CHU Dijon-Bourgogne, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : hyperaldostéronisme primaire, aldostérone, rénine, rapport aldostérone/rénine
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1282
  • Page(s) : 489-501
  • Année de parution : 2017

Le diagnostic biologique de l’hyperaldostéronisme primaire (HAP) représente un véritable enjeu pour les laboratoires de biologie médicale. En effet, l’HAP est une cause majeure d’hypertension artérielle secondaire, et les sociétés savantes ont récemment étendu les indications du dépistage de l’HAP. Par ailleurs, l’introduction récente sur le marché de tests automatisés et de méthodes en spectrométrie de masse est également un challenge pour les biologistes car les valeurs des seuils diagnostiques de ces nouvelles méthodes doivent être évaluées à l’aide d’études cliniques. Les nouvelles recommandations françaises et internationales représentent une avancée importante dans la standardisation de la démarche diagnostique de l’HAP. La première étape du diagnostic biologique repose sur la mesure du rapport aldostérone/rénine (RAR) largement reconnu comme le meilleur test de dépistage à ce jour. La maîtrise de la phase préanalytique étant cruciale pour une interprétation pertinente du RAR, un protocole rigoureux de préparation du patient en amont du prélèvement est à respecter afin d’améliorer les performances diagnostiques. Le choix du seuil de positivité du RAR est une véritable problématique pour les laboratoires en raison d’une variabilité inter-méthodes importante. La deuxième étape du diagnostic de l’HAP, dite de confirmation, a pour objectif d’écarter les résultats de RAR faussement positifs à l’aide d’un ou plusieurs tests dynamiques de freinage de la sécrétion d’aldostérone. Enfin, la troisième étape du diagnostic fait intervenir entre autres le test biologique de cathétérisme des veines surrénales pour déterminer l’origine uni- ou bilatérale de l’hypersécrétion.