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Annales de Biologie Clinique

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Anomalies et erreurs de détermination de l’hémogramme avec les automates d’hématologie cellulaire Partie 3. Hémoglobine, hématies, indices érythrocytaires, réticulocytes Volume 70, numéro 2, Mars-Avril 2012

Auteurs
Laboratoire d’hématologie, Centre hospitalier universitaire d’Angers, Angers
  • Mots-clés : automates d’hématologie, numération globulaire, hémogramme automatisé, erreur de décompte, globules rouges, hémoglobine, indices érythrocytaires
  • DOI : 10.1684/abc.2012.0685
  • Page(s) : 155-68
  • Année de parution : 2012

Une fausse augmentation de l’hémoglobine mesurée avec les automates d’hémogrammes est rapportée au cours des grandes hyperlipémies, hyperleucocytoses et hémolyses, et parfois en grand excès d’immunoglobulines ou de cryoglobulines. À l’opposé, les fausses diminutions de l’hémoglobine sont avant tout liées à des erreurs préanalytiques et non aux automates. Le volume globulaire moyen ou VGM est lui aussi sujet à des erreurs de mesure, notamment en présence d’agglutinines froides, d’une grande hyperleucocytose ou d’une hyperglycémie sévère (diabète, dilution par perfusion glucosée) ; parfois la natrémie, l’excès d’anticoagulant ou la techinque de mesure elle-même influencent également le VGM. La numération des hématies est faussement augmentée par les fortes hyperleucocytoses (surtout hyperlymphocytoses), et faussement diminuée en présence d’agglutinines froides ou par défaut de prise en compte des hématies de taille réduite (microcytes, schizocytes). Une anomalie de mesure de l’hémoglobine ou/et du VGM ou/et du nombre d’hématies provoque une anomalie de la concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine, mettant en avant cet indice érythrocytaire comme première « alarme » d’une anomalie de mesure. La difficulté à appréhender ces diverses anomalies de mesure est liée à leur variabilité d’expression selon les cas et les automates. Les actions correctrices utilisent parfois les capacités analytiques de ces mêmes machines. La numération des réticulocytes présente elle aussi des limites analytiques, incluant le mauvais fenêtrage, l’interférence de particules intraérythrocytaires, l’hyperleucocytose ou la présence d’érythroblastes, et diverses alarmes incitent à la réalisation d’un décompte microscopique.