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Annales de Biologie Clinique

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Albuminémie : les enjeux analytiques dans le cadre de l’évaluation nutritionnelle. Étude comparative multicentrique française Volume 75, numéro 3, Mai-Juin 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de biochimie et nutrition, Faculté de pharmacie, UMR 1019 INRA - Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand, France
2 Laboratoire de biochimie, Hôpital Bicêtre, HUPS AP-HP, Le Kremlin Bicêtre, France
3 Laboratoire de biochimie et hormonologie, Hôpital Tenon, HUEP AP-HP, Paris, France
4 Laboratoire PTRR biochimie, Hôpital Haut-Lévêque, CHU Bordeaux, Pessac, France
5 Laboratoire de biochimie, Hôpital Beaujon, HUPNVS AP-HP, Clichy, France
6 Laboratoires de biochimie et immunologie, CHU Lyon-Sud, Pierre-Bénite, France
7 Asqualab, Assurance qualité des laboratoires de biologie médicale, Paris, France
8 Unité de nutrition, Hôpital Henri-Mondor, AP-HP, Créteil, France
9 Laboratoire de biochimie générale, Hôpital Charles-Nicolle, CHU Rouen, Rouen, France
10 Unité de nutrition, CHU Gabriel-Montpied, Centre Jean-Perrin, Clermont-Ferrand, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : albuminémie, nutrition, méthodes analytiques, commutabilité
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1239
  • Page(s) : 305-18
  • Année de parution : 2017

Parmi les marqueurs biologiques de morbi-mortalité, l’albumine tient une place clé dans le panel de critères retenus par la Haute autorité de santé (HAS) pour le dépistage de la dénutrition et le codage du programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI). La dispersion des résultats des évaluations externes de la qualité (EEQ) montre que la standardisation par le matériel de référence certifié 470 n’est pas optimale. L’objectif de cette étude multicentrique (7 sites) du groupe de travail de la Société française de biologie clinique (SFBC) était d’évaluer si les valeurs d’albuminémie sont technique- et/ou analyseur-dépendantes. L’albuminémie de pools de plasma (n = 30) et de sérum (n = 8) a été déterminée par 5 techniques différentes [colorimétries au vert de bromocrésol (VBC) et au pourpre de bromocrésol (PBC), immunoturbidimétrie (IT), immunonéphélémétrie (IN) et électrophorèse capillaire (EC)] avec 12 analyseurs. La comparaison entre les résultats obtenus par les différentes techniques a été réalisée par un test de Bland et Altman. La dispersion des résultats selon les techniques (p < 0,001) atteint 13 g/L pour un même échantillon dans la zone de concentration de 30 à 35 g/L. Le VBC surestime l’albuminémie par rapport au PBC avec un biais de plus de 10 % pour les valeurs inférieures à 30 g/L (p < 0,05). Le PBC donne des résultats similaires à l’IN pour des valeurs inférieures à 40 g/L. En IT, un des trois couples technique/analyseur sous-estime les valeurs d’albuminémie créant une différence de performance entre les techniques d’immunoprécipitation (IT vs IN, p < 0,05). Ainsi, les résultats d’albumine sont liés au couple technique/analyseur. Cette variabilité n’est généralement pas prise en compte par le clinicien. Donc il convient de vérifier, voire redéfinir en fonction de la technique utilisée, les seuils d’albumine retenus pour l’évaluation de l’état nutritionnel et pour le codage PMSI.