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Annales de Biologie Clinique

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Acides gras trans : effets sur le métabolisme des lipoprotéines et le risque cardiovasculaire Volume 67, numéro 5, septembre-octobre 2009

Auteurs
Université Paris-Sud, UMR INRA 1154, UFR de pharmacie, Châtenay-Malabry, AP-HP, Hôpital européen Georges Pompidou, Service de biochimie, Paris, AP-HP, Hôpital de Bicêtre, Service de biochimie A, Le Kremlin Bicêtre
  • Mots-clés : acides gras trans, lipoprotéines, maladies cardiovasculaires, nutrition, athérosclérose
  • DOI : 10.1684/abc.2009.0358
  • Page(s) : 517-23
  • Année de parution : 2009

Les acides gras trans (AGt) présents dans l’alimentation (principalement les isomères 18:1) ont deux origines : ils sont formés naturellement lors de la biohydrogénation des acides gras insaturés chez les ruminants ou ils proviennent de l’hydrogénation industrielle des huiles végétales insaturées. Les AGt totaux représentent environ 1,3 % de l’apport énergétique total en France contre 2 à 3 % aux Etats-Unis. Les études épidémiologiques et les méta-analyses des études cliniques les plus récentes montrent clairement que les AGt sont associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. Il semble que les AGt d’origine industrielle soient responsables des effets délétères et particulièrement sur le profil lipidique. Plus spécifiquement, la consommation d’AGt industriels a été associée à une augmentation des concentrations plasmatiques des triglycérides, du cholestérol-LDL, des LDL petites et denses et à une diminution du cholestérol-HDL. Les études d’intervention très récentes comparant les effets des AGt selon leur origine suggèrent que la consommation d’AGt d’origine naturelle n’a pas ou peu d’effets sur le profil lipidique et les autres facteurs de risque cardiovasculaire. Toutefois, les mécanismes à l’origine de ces modifications variables selon les isomères ne sont pas encore bien connus et nécessitent des études complémentaires.