ARTICLE
A la sortie du service de néonatologie
Une naissance prématurée est un traumatisme pour l'enfant
et sa famille. Après une période d'hospitalisation longue
et difficile, où le pronostic vital a souvent été
en jeu, l'arrivée à domicile tant attendue est souvent très
angoissante et nécessite que les parents se sentent entourés
et puissent appeler à l'aide s'ils sont en difficulté. Chaque
service de néonatologie doit se préoccuper de la mise en
place d'un réseau efficace permettant un suivi optimum de l'enfant
sur le plan pédiatrique mais aussi psychologique, neuromoteur,
ou relationnel. Certains centres de néonatologie organisent un
suivi pédiatrique en consultation en y associant kinésithérapeute
ou psychomotricienne [4], d'autres passent le relais à un CAMSP
(Centre d'action médico-sociale précoce), mais dans tous
les cas un suivi rapproché doit être mis en place (figure
1, encadrés 1 et 2).
Il peut, parfois, être nécessaire de s'appuyer sur des
visites à domicile de puéricultrice (de PMI, de CAMSP) et
sur des entretiens psychologiques (CAMSP, hôpital). Ainsi, ce soutien
rapproché doit permettre aux parents de se sentir épaulés
tout en leur laissant instaurer avec leur enfant un lien solide, si difficile
à mettre en place après une naissance prématurée.
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ENCADRÉ 1
Consultation
hospitalière de suivi
Afin de mieux dépister les éventuels
problèmes neuromoteurs et sensoriels, les consultations se
suivent tous les 2 mois au cours de la première année.
La première a lieu vers 5 mois d'âge réel. Les
préoccupations des parents sont tournées vers les
soins quotidiens (poids, alimentation, sommeil, pleurs) et ils ont
souvent peu d'avis sur les réalisations motrices de leur
enfant. Le déroulement de la consultation va permettre une
observation commune de l'enfant, tout en réalisant l'examen
neuromoteur.
Celui-ci est réalisé sur un
tapis, en face d'un miroir. L'enfant est progressivement déshabillé
et allongé sur le dos. On observe alors sa mobilité
spontanée et sa capacité à entrer en contact,
puis on effectue différentes manuvres :
- Le retournement guidé par les membres
inférieurs observe si l'enfant participe de manière
harmonieuse en décollant la tête et en dégageant
les bras pour se retrouver en position ventrale (figure
2) ;
- Le tiré-assis apprécie la
tenue de tête et de tronc et les réactions d'équilibration
des membres inférieurs ;
- Le tiré-assis latéral recherche
en outre l'appui de l'avant-bras, la pronation et l'ouverture de
la main (figure 3)
;
- La réaction de balancier doit trouver
une réponse en triple flexion du membre inférieur
opposé au côté de l'appui fessier ;
- Les réactions de suspension ventrale,
dorsale, latérale et verticale sous les aisselles s'assurent
d'un bon tonus du tronc et de mouvements d'indépendance des
membres ;
- L'accroupi-godille est une réaction
qui met en évidence des atteintes plus distales en retrouvant
une crispation anormale des orteils.
Des conseils sur la façon de porter
leur bébé, de le calmer, de l'installer pour jouer
permettront aux parents de devenir acteurs à part entière
du développement moteur de leur enfant.
La deuxième consultation a lieu vers
l'âge de 7 mois réels :les parents ont perçu
l'importance de la motricité dans l'évolution de leur
enfant ; ils sont les premiers à s'interroger sur un éventuel
retard.
L'examen infirmera ou confirmera leur inquiétude
et dans ce second cas, des conseils seront donnés et une
nouvelle consultation envisagée rapidement pour décider
de l'opportunité de mettre en place une rééducation.
A la troisième consultation vers
l'âge de 9 mois, si le retard ou l'anomalie motrice se confirment,
les enfants sont adressés à un CAMSP ou un SESAD.
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ENCADRÉ 2
Consultation
dans un centre de dépistage (CAMSP)
En accord avec le service de néonatologie
d'origine, les enfants nés prématurément et
ayant des critères de risque de survenue de complications
neurologiques sont envoyés en consultation au CAMSP. Les
critères de risque retenus sont : un terme< 30 semaines,
un poids de naissance < 1000 g, des anomalies cliniques neurologiques
ou des anomalies à l'ETF, l'EEG ou l'IRM cérébrale.
La première consultation dans les
2 mois suivant la sortie de l'enfant est assurée par un médecin
neuropédiatre habitué à la pratique de l'examen
neuromoteur chez les tout-petits. Lors de cette consultation, on
explique aux parents que l'on va suivre l'ensemble du développement
de leur enfant et les conseiller pour favoriser son développement
neuromoteur et son éveil. La salle de consultation avec tapis
et miroir permet d'observer et de montrer aux parents les capacités
de leur enfant et d'essayer avec eux positionnement et ou portage
adapté.
Le rythme des consultations est défini
à la suite de ce premier examen : au moins trimestrielles
la première année quand tout va bien, elles peuvent
être plus rapprochées en cas de problèmes et
déboucher dans le deuxième semestre sur une prise
en charge par un kinésithérapeute. Ensuite, les consultations
se poursuivent (figure 1)
et une rééducation est mise en place si nécessaire.
Sinon, le suivi s'espace, mais tous les enfants sont vus au moins
une fois dans l'année jusqu'à l'âge de 6 ans
(limite administrative de suivi au CAMSP).
Les parents sont fidèles à
ces consultations, posent des questions adaptées par rapport
à la motricité, au jeu, au langage, à la scolarité.
Ils se sentent rassurés par l'attention portée à
leur enfant.
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Vers l'âge d'un an
Dans un certain nombre de cas, les anomalies neuromotrices vont
se confirmer, et se constitue un tableau typique d'IMC associant des difficultés
de maintien postural du tronc et de la tête et une spasticité
des membres [6]. C'est alors qu'il faudra mettre en place, en relais de
la guidance motrice déjà proposée dès la suspicion
des troubles, une kinésithérapie motrice spécialisée.
Dès cet âge, il faut confier l'enfant et sa famille à
un rééducateur spécialisé pour les jeunes
enfants IMOC selon les méthodes Bobath ou Le Métayer [6,
7]. Ce type de rééducation permet l'apprentissage des niveaux
d'évolution motrice, les techniques de décontraction et
la prévention orthopédique tout en respectant la personnalité
et les besoins de l'enfant, en particulier son appétence pour le
jeu. Même si à cet âge les besoins rééducatifs
sont essentiellement moteurs, il faut orienter les parents vers une équipe
spécialisée permettant en un même lieu un suivi médical,
rééducatif, éducatif, psychologique, et social -
en un mot, global -, car plus tard d'autres rééducations
(ergothérapie, orthophonie) ou d'autres types de suivi (social,
psychologique) seront nécessaires [5].
Ainsi, la globalité n'est pas la juxtaposition d'interventions
de différents professionnels mais l'apport de la réflexion
d'une équipe autour d'un enfant. Lorsqu'un rééducateur
s'oriente vers la prise en charge de jeunes enfants handicapés,
il doit s'ouvrir à la connaissance du développement global
de l'enfant et savoir s'appuyer sur les autres professionnels de l'équipe
(encadré 3).
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ENCADRÉ 3
Exemple
du travail de kinésithérapeute au CAMSP
Le travail du kinésithérapeute
en CAMSP nécessite la maîtrise de techniques de rééducation
particulières associant une connaissance du développement
neuromoteur à l'acquisition des niveaux d'évolution
motrice, des moyens de stimulation de la motricité automatique
et de la motricité volontaire, des outils de la prévention
orthopédique, (formation Bobath, Le Métayer) [6, 7],
mais cette technicité doit être complétée
par une solide connaissance du développement de l'enfant
dans les domaines psychoaffectif et relationnel. Cette double approche
permettra d'analyser les compétences de l'enfant et les troubles
spécifiques liés au handicap mais permettra aussi
un travail de guidance familiale et de prévention des troubles
des interactions précoces. Le suivi donnera une place d'acteur
à l'enfant, le kinésithérapeute ayant plutôt
un rôle de metteur en scène de situation posturale.
Il gère et prévoit les actions de l'enfant afin d'ajuster
l'aide suffisante pour la réussite, ceci dans une relation
de personne à personne.
L'aménagement de la salle (figures
4, 5) associe matériel de rééducation
spécifique au jeune âge : tapis au sol, rouleaux et
ballons de différents diamètres, blocs de mousse de
différentes formes et taille, planche à bascule et
jouets : dînette, voiture, petite balle, tige et anneaux,
puzzle et encastrements, mais aussi différentes matières
à toucher, froisser, voir à mâchouiller (papier
métallisé, plastique à bulles).
C'est en effet par le biais du jeu que va
se créer une relation entre le rééducateur
et l'enfant, et c'est autour d'une activité ludique proposée
par le kinésithérapeute que va se former l'action
rééducative proprement dite.
Les parents sont des acteurs à part
entière de la rééducation : c'est en effet
par eux que nous pouvons savoir rapidement ce que l'enfant peut
ou aime faire à la maison, et les principales difficultés
qu'il rencontre dans la vie quotidienne. Leur présence aux
séances rassure l'enfant lors des premiers contacts, elle
permet une observation commune et un échange de conseils
souvent bien utiles, elle les aide à comprendre les potentialités
et les limites de leur enfant.
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Dans d'autres cas, l'évolution peut se
faire vers :
Un retard moteur : l'enfant se tient assis tard, se déplace
tard à quatre pattes, marche tard, mais n'a pas de spasticité
et lorsqu'il acquiert ces étapes, il le fait avec une motricité
harmonieuse.
Des troubles neuromoteurs transitoires (TNM) : ces enfants vont
voir disparaître la spasticité de leurs adducteurs, l'équin
de leurs pieds vers l'âge de 18 mois 2 ans, et vont acquérir
une aisance motrice quasi normale.
Dès la constatation de telles anomalies motrices, vers la fin
de la première année, il faut mettre en place un suivi par
un psychomotricien ou un kinésithérapeute utilisant les
techniques de la gymnastique du 1er âge de Mme Lévy
[8]. S'il est légitime d'arrêter cette rééducation
quand l'aisance motrice est suffisante, il faut rester vigilant sur l'évolution
globale de ces enfants car ils peuvent présenter ultérieurement
un retard intellectuel, des troubles du langage, ou des troubles praxiques.
Après 2 ans
Pour l'enfant IMOC, il reste indispensable qu'il soit suivi par
une équipe spécialisée ; en effet, les besoins rééducatifs
vont se diversifier tout au long de la croissance [7] :
* Le kinésithérapeute s'attache à :
- favoriser l'acquisition des niveaux d'évolution motrice (ramper,
4 pattes, genoux dressés, marche) et à trouver des aides
techniques favorisant l'autonomie motrice : camion porteur, vélo,
chariot de marche chez les plus jeunes, rollator, flèche, cannes,
fauteuil roulant chez les plus âgés en fonction de la gravité
du handicap ;
- prévenir les complications orthopédiques et corriger
les rétractions par des manuvres de décontraction,
des postures, l'adaptation d'orthèses (attelles de pieds, de verticalisation,
siège moulé, corset - siège - trotte-lapin) (figures
6-8) ;
- inventer et adapter des exercices rééducatifs en fonction
du trouble de l'enfant, de son âge et de ses intérêts
[9].
* L'ergothérapeute pourra être amené à intervenir
pour réaliser des installations ou conseiller des aides techniques
: installations et aide à la déambulation vues plus haut,
mais aussi aide à la vie quotidienne ; antidérapant, couverts
adaptés, installations pour les toilettes et le bain aide à
la communication : ordinateur, synthèse de parole.
Une rééducation plus spécifique de la motricité
fine, des troubles visuospatiaux, et gnosiques visuels, des problèmes
de graphisme est également du domaine de l'ergothérapie
[10].
* L'orthophoniste traitera un éventuel trouble de la mastication
et/ou de la déglutition (parfois premiers signes d'une dyspraxie
bucco-faciale) ou plus tard un trouble de l'articulation ou des difficultés
du langage oral ou écrit, ou de l'apprentissage de la lecture.
* L'orthoptiste sera amené à voir l'enfant pour
un trouble de l'oculomotricité ou pour traiter une amblyopie, et
pour évaluer globalement sa fonction visuelle, en particulier dans
le domaine des gnosies.
* Le psychologue pourra aider à passer un cap difficile de prise
de conscience du handicap, de désarroi de l'enfant ou de sa famille,
ou sera amené à réaliser une évaluation neuropsychologique
de l'enfant pour préciser ses potentialités et affiner les
indications rééducatives.
* L'assistante sociale accompagnera la famille dans ses démarches
concernant les droits sociaux (100 %, AES, carte d'invalidité),
mais aidera également au choix de la meilleure orientation scolaire
(classe normale ou classe d'intégration scolaire -CLIS- dans une
école ordinaire, école dans un centre spécialisé).
L'ensemble de ce suivi pluridisciplinaire sera donc réalisé
au mieux dans un CAMSP (jusqu'à 6 ans), dans un service d'éducation
et de soins à domicile (SESAD : de 0 à 20 ans) ou dans un
Institut d'éducation motrice (IEM : à partir de 4 ou 6 ans),
orchestré par un médecin neuropédiatre ou de rééducation,
formé à l'évaluation et la prise en charge des enfants
IMOC et pouvant à chaque moment définir, en accord avec
la famille et l'équipe de soins, les choix et les priorités
éducatives et thérapeutiques.
En effet, le but de cette prise en charge sera de conduire l'enfant
vers le maximum d'autonomie, tout en préservant au mieux son état
orthopédique, et en respectant ses besoins éducatifs et
ludiques nécessaires à la construction de sa personnalité
et à sa future vie d'adulte. Ainsi, le médecin pourra être
amené à diminuer temporairement le rythme des séances
de kinésithérapie si l'enfant s'oppose et ne veut plus participer,
un groupe pourra être proposé pour diversifier les situations
de rééducation. A un autre moment, le suivi ergothérapique
ou orthophonique sera intensifié pour favoriser l'intégration
scolaire. Si une intervention chirurgicale (tendineuse ou osseuse) est
nécessaire, le moment de sa réalisation tiendra compte des
nécessités orthopédiques, mais aussi de l'état
psychologique de l'enfant, des contraintes scolaires et de l'organisation
d'un suivi postopératoire de qualité.
Pour les enfants qui n'ont pas de troubles
moteurs, c'est souvent entre 2 et 3 ans que peuvent s'affirmer des
troubles du comportement, des difficultés intellectuelles, des
troubles praxiques et de l'organisation visuospatiale, ou des troubles
du langage [1-3, 10, 11] :
* Les troubles du comportement (instabilité, intolérance
à la frustration, hyperactivité) peuvent être isolés
et réactionnels à une angoisse familiale extrême,
et on retrouve souvent des antécédents de troubles précoces
du sommeil et de l'alimentation [11]. Ils nécessitent un suivi
pédopsychiatrique ou psychologique,
mais peuvent être associés à des séquelles
neurologiques (agnosie visuelle, dyspraxie, trouble du schéma corporel)
ou sensorielles nécessitant une évaluation neuropédiatrique
et une prise en charge adaptée.
* Les difficultés intellectuelles se manifestent rarement sous
la forme d'un retard mental isolé homogène, situant l'enfant
à un âge du développement plus jeune que son âge
réel [11].
* Souvent, on observera des difficultés praxiques gênant
l'enfant dans ses activités quotidiennes (habillage, jeux de construction,
graphisme), des troubles de la coordination visuomanuelle rendant
difficiles les activités de motricité fine (alimentation,
découpage). Il est exceptionnel d'observer isolément des
troubles gnosiques visuels, mais les troubles d'exploration du champ
visuel, souvent associés à un strabisme, sont fréquents,
rendant les enfants peu performants dans la description d'une image [9,10].
Il est encore fréquent que ces troubles ne soient diagnostiqués
que devant un échec massif à l'école en grande section
de maternelle ou au cours préparatoire (entre 5 et 7 ans), alors
qu'ils pouvaient déjà être suspectés dès
3 ans devant :
- des difficultés de réalisation des encastrements ou
des puzzles ;
- l'absence ou la pauvreté des réalisations graphiques
;
des troubles d'exploration d'une image en l'absence de problèmes
visuels périphériques ;
- des difficultés de reconnaissance des images contrastant avec
un bon langage.
* Les troubles du langage sont rarement des retards simples de
parole et de langage. Ils s'associent souvent à une apraxie et
à des troubles moteurs buccofaciaux (avec ou sans bavage) a
minima, qui relèvent d'une rééducation orthophonique
prolongée.
Chez un même enfant, l'ensemble de ces difficultés peuvent
être isolées ou associées, et leur évaluation
est alors difficile. Le CAMSP est une structure adaptée pour prendre
en charge ces enfants [5] mais les CMP (centres médicopsychologiques)
ou les CMPP (centres médicopsychopédagogiques) peuvent aussi
répondre à leurs besoins en apportant à la fois une
rééducation instrumentale précise (rééducation
de la motricité fine ou du graphisme en psychomotricité,
rééducation d'un trouble de l'articulation en orthophonie)
et une écoute psychologique, parfois un suivi psychothérapeutique.
Pour certains, ce suivi se poursuivra durant la scolarité primaire
pour les soutenir dans leurs acquisitions scolaires.
CONCLUSION
Les grands prématurés sont rarement atteints de séquelles
graves, en particulier motrices, nécessitant la mise en place précoce
(dès la fin de la 1ère année) d'une kinésithérapie
spécialisée après une période de guidance.
Moins rares sont les troubles des fonctions supérieures qui se
révéleront au cours de la maturation cérébrale
et nécessitent des rééducations adaptées (psychomotricité,
orthophonie, ergothérapie, suivi psychologique).
Les moyens médico-sociaux nécessaires au dépistage
de ces troubles et à la prise en charge adaptée sont aujourd'hui
insuffisants. Pédiatres et néonatologistes doivent aussi
se former au suivi neuro-développemental de l'ancien prématuré
pour l'orienter à temps vers une équipe adaptée.
Pour ceux qui n'auront pas besoin d'une prise en charge spécialisée,
c'est seulement à la fin du cours préparatoire que le suivi
neurodéveloppemental peut s'arrêter, une fois la lecture
et l'écriture acquises.
REFERENCES
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2. Voyer M., Dehan M. 1985. Quel est le pronostic des enfants
nés avant terme ? I Devenir jusqu'à l'âge scolaire
(1ère partie). Arch Fr Pédiatr 42: 795-802
II Devenir jusqu'à l'âge scolaire (2ème
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3. Lacour B., Cecchi R., Tenerini, Fresson J., André M.,
Baudeau D., Vert P. 1995. Handicaps et périnatalité. I Pathologie
périnatale et difficultés scolaires Arch Pédiatr
; 2 :18-24. II Pathologie périnatale et déficiences graves.
Arch Pédiatr 2: 117-123.
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dans la surveillance des anciens prématurés. Arch Pédiatr
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du jeune enfant Education thérapeutique. Ed Masson (Paris)
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8. Lévy J. 1972. L'éveil du tout petit. Gymnastique
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L'éveil au monde. Les 3 premières années de la
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