Home > Journals > Medicine > Médecine thérapeutique / Pédiatrie > Full text
 
      Advanced search    Shopping cart    French version 
 
Latest books
Catalogue/Search
Collections
All journals
Medicine
Médecine thérapeutique / Pédiatrie
- Current issue
- Archives
- Subscribe
- Order an issue
- More information
Biology and research
Public health
Agronomy and biotech.
My account
Forgotten password?
Online account   activation
Subscribe
Licences IP
- Instructions for use
- Estimate request form
- Licence agreement
Order an issue
Pay-per-view articles
Newsletters
How can I publish?
Journals
Books
Help for advertisers
Foreign rights
Book sales agents



 

Texte intégral de l'article
 
  Printable version

Probiotiques et prébiotiques


Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 5, Number 1, 49-53, Janvier - Février 2002, Thérapeutique


Résumé  

Author(s) : Christophe Dupont, Service de Néonatologie Hôpital St Vincent de Paul, 82 avenue Denfert-Rochereau, 75014 Paris, France..

ARTICLE

Définitions : probiotiques et prébiotiques

De nombreux travaux ont montré l'influence bénéfique de certaines souches de bactéries lactiques sur la flore intestinale entraînant ainsi une amélioration de la santé de l'hôte. En réalité, il faut distinguer les effets attribuables à l'introduction dans le tube digestif de micro-organismes vivants, propriétés probiotiques de l'utilisation orale de substrats non vivants, propriétés prébiotiques.

Le terme probiotique fut proposé par Fuller, bien après les premiers essais cliniques. Les probiotiques peuvent se définir comme les suppléments alimentaires contenant des bactéries vivantes qui peuvent être bénéfiques pour l'hôte en améliorant l'équilibre de sa flore colique [2]. Cette définition inclut les laits fermentés traditionnels, notamment les yaourts, associant en général deux souches de bactéries, lactobacilles et streptocoques.

La flore peut être aussi modifiée par les prébiotiques. Le terme de prébiotiques, introduit plus récemment par Gibson et Roberfroid, désigne des additifs ou des ingrédients alimentaires non digestibles qui affectent de façon bénéfique l'hôte en stimulant sélectivement la croissance ou l'activité de certaines bactéries du côlon comme par exemple les bifidobactéries, et qui peuvent ainsi améliorer la santé de l'hôte. Des substances comme l'oignon ou la chicorée sont des prébiotiques, mais il peut également s'agir de composants du lait maternel ou de produits de fermentation de certaines souches de bactéries lactiques comme par exemple les oligosaccharides.

Microflore intestinale induite chez l'animal par les pré- ou probiotiques

L'administration de bactéries productrices d'acide lactique à l'animal induit généralement une augmentation du compte de celles-ci dans les selles. Chez l'homme, l'administration de bifidobacterium bifidum ou de Lactobacillus acidophilus permet de multiplier par un facteur 10 environ le nombre de colony forming units (CFU) par gramme de selle, les souches étant en général celles administrées oralement [3]. Cette augmentation dépend du nombre de bactéries administrées par voie orale et le seuil critique dépend de l'espèce de micro-organisme. Pour Lactobacillus casei souche GG, la dose minimum pour induire une colonisation est de 1,2 1010 CFU [4]. Chez l'homme supplémenté avec Lactobacillus acidophilus, on observe une augmentation significative du nombre de lactobacilles et de bifidobactéries.

Microflore intestinale induite chez l'enfant par les pré- ou probiotiques

Très peu de travaux décrivent les effets de l'ingestion des laits fermentés pro- et prébiotiques sur la microflore intestinale de l'enfant en bonne santé.

Langhendries et al. [5] ont comparé différents paramètres caractérisant la flore fécale de nouveau-nés selon la nature du lait consommé. Durant le premier mois de vie, l'établissement de la flore digestive des enfants nourris au sein est comparable à celui des enfants recevant un lait infantile fermenté par Lactobacillus helveticus et Streptococcus thermophilus et contenant une souche de Bifidobacterium : le pourcentage d'enfants présentant des bifidobactéries est supérieur dans ces 2 groupes à celui de nourrissons recevant un lait infantile non fermenté et sans bifidobactéries. L'ingestion régulière de laits fermentés par Lactobacillus casei augmente la population des bactéries lactiques dans le tube digestif (au moins dans le côlon) à des concentrations suffisantes pour exercer des effets sur la physiologie de l'hôte [6]. Il est donc possible de moduler la flore intestinale de jeunes enfants par l'ingestion de laits fermentés probiotiques.

Peu d'études ont été réalisées chez l'enfant avec les prébiotiques. Chez l'adulte, l'administration prolongée de trans-oligosaccharides (TOS) augmente le taux de bifidobactéries coliques, à une dose faible pour un adulte, de 5 g par jour, par ailleurs bien tolérée [7]. Le temps nécessaire pour obtenir une augmentation stable des bifidobactéries est de 6 jours au plus. L'utilisation de lait fermenté prébiotique, fermenté par Bifidobacterium breve et Streptococcus thermophilus, entraîne également une modification de la flore, du moins chez l'adulte sain et la souris : augmentation des bifidobactéries et diminution de Bacteroides fragilis et des clostridia [8]. Cette capacité à induire des modifications de la flore paraît due à des composés prébiotiques fabriqués par Bifidobacterium breve, puisque l'effet est observé chez la souris en utilisant le concentrat de lactosérum issu de la fermentation de la souche.

Plusieurs études expérimentales montrent que la microflore intestinale présente un effet protecteur clinique. La démonstration que la flore microbienne intestinale est un constituant important de la barrière intestinale a ouvert la porte à toute une série d'interventions thérapeutiques nouvelles. L'une des stratégies utilisée est basée sur la consommation d'une culture unique ou mixte de micro-organismes considérés comme potentiellement bénéfiques ou d'un produit prébiotique. Ces effets s'expriment non seulement au niveau de la flore intestinale mais plus précisément en terme de prévention ou traitement de certains symptômes digestifs.

Les aliments probiotiques

La fermentation acide lactique est la voie la plus simple et la plus sûre de préserver la nourriture et a probablement toujours été utilisée par l'homme. Elle aboutit à la présence dans les aliments de ferments, appelés probiotiques.

Tous les enfants mangent des probiotiques, même dans certains laits infantiles. Des espèces comme Lactobacillus plantarum, rhamnosus, paracasei, acidophilus et salivarius sont habituels dans la muqueuse humaine, de la bouche au rectum. Des probiotiques existent dans les aliments qui ne contiennent pas de lait ou des constituants du lait. Dans la nourriture, Lactobacillus paracasei et rhamnosus sont habituellement associés aux produits laitiers, alors que Lactobacillus plantarum, se trouve dans les aliments fermentés d'origine végétale. Un aliment probiotique sans lait a été lancé en Suède en 1994. Il s'agit d'un mélange d'avoine fermentée à l'acide lactique, mixée dans un jus de fruits. De nombreuses propriétés sont attribuées à cette souche, qui a été isolée de l'intestin humain, et qui semblerait améliorer le statut immunologique de la muqueuse et posséder des propriétés anti-inflammatoires [9].

Mode d'action des pré- et probiotiques

La possibilité que des agents probiotiques comme les bifidobactéries et Lactobacillus casei souche GG diminuent l'élimination de rotavirus en augmentant la réponse immune pendant la diarrhée à rotavirus est étayée et permet d'abandonner un concept simplificateur selon lequel les bactéries intestinales agiraient selon un simple effet d'encombrement stérique. Expérimentalement, des souriceaux nouveau-nés ont montré une protection passive contre la diarrhée à rotavirus liée à l'alimentation de la mère par Bifidobacterium breve. Cette protection passive, associée à une augmentation de concentration d'IgA antirotavirus dans le lait, était observée lorsque les mères immunisées oralement avec le rotavirus recevaient oralement Bifidobacterium breve par comparaison avec les mères immunisées contre le rotavirus et non supplémentée. Il n'est donc pas exclu que certains agents probiotiques puissent augmenter la synthèse d'anticorps de type IgA spécifiques d'antigènes dans le lait de la mère, lui conférant ainsi une capacité de protection plus importante encore [10].

Une étude finlandaise réalisée chez l'enfant suggère que Lactobacillus casei GG favorise le rétablissement rapide d'enfants présentant une diarrhée à rotavirus, ceci en stimulant la sécrétion d'IgA spécifiques au niveau de la muqueuse intestinale [11]. Les travaux de Moreau et al. [12] montrent que la présence de certaines souches de bifidobactéries induisait des propriétés immuno-stimulantes avec notamment une augmentation de la production d'IgA chez des souris hétéroxéniques infectées par un rotavirus. Dans la mesure où certains prébiotiques favorisent la présence de bifidobactéries dans la flore, ils pourraient donc également exercer une action bénéfique sur la production d'IgA.

Les probiotiques chez l'enfant

Au-delà des préparations pour nourrissons, les préparations de suite et des laits de croissance, l'industrie agro-alimentaire s'oriente désormais vers une nouvelle approche visant, comme chez l'adulte, à mettre l'accent sur les effets bénéfiques que pourraient avoir ces préparations sur les fonctions physiologiques, la prévention des maladies et donc de plus en plus vers le concept d'aliments fonctionnels. Une mise au point sur ces aliments fonctionnels, et notamment les aliments enrichis en probiotique, est proposée par le comité de nutrition de la Société française de pédiatrie [13].

Prévention des diarrhées infectieuses à rotavirus

Les infections gastro-intestinales aiguës dues au rotavirus et à d'autres bactéries intestinales sont une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les enfants à travers le monde. Une comparaison prospective d'enfants nourris au sein et d'enfants recevant une formule infantile pendant une épidémie à rotavirus a montré que la maladie était plus modérée chez les enfants nourris au sein [14]. Ceux-ci maintenaient une flore significative de bifidobactéries dans 20,5 % des cas, ce qui n'était jamais le cas chez les enfants nourris avec une formule infantile. De la même manière, une réduction du nombre d'épisodes diarrhéiques et de durée de la diarrhée a été observée chez les enfants nourris avec une formule fermentée par Lactobacillus helveticus et Streptococcus thermophilus [15] ou Lactobacillus acidophilus et Lactobacillus casei [16], par comparaison à un groupe nourri avec une formule infantile non fermentée ou du lait. Des enfants hospitalisés qui recevaient une formule supplémentée avec Bifidobacterium bifidum et Streptococcus thermophilus ont développé une diarrhée dans 7 % des cas contre 31 % des enfants qui recevaient une formule infantile standard [17].

De nombreux travaux ont été réalisés avec Lactobacillus casei souche GG. Chez les patients admis à l'hôpital pour une diarrhée aiguë à rotavirus, cette souche proposée sous forme de lait fermenté ou de lait lyophilisé a réduit de façon significative la durée de la diarrhée par comparaison au groupe recevant du yaourt pasteurisé [18]. Un résultat similaire a été observé chez des 100 patients suivis en pédiatrie ambulatoire [19], avec une nette réduction du portage de rotavirus. Chez les enfants malnutris, l'ingestion de la souche GG diminue les épisodes de diarrhée : 5,21 épisodes /enfant/année contre 6,02 dans le groupe placebo, p = 0,028 [20].

L'effet d'un lait prébiotique fermenté par Bifidobacterium breve et Streptococcus thermophilus sur l'incidence de la diarrhée au moment du sevrage du lait maternel a été comparé en double aveugle à celui d'un lait standard chez 98 nourrissons de la région d'Oran en Algérie [21]. L'incidence de la diarrhée était de 2,05 épisodes/enfant/an contre 3,98 dans le groupe contrôle, avec un nombre de jours cumulés de diarrhée de 76 jours contre 176 jours avec le lait non fermenté (p < 0,001).

Diarrhée au cours de l'antibiothérapie

Lactobacillus casei souche GG est également capable de réduire le nombre d'épisodes diarrhéiques chez les enfants recevant une antibiothérapie pour des infections respiratoires [22, 23].

La prévention de la diarrhée nosocomiale

La diarrhée nosocomiale est un problème majeur dans les hôpitaux pédiatriques et l'on connaît désormais la capacité de certains probiotiques d'inhiber la survenue d'épisodes diarrhéiques, notamment à rotavirus. La souche Lactobacillus GG a été étudiée dans un service de pédiatrie polonais en double aveugle. Cette souche réduit le risque de diarrhée nosocomiale de façon notable par rapport au placebo (6,7 % versus 33,3 %, risque relatif 0,2). Fait intéressant, la prévalence d'infection à rotavirus était similaire dans les deux groupes, 20 % versus 27,8 %, mais le risque de diarrhée au cours de l'infection à rotavirus franchement réduit, 2,2 % versus 16,7 %. Cette étude confirme la possibilité de prophylaxie offerte par une souche de probiotique dans la diarrhée nosocomiale, notamment à rotavirus [24].

Allergie alimentaire

Pour évaluer l'effet clinique d'une thérapeutique probiotique sur l'allergie alimentaire [25], les enfants présentant une dermatite atopique et une allergie aux protéines du lait de vache prouvée par tests de provocation ont été nourris avec une formule à base de protéines solubles extensivement hydrolysées seule ou additionnée de Lactobacillus casei GG. Les enfants nourris avec la formule supplémentée présentaient une amélioration significative des symptômes de dermatite atopique après un mois de traitement, de même qu'une réduction de la concentration d'alpha1 antitrypsine et de TNFalpha fécal.

Maladies inflammatoires du tube digestif

Lorsque le tube digestif est sain, l'individu tolère sa propre microflore, phénomène perdu au cours des maladies inflammatoires du tube digestif [26]. Au cours des maladies inflammatoires du tube digestif, les biopsies rectales contiennent significativement plus de bactéries que les biopsies des sujets témoins, sans que cela puisse être lié à la sévérité de l'affection [27]. Un certain degré de restauration d'une flore indigène par traitement probiotique peut être observé [28].

Plusieurs travaux ont mis en évidence une réduction des activités exoglycosidasiques (beta-galactosidase, N-acétyl-beta-glucosaminidase, alpha-mannosidase) dans les selles de patients ayant une maladie de Crohn active. Cette diminution était corrélée à une baisse des Bifidobacterium dans la flore fécale [29]. Ces travaux soulignent l'importance de la flore bifide en clinique et son interaction avec l'activité métabolique et le mucus.

Les infections respiratoires

Les enfants buvant 260ml/jour de lait contenant la bactérie probiotique Lactobacillus rhamnosus GG semblent présenter moins d'infections respiratoires et moins de jours d'absence que les enfants recevant un lait normal. Dans une étude en double aveugle randomisée impliquant 571 enfants finlandais âgés de 1 à 6 ans, la diminution du nombre d'épisodes respiratoires est de 17 % et de la consommation d'antibiotiques est de 19 %. Ces données confirment qu'au-delà de la protection déjà connue contre les infections à rotavirus, les probiotiques modifient plus fondamentalement la capacité de résistance de l'organisme [30].

Les échecs des probiotiques

L'intérêt récent envers les probiotiques explique que toute une série d'actions aient été recherchées, dont certaines s'avèrent inexistantes.

Une étude avait pour but de mettre en évidence un effet bénéfique éventuel sur les infections urinaires à répétition des femmes. Le résultat est négatif. Dans cette étude ouverte mais randomisée, les femmes buvant tous les jours pendant 12 mois 50 ml de jus de canneberge présentaient une diminution de 20 % du risque d'infection urinaire par rapport au groupe témoin. En revanche, chez les femmes recevant tous les jours 100 ml de Lactobacillus CG, le risque d'infection urinaire était identique à celui du groupe témoin [31].

Les polyamines sont des régulateurs importants du processus de l'adaptation intestinale suivant une résection. Saccaromyces boulardii est une levure qui permet de synthétiser des polyamines et pourrait donc être utile dans le traitement du grêle court. Une étude réalisée chez le rat est décevante. Elle confirme que Saccharomyces boulardii stimule la synthèse de polyamines mais n'augmente pas l'adaptation de la muqueuse intestinale après résection [32].

Les réponses insulinique et glycémique aux produits laitiers fermentés présentent quelques inconsistances, ce qui rend difficile leur analyse dans la situation de plus en plus fréquente qu'est l'obésité. Les aliments présentant un index glycémique faible sont bénéfiques dans le syndrome de résistance à l'insuline et certains acides organiques peuvent diminuer l'index glycémique de produits céréaliers. Une étude suédoise a évalué l'effet potentiel des acides du lait fermenté sur la réponse glycémique et insulinique, par référence à du pain. Les résultats sont un peu discordants. L'acide lactique des laits fermentés ne permet pas de diminuer les index glycémiques et insuliniques. Malgré un index glycémique bas, de 15-30, tous les produits laitiers produisent un index insulinique élevé, de 90-98, qui ne diffère pas significativement de l'index insulinique du pain de référence. L'addition de produits fermentés ou de cornichons au petit déjeuner à fort index glycémique diminue significativement la glycémie post-prandiale et l'insulinémie. En revanche, le lait normal ou le concombre frais ne modifient pas la réponse métabolique. Ainsi, les produits laitiers sont insulinotropiques puisqu'ils induisent des index insuliniques 3 à 6 fois supérieurs à ceux qui seraient attendus des index glycémiques correspondants. En revanche, la présence d'acides organiques pourrait contrebalancer l'effet insulinotropique du lait dans les repas mixés [33].

REFERENCES

1. Hall M.A., Cole C.B., Smith S.L., Fuller R., Rolles C.J. 1990. Factors influencing the presence of faecal lactobacilli in early infancy. Arch Dis Child 65 : 185-188.

2. Fuller R. 1989. Probiotics in man and animals. J Appl Bacteriol 66: 365-378.

3. Schriffin E.J., Rochat F., Link-Amster H., Aeschlimann J.M., Donnet-Hugues A. 1995. Immunomodulation of human blood cells following ingestion of lactic acid bacteria. J Dairy Sci 78 : 491-497.

4. Saxelin M., Pessi T., Salminen S. 1995. Fecal recovery following oral administration of Lactobacillus strain GG (ATCC 53103) in gelatin capsules to healthy volunteers. Int J Food Microbiol 25 : 199-203.

5. Langhendries J.P., Paquay T., Hannon M., Darimont J. 1998. Acquisition de la flore intestinale néonatale: rôle sur la morbidité et perspectives thérapeutiques. Arch Pediatr 5: 644-653.

6. Guerin-Danan C., Chabanet C., Pedone C., et al. 1998. Milk fermented with yogurt cultures and Lactobacillus casei compared with yogurt and gelled milk: influence of instestinal microflora in healthy infants. Am J Clin 67 : 111-117.

7. Bouhnik Y., Flourié B., d'Agay-Abensour L., et al. 1997. Administration of transgalacto-oligosaccharides increases fecal Bifidobacteria and modifies colonic fermentation metabolism in healthy humans. J Nutr 127: 444-448.

8. Romond M.B., Ais A., Yazourh A., Romond C. 1997. Cell-free wheys from Bifidobacteria fermented milks exert a regulatory effect on the intestinal microflora of mice and humans. Anaerobe 3: 137-143.

9. Molin G. 2001. Probiotics in foods not containing milk or milk constituents, with special reference to Lactobacillus plantarum 299v. Am J Clin Nutr 73 380s-385s.

10. Yasui H., Kiyoshima J., Ushihima H. 1995. Passive protection against rotavirus-induced diarrhea of mouse pups born to and nursed by dams fed Bifidobacterium breve YIT 4064. J Infect Dis 172: 40.

11. Kaila M., Isolauri E., Soppi E., Virtanene E., Laine S., Arvilommi H. 1992. Enhancement of the circulating antibody secreting cell response in human diarrhea by a human Lactobacillus strain. Pediatr Res 32: 141-144.

12. Moreau M.C., Bisettti N., Dubuquoy C. 1998. Immunomodulating properties of a strain of Bifidobacterium, used as probiotic on the faecal and cellular Ig-A anti-rotavirus reponses mice. Functional foods. The Royal society of chemistry, M. Sadler and M. Saltmarch (ed) 47-54.

13. Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie. 2001. Aliments fonctionnels et nutrition infantile. Arch Pédiatr 8: 573-576.

14. Duffy L.C., Riepenhoff-Talty M., Byers T.E., et al. 1986. Modulation of rotavirus enteritis during breastfeeding. Am J Dis Child 140 : 1164-1168.

15. Brunser O., Araya M., Espinoza J., Guesry P.R., Secretin M.C., Pacheco I. 1989. Effect of an acidified milk on diarrhoea and the carrier state in infants of low socio-economic stratum. Acta Paediatr Scand 78 : 259-264.

16. Gonzalez S., Albarracin G., Locascio de Ruiz Pesce M., et al. 1990. Prevention of infantile diarrhoea by fermented milk. Microbiol Aliment Nutr 8 : 349-354.

17. Saavedra J.M., Bauman N.A., Oung I., Perman J.A., Yolken R.H. 1994. Feeding of Bifidobacterium bifidum and Streptococcus thermophilus to infants in hospital for prevention of diarrhoea and shedding of rotavirus. Lancet 344 : 1046-1049.

18. Isolauri E., Juntunen M., Rautanen T., Sillanaukee P., Koivula T. 1991. A human Lactobacillus strain (Lactobacillus GG) promotes recovery from acute diarrhea in children. Pediatrics 88 : 90-97.

19. Guarino A., Canani R.B., Spagnuolo M.I., Albano F., Di Benedetto L. 1997. Oral bacterial therapy reduces the duration of symptoms and of viral excretion in children with mild diarrhea. J Pediatr Gastroenterol Nutr 25: 516-519.

20. Oberhelman R.A., Gilman R.H., Sheen P., et al. 1999. A placebo-controlled trial of Lactobacillus GG to prevent diarrhea in undernourished Peruvian children. J Pediatr 134: 15-20.

21. Boudraa G., Boukheldra M., Rochette de Lempdes J.B., Blareau J.P., Touhami M. 1994. Effect of a fermented infant formula on the incidence of diarrhea at early weaning. J Pediatr Gastroentrol Nutr x : 339.

22. Arvola T., Laiho K., Torkkeli S., et al. 1999. Prophylactic Lactobacillus GG reduces antibiotic-associated diarrhea in children with respiratory infections: a randomized study. Pediatrics 104: e64.

23. Vanderhoof J.A., Whitney D.B., Antonson D.L., Hanner T.L., Lupo J.V., Young R.J. 1999. Lactobacillus GG in the prevention of antibiotic-associated diarrhea in children. J Pediatr 135: 564-568.

24. Szajewska X., et al. 2001. Efficacy of lactobacillus GG in prevention of nosocomial diarrhea in infants. J Pediatr 138: 361-365.

25. Majamaa H., Isolauri E. 1997. Probiotics : a novel approach in the management of food allergy. J Allergy Clin Immunol 99 : 179-186.

26. Duchmann R., Kaiser I., Hermann E., Mayet W., Ewe K., Meyer zum Büschenfelde K.H. 1995. Tolerance exists towards resident intestinal flora but is broken in active inflammatory bowel disease (IBD). Clin Exp Immunol 102 : 448-455.

27. Schultsz C., Van Den Berg F.M., Ten Kate F.W., Tytgat G.N., Dankert J. 1999. The intestinal mucus layer from patients with inflammatory bowel disease harbors high numbers of bacteria compared with controls. Gastroenterology 117: 1089-1097.

28. Malin M., Suomalainen H., Saxelin M., Isolauri E. 1996. Promotion of IgA immune response in patients with Crohn's disease by oral bacteriotherapy with Lactobacillus GG. Ann Nutr Metab 40 : 137-145.

29. Desrumeaux P. 1999. Flore colique et immunité digestive : des rapports étroits. Abstract Gastro 141 : 14-20.

30. Hatakka K., et al. 2001. Effect of long term consumption of probiotic milk on infections in children attending day care centres: double blind, randomised trial. BMJ 322: 1327.

31. Kontiokari T., et al. 2001. Randomised trial of cranberry-lingonberry juice and lactobacillus GG drink for the prevention of urinary tract infections in women. BMJ 322: 1571-1573.

32. Kollman K.A., et al. 2001. Saccharomyces boulardii does not stimulate mucosal hyperplasia after intestinal resection in the rat. J Pediatr Gastroenterol Nutr 32: 454-457.

33. Ostman E.M., et al. 2001. Inconsistency between glycemic and insulinemic responses to regular and fermented milk products. Am J Clin Nutr 74: 96-100.


 

About us - Contact us - Conditions of use - Secure payment
Latest news - Conferences
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - All rights reserved
[ Legal information - Powered by Dolomède ]