ARTICLE
Auteur(s) : Pierre Eisendrath,
Jacques Devière
Service de gastroentérologie, hôpital Erasme, 808, route
de Lennik, 1070 Bruxelles, Belgique
La collaboration entre le gastro-entérologue-endoscopiste et le
chirurgien digestif est née et s’est développée en parallèle avec
la naissance et le perfectionnement de l’endoscopie digestive. Dans
cette collaboration à double sens, le gastroentérologue est parfois
conduit à prendre en charge des situations médicales induites par
la chirurgie œsogastrique. C’est de cette prise en charge
endoscopique des complications de la chirurgie du tube digestif
supérieur que traite cette mini-revue.
Les sténoses anastomotiques et les fistules constituent les deux
grandes catégories de complications de la chirurgie de l’œsophage
ou de l’estomac qui peuvent faire l’objet d’un traitement
endoscopique. D’autres situations plus anecdotiques feront l’objet
d’un petit chapitre en fin d’article. Les hémorragies
digestives au départ du site anastomotique ne seront pas discutées
dans cette revue, leur prise en charge s’apparentant à la stratégie
thérapeutique proposée pour toutes hémorragies du tube digestif
supérieur.
Sténoses
Les sténoses anastomotiques sont une complication fréquente, dont
l’incidence varie entre 5 et plus de 50 % selon les séries et le
type d’intervention [1]. C’est, probablement, le facteur ischémique
qui explique en grande partie la formation de ces sténoses, comme
le suggère le risque plus important chez les patients souffrant
d’insuffisance cardiaque [2]. Les fistules anastomotiques,
même borgnes et asymptomatiques, semblent également augmenter le
risque sténotique. Le traitement ne s’impose, bien évidemment,
que lorsque la réduction du calibre de l’anastomose est associée à
une dysphagie ou des symptômes d’obstruction haute.
Dilatation
Le traitement endoscopique standard repose sur la réalisation d’une
dilatation mécanique au ballonnet hydrostatique ou aux bougies de
Savary-Gillard. La « règle de trois », recommandant par
prudence une dilatation de maximum trois millimètres au-delà de la
première résistance ressentie par le passage de la bougie,
correspond plus à une parole de sage qu’à une attitude basée sur
des évidences. Elle reste, par ailleurs, d’application plus
difficile quand le ballonnet de dilatation est préféré aux bougies.
L’utilisation de ballonnet de dilatation passé dans le canal
opérateur de l’endoscope (TTS pour through the scope) offre
l’avantage d’un contrôle direct sur la sténose durant la dilatation
et permet l’économie d’un contrôle radiologique, tout au moins dans
le cas de sténose simple. Une dilatation prudente et répartie sur
plusieurs séances reste cependant de mise si le diamètre de la
sténose s’avère très serré (inférieur à 7 mm) ou si le patient
a bénéficié de radiothérapie. En fin de traitement, le diamètre
souhaité de l’anastomose devrait être supérieur à 14 mm.
Le succès thérapeutique des dilatations à la bougie, rapporté
par Honkoop et al., est de 78 %, obtenu après une médiane de trois
séances [2]. Ikeya et al. rapportent un succès clinique de 83 %
défini comme l’absence de dysphagie aux solides, pendant
12 mois, après la dernière dilatation [3]. Sur les 35 sténoses
anastomotiques traitées en moyenne en 6,6 séances, les facteurs de
succès étaient une sténose d’une longueur inférieure à 12 mm,
les sténoses du bas œsophage (postgastrectomie totale) et les
anastomoses par agrafeuses. Ce dernier point reste très
controversé dans la littérature [2, 4] et dépend sans doute de
l’expertise chirurgicale locale. Ces séries des années 1990
précèdent l’apparition des prothèses plastiques, qui ont fait
apparaître d’autres options thérapeutiques dans le cadre de cette
affection bénigne. Cependant, dans le cadre de sténoses
anastomotiques postœsophagectomie totale ou dans le cas de
chirurgie ablative du pharynx, l’alternative prosthétique est
rarement possible car mal tolérée par le patient. Plusieurs études
récentes se penchent sur le traitement par dilatation de ces
sténoses très proximales [1, 5].
Un risque de perforation entre 0,1 et 0,4 % est retrouvé dans la
littérature concernant les dilatations de sténoses œsophagiennes,
toutes étiologies bénignes confondues, et semble plus important
pour les sténoses complexes. Aucun saignement significatif n’est
rapporté dans les séries de dilatation de sténoses anastomotiques
récentes [6].
Prothèses
L’implantation de prothèses autoexpansibles pour la dilatation de
sténoses bénignes afin d’obtenir une calibration progressive est
depuis longtemps apparue comme une alternative séduisante aux
dilatations répétées. Cependant, très peu de séries publiées
rapportent l’expérience d’un traitement de sténoses postopératoires
par l’implantation de prothèses métalliques autoexpansibles. Leur
utilisation dans des cas de sténoses bénignes d’autres étiologies
reste limitée. La difficulté de leur retrait, du fait de
l’engainement des mailles par une réaction hyperplasique de la
muqueuse, justifie leur contre-indication dans la plupart des
sténoses bénignes. Les années 2000 ont vu l’apparition de
prothèses plastiques autoexpansibles (Polyflex Microvasive
Endoscopy, Boston Scientific Corp., Natick, Mass., États-Unis).
L’idée du traitement repose sur l’application d’une force radiaire
au niveau de la sténose, similaire aux ballonnets de dilatation,
mais persistante pendant plusieurs semaines, entraînant une
calibration satisfaisante tout en évitant les épisodes récurrents
de dysphagie. Depuis la première série publiée de traitement
d’affection bénigne de l’œsophage par prothèse Polyflex [7],
plusieurs groupes ont rapporté leur expérience [8-12].
La plupart de ces séries sont rétrospectives et inhomogènes,
rassemblant les patients avec sténoses anastomotiques et les
patients atteints de sténoses d’autres étiologies ou souffrant de
fistule. Martin et al. [13] présentent la seule série prospective
randomisée comparant l’insertion d’une prothèse
Polyflex® après un échec de dilatation, à la réalisation
de dilatations répétées. La majorité des patients dans les
deux groupes présente une sténose anastomotique (12/18 vs 17/24).
Après trois mois de maintien de la prothèse en place et
15 mois de suivi après son retrait, la seule récidive de
dysphagie est retrouvée chez un patient présentant une récidive
néoplasique. En comparaison, le groupe de dilatation itérative
n’obtient un succès thérapeutique complet que chez 33 % des
patients après une moyenne de quatre séances de dilatation.
La comparaison des coûts fait conclure aux auteurs que le
placement d’une prothèse Polyflex®, après l’échec d’une
première séance de dilatation, est économiquement bénéficiaire par
rapport aux dilatations itératives. Ce taux de succès élevé
ainsi qu’un taux de migration très faible (1/18) contraste,
cependant, avec les résultats d’autres séries. Si la plupart des
auteurs s’accordent pour dire que l’emploi de prothèses plastiques
autoexpansibles est efficace pour la levée de la dysphagie
(généralement, supérieure à 90 %) et permet de réduire le nombre de
séances de dilatation, la fréquence de migration rapportée est
souvent plus importante (jusqu’à 60 %), et le taux de succès
définitif reste faible. Il existe cependant un probable biais
de sélection, la plupart de ces séries rassemblant des patients
avec sténose réfractaire aux dilatations simples.
Le retrait de ce type de prothèse est généralement aisé ;
néanmoins, occasionnellement l’hyperplasie de la muqueuse
œsophagienne, juste en amont de la prothèse, rend l’accès à son
extrémité proximale difficile. Ce processus inflammatoire est
d’ailleurs, lui-même, parfois responsable d’une nouvelle sténose
significative persistante après retrait de la prothèse [14]. Deux
cas sont rapportés dans la littérature de fistule
aorto-œsophagienne attribuée à une érosion de la paroi par
l’extrémité de ces prothèses [15].
Injection de stéroïdes
Plusieurs études suggèrent que l’injection de glucocorticoïdes dans
la paroi des sténoses bénignes associée aux dilatations permettent
de réduire la fréquence de celle-ci [16]. Plusieurs séries
rapportent l’application de cette méthode dans le cadre de sténoses
anastomotiques, obtenant chez certains patients un traitement
définitif [17-19]. Dans une série rassemblant 71 patients avec
sténose œsophagienne, Kochhar et al. obtiennent, après injection
intrasténotique de triamcinolone, une réduction significative du
nombre moyen mensuel de séances de dilatation, y compris dans le
sous-groupe de 19 patients avec sténose anastomotique (1,24 avant
vs 0,51 après injection) [19].
Électro-incision
Enfin, pour des sténoses réfractaires courtes, certains auteurs
proposent la réalisation d’incision de la sténose, à l’aiguille ou
au sphinctérotome, réalisée perpendiculairement à l’axe de
l’œsophage, en étoile afin de sectionner l’anneau fibreux.
Ces incisions, réalisées de manière isolée ou préalablement à
la dilatation, permettent de réduire significativement la fréquence
des traitements endoscopiques ultérieurs [20-23]. Hordijk et al.
obtiennent une levée de la dysphagie sans récidive après
électro-incision sans dilatation, chez tous les patients présentant
une sténose anastomotique inférieure à 1 cm de haut. Dans le
cas de sténoses plus longues, une moyenne de trois sessions
d’incision endoscopique s’est avérée nécessaire.
Fistules
Les variations de définition concernant les fistules
postopératoires de la chirurgie du tube digestif supérieur rendent
les comparaisons de fréquence difficiles. Dans ce que
l’endoscopiste est amené à devoir traiter, les lâchages de suture
au niveau anastomotique, souvent responsables d’une dégradation
sévère de l’état clinique du patient, doivent être distingués des
fistules entérocutanées chroniques organisées autour du trajet de
drainage. Les secondes sont souvent les conséquences d’une
prise en charge efficace des premières, mais sans oblitération
complète du défect sur suture (tableau
1).
Dans le contexte postopératoire immédiat, le traitement
chirurgical, avec nécrosectomie, fermeture de l’orifice fistuleux
et drainage percutané du site péri-anastomotique, représente le
traitement standard. Cependant, l’état général altéré de la
majorité de ces patients, la présence d’une médiastinite étendue
liée au diagnostic tardif et la morbimortalité élevée associée à ce
type de réintervention imposent souvent de différer le retour en
salle d’opération. Le traitement endoscopique, permettant
d’éviter une nouvelle thoracotomie ou laparotomie, se présente dès
lors comme une alternative séduisante.
Outre la mise en route d’une antibiothérapie à large spectre,
les principes thérapeutiques en endothérapie sont similaires à ceux
visés par le traitement chirurgical : nettoyage et drainage des
sites médiastinaux ou péritonéaux périopératoires contaminés et
occlusion du versant interne de la fistule. Le nettoyage et le
drainage peuvent être assurés par un abord percutané, mais peuvent
aussi parfois être réalisés par voie endoscopique (Seewald GIE05,
Charnley Endoscopy06, Voermans GIE07). On restera cependant
toujours attentif à ce qu’un système de drainage externe ne reste
pas au contact de la suture défectueuse sous peine d’empêcher toute
cicatrisation.
Les sous-chapitres suivants abordent les différentes méthodes
endoscopiques proposées pour permettre l’occlusion du lâchage
anastomotique ou de l’orifice du trajet fistuleux.
Endoclips
L’application d’endoclips pour la fermeture de fistule associée à
une chirurgie du tractus digestif supérieur a été démontrée
efficace dans plusieurs séries de cas, que ce soit après chirurgie
ou après dilatation de sténose anastomotique [24-26].
Particulièrement, dans le cadre d’anastomose au niveau cervical ou
médiastinal, la difficulté de positionnement face à la fuite peut
justifier l’utilisation d’un cap et d’un endoscope double canal,
afin de faciliter le rapprochement des deux berges de la fistule.
Rodella et al. rapportent la fermeture complète, en une à trois
séances, de sept fistules faisant suite à une chirurgie gastrique
[24]. Cependant, ce traitement n’est envisageable que pour des
fistules de dimension inférieure à 2 cm et présentant des
berges saines, situation rare en postopératoire immédiat et
inexistante en postopératoire tardif. C’est sans doute ces
limitations qui ont donné l’avantage au traitement par prothèse.
Dans l’avenir, l’apparition de clips plus larges ou de systèmes de
suture de type « T tag » (Éthicon®) ou « T bar »
(Olympus®), développés dans le cadre de la chirurgie par
orifice naturel, pourrait relancer l’intérêt de la fermeture par
rapprochement des berges [27].
Tableau 1 Évolution temporelle et traitement des
défects anastomotiques.
|
Brèche
|
Déhiscence
|
Fistule
|
|
Diagnostic
|
Diagnostic précoce
|
Diagnostic retardé
|
Situation chronique
|
|
Délai
|
Heures
|
Jours
|
Semaines
|
- Abcès ou
- collections associés
|
Non
|
Oui
|
Parfois
|
|
Fermeture simple
|
Oui
|
Non
|
Non
|
|
Traitement endoscopique potentiel
|
Ouia
|
Oui
|
Oui
|
aÀ la différence des brèches sur trauma endoscopique,
celles faisant suite à un acte chirurgical sont rarement d’un
diagnostic suffisamment précoce pour autoriser un traitement
endoscopique isolé.
Remplissage de la fistule
Les ciments actuellement disponibles pour créer une obstruction
d’un conduit fistuleux sont les colles biologiques à base de
fibrine, le cyanoacrylate et Surgisis®, une structure
collagène issue du tissu porcin. Le plus grand nombre de cas
rapportés concernant cette option thérapeutique dans les fistules
postopératoires rapporte des succès avec l’utilisation des colles
de fibrine injectées dans la paroi ou la lumière du trajet
fistuleux [28-31]. Leur effet profibrinogène représente un avantage
par rapport au cyanoacrylate, plus susceptible d’induire une
réaction de corps étranger et à risque de compliquer les approches
thérapeutiques ultérieures. Quoi qu’il en soit, ce type de
traitement ne peut s’envisager que pour des fistules dont le
diamètre de l’orifice interne est inférieur à 1 cm et a comme
préalable la disparition ou le drainage efficace de toute formation
abcédée située en aval de la fistule. On l’envisagera donc plutôt
pour des fistules chroniques, seul ou en complément de traitement
par prothèses. Dans le cadre de fistules entérocutanées
postchirurgie bariatrique récidivantes, après traitement par
prothèse seule, l’insertion par « rendez-vous » d’un bouchon de
fibrine de type Surgisis® a permis de traiter avec
succès quatre patients sur cinq [32] (figure 1).
Prothèse œsophagienne
À l’instar du traitement des fistules néoplasiques, les fistules
postopératoires devraient également pouvoir bénéficier d’un
traitement par couverture de leur orifice interne. Pendant
longtemps, cependant, l’utilisation de prothèses autoexpansibles
métalliques dans le cadre d’une pathologie bénigne a été découragée
devant les risques de complications à long terme et la difficulté
d’extraction.
L’apparition des prothèses plastiques autoexpansibles a modifié
la vision de la place des prothèses dans le traitement des
pathologies bénignes du tube digestif supérieur et, en particulier,
dans le cadre de fistules postopératoires. Elles sont d’extraction
aisée, mais permettent également, comme on le verra plus loin,
l’extraction de prothèses métalliques.
Plusieurs séries rapportent un taux de succès thérapeutique
supérieur à 70 % dans la fermeture de déhiscence anastomotique
parfois étendue, en postchirurgie œsophagienne, par l’insertion de
prothèses plastiques autoexpansibles [7, 33-37]. La migration
spontanée de ces prothèses complètement couvertes reste la
complication le plus souvent rapportée, dans 20 à 60 % des cas.
Néanmoins, le repositionnement ou le retrait aisé de ces prothèses
n’entame pas l’engouement pour ce nouveau moyen thérapeutique, qui
représente une alternative séduisante à la réintervention
chirurgicale. Ces prothèses sont en général laissées en place
pendant deux à trois mois. Dans le cas de sténoses anastomotiques
d’aval ou de montage chirurgical responsables d’un obstacle
relatif, l’intérêt de la mise en place d’une prothèse est double :
couverture de l’orifice et levée de l’obstacle, souvent en partie
responsable du développement ou du maintien de la fistule.
Il est remarquable que très peu de séries ont inclus des
fistules consécutives à une chirurgie bariatrique [38, 39]. Dans ce
type de chirurgie, les caractéristiques des fistules, souvent
situées sur le versant gastrique, et la chicane formée par la
reconstruction chirurgicale, comme dans le gastric by-pass, rendent
plus difficile l’obtention d’une étanchéité avec des prothèses
totalement couvertes, y compris les prothèses plastiques.
L’utilisation de prothèses métalliques partiellement couvertes
permet de pallier ces inconvénients [40, 41] (figure 2).
Les extrémités non couvertes de ces prothèses sont infiltrées
par une hyperplasie qui augmente l’étanchéité de la prothèse. Sur
21 patients présentant des fistules entériques au départ de leur
site opératoire, nous avons obtenu 81 % de fermeture définitive de
la fistule par insertion de prothèse de type Ultraflex (Microvasive
Endoscopy, Boston Scientific Corp., Natick, Mass., États-Unis)
[41]. Le choix de ce type de prothèse partiellement couverte
est motivé par leur souplesse et leur faible taux de migration,
même en l’absence de sténose. Quatre patients ont bénéficié d’un
traitement complémentaire par occlusion du fin trajet résiduel.
Les quatre échecs ont été observés après des gastrectomies de
type sleeve. Une autre série de 17 dérivations gastriques rapporte
un succès thérapeutique de 94 %. Dans notre série, le retrait des
prothèses métalliques, après environ deux mois, a été effectué sans
difficulté, dans tous les cas, par l’insertion préalable, au sein
de la prothèse métallique, d’une prothèse plastique totalement
couverte. Celle-ci, en induisant une nécrose par compression de
l’hyperplasie, libère la prothèse métallique et permet son
extraction aisée (figure
3).
Migration intragastrique d’anneau de gastroplastie
La migration intragastrique d’anneau ajustable ou d’anneau en
silastic de gastroplastie verticale est une complication rapportée
de manière inhabituelle. Elle peut se manifester par des douleurs
abdominales, une intolérance à l’alimentation ou, au contraire, par
une reprise pondérale des saignements digestifs, voire par un
tableau infectieux. La méthode de retrait de l’anneau doit
faire l’objet d’une discussion avec le chirurgien. Plusieurs
méthodes endoscopiques ont été décrites pour la section de l’anneau
(électro-incision, section par étranglement avec un guide passé en
boucle) suivie de l’extraction par simple traction à la pince «
dent-de-rat » d’une des extrémités. Cela n’est, cependant, possible
que si la migration de l’anneau est complète sur au moins une
partie de sa circonférence. Dans le cas contraire, l’implantation
d’une prothèse Polyflex® au sein de l’anneau permettra
une nécrose progressive des tissus avec chute spontanée de l’anneau
et de la prothèse, après quelques semaines [42] (figure 4).
Conclusion
Le traitement endoscopique des complications de la chirurgie
œsogastrique offre une alternative moins invasive à la reprise
chirurgicale. Si pour le traitement des sténoses, l’endoscopie a
déjà fait ses preuves, sa place dans le traitement des fistules
doit encore faire l’objet d’un suivi attentif. L’augmentation de
fréquence, dans les pays occidentaux, de la chirurgie bariatrique
devrait conduire à une augmentation du nombre de complications, à
court ou long terme, pouvant faire l’objet d’un traitement
endoscopique. Leur prise en charge, après discussion
multidisciplinaire et dans des centres de références, devrait
permettre de confirmer l’efficacité et la sécurité de l’abord
endoscopique.
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