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Hépato-Gastro & Oncologie Digestive

Prise en charge endoscopique des complications de la chirurgie œsogastrique Volume 16, numéro 2, mars-avril 2009

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  • Auteur(s) : Pierre Eisendrath, Jacques Devière , Service de gastroentérologie, hôpital Erasme, 808, route de Lennik, 1070 Bruxelles, Belgique
  • Mots-clés : sténose œsophagienne postchirurgie, fistule œsophagienne postchirurgie, anastomose, complication chirurgicale, traitement endoscopique, prothèse
  • Page(s) : 85-92
  • DOI : 10.1684/hpg.2009.0286
  • Année de parution : 2009

Outre les hémorragies au départ d’anastomose, les sténoses anastomotiques et les fistules constituent les deux grandes catégories de complications de la chirurgie de l’œsophage ou de l’estomac pouvant faire l’objet d’un traitement endoscopique. Devant une sténose anastomotique, la dilatation pneumatique est actuellement reconnue comme une des premières stratégies thérapeutiques, son efficacité étant démontrée et son taux de complications faible. L’apparition sur le marché de prothèses plastiques a permis d’étendre les indications d’utilisation des prothèses autoexpansibles aux pathologies bénignes, y compris les sténoses réfractaires à la dilatation. D’autres solutions comme l’injection de glucocorticoïdes ou l’incision des sténoses gardent actuellement une place marginale. C’est également sur l’implantation de prothèses autoexpansibles couvertes, et leur rôle d’étanchéité au niveau du défect de paroi, que s’appuie le traitement endoscopique des fistules ou des déhiscences anastomotiques. Pour les orifices de diamètre supérieur à 1 cm et pour les déhiscences aiguës, elles sont à préférer aux autres systèmes de fermeture actuellement disponibles, tels les clips. En plus de la fermeture de l’orifice fistuleux, la prise en charge de ce type de complication doit inévitablement être associée à la réalisation d’un drainage efficace des collections périanastomotiques soit par abord percutané, soit par voie endoscopique. Quoi qu’il en soit, le traitement endoscopique de ces complications offre certainement l’avantage d’être moins invasif qu’une reprise chirurgicale. Cependant, son succès dépendra de l’expertise du centre dans ce type de situation, mais également d’une bonne connaissance de la situation chirurgicale sous-jacente passant par une concertation multidisciplinaire.