ARTICLE
Auteur(s) : El Hassane
Sidibé
Centre médical Marc Sankalé, BP 5062, Fann Dakar, Sénégal
Le noyau des matières vivantes est formé de 11 éléments, tous
formés par les nombres atomiques les plus faibles de la table
périodique : hydrogène (H), carbone (C), azote (N), oxygène
(O), sodium (Na), magnésium (Mg), phosphore (P), soufre (S), chlore
(Cl), potassium (K) et calcium (Ca). En plus de ceux-là, il y a les
minéraux essentiels qui sont présents à l’état de traces. Ceux-ci
incluent les minéraux suivants : fluor (F), silicium (Si),
vanadium (V), chrome (Cr), manganèse (Mn), fer (Fe), cobalt (Co),
nickel (Ni), cuivre (Cu), zinc (Zn), sélénium (Se), molybdène (Mo),
étain (Sn) et iode (I). Alors que les déficits des minéraux à
l’état de traces et des vitamines sont rares chez les sujets
bénéficiant d’une alimentation variée, les déficits des minéraux à
l’état de traces peuvent survenir chez les prématurés et chez les
sujets ayant des perturbations du comportement alimentaire dues à
des causes physiques ou psychologiques et en période de nutrition
parentérale ou entérale. Les minéraux à l’état de traces,
essentiels pour la vie agissent comme des facteurs essentiels des
fonctions enzymatiques et comme organisateurs de la structure
moléculaire de la cellule (par exemple la mitochondrie) et sa
membrane. Il y a une concentration tissulaire optimale pour les
minéraux à l’état de traces ; leur excès peut être toxique et
leur insuffisance conduit à la défaillance métabolique. La
biodisponibilité des minéraux à l’état de traces est affectée par
le statut de la personne (facteurs intrinsèques), aussi bien que
par la disponibilité alimentaire (facteurs extrinsèques) ; les
mécanismes d’absorption dans l’intestin varient avec le minéral à
l’état de traces. Une fois dans le plasma, ils sont liés soit à des
protéines spécifiques ou à l’albumine pour le transport ; les
voies excrétrices varient, mais la plupart sont excrétés dans le
tractus gastro-intestinal, beaucoup par voie biliaire ;
quelques-uns sont excrétés dans l’urine et d’autres par les glandes
sudoripares. Tous les minéraux à l’état de traces n’ont pas une
importance clinique démontrée. Certains, comme le fer et l’iode,
sont importants par les désordres spécifiques qu’ils engendrent.
Les minéraux à l’état de traces envisagés sont le zinc, le cuivre,
le sélénium, le fluor, le manganèse, le chrome, le vanadium et la
silice [1].Historiquement, beaucoup d’auteurs se sont
particulièrement intéressés au problème de santé publique de
l’hypothyroïdie et/ou du crétinisme, avec la mise au point du
dépistage néonatal de l’hypothyroïdie [2-14].
L’hypothyroïdie congénitale
Prévalence
L’hypothyroïdie de l’enfant est dominée par la forme congénitale
qui constitue l’endocrinopathie la plus fréquente chez l’enfant, à
l’exclusion du diabète pour certains [15]. Son importance en santé
publique tient à ses complications neurologiques réalisant le
crétinisme endémique [16, 17].
La prévalence de la forme congénitale est liée à la cause qui
peut être aggravée par l’environnement socio-économique
(immigration) [18]. Ainsi, en zone non carencée en iode,
l’incidence standard en Occident est de 1:4 500 naissances vivantes
alors qu’en Israël, cette incidence est de 1:3 354 naissances
vivantes. Dans ce même pays, pour des mères israéliennes, on
observe une incidence de 1:4 717 naissances vivantes qui est plus
faible qu’en cas de pères israéliens (incidence de 1:4 255
naissances vivantes). Cette incidence est élevée en cas de mères
africaines : 1:2 950 ou de pères asiatiques : 1:2 941.
Les pères asiatiques ou africains nés en Israël ont une incidence
plus faible d’enfants affectés par l’hypothyroïdie congénitale
comparativement aux parents nés dans leur propre continent
d’origine [18].
En Afrique, l’hypothyroïdie congénitale n’est connue à l’état
endémique que dans son expression grave qui est le crétinisme (tableau 1).
La prévalence observée est élevée en Afrique eu égard aux
données de la littérature [28] mais sous-estimée du fait de la
non-systématisation des méthodes de dépistage récentes (Dussault
[29]).
Le dosage de la TSH est plus sensible que celui de la T4
[30].
Tableau 1 Prévalence du crétinisme.Table 1. Prevalence
of cretinism.
|
Années
|
Auteurs
|
Pays
|
Référence
|
Crétinisme
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1998
|
Kouamé
|
Côte d’Ivoire
|
[19]
|
1,5
|
|
1998
|
Bellis
|
Mali
|
[20]
|
1,2 (myxœdémateux)
|
|
1996
|
Wyss
|
Tchad
|
[21]
|
0 à 1,2
|
|
1993
|
Wolde-Gebriel
|
Éthiopie
|
[22]
|
Estimation statistique modélisée
|
|
1989
|
Todd
|
Zimbabwe
|
[23]
|
Forme fruste
|
|
1988
|
Chaouki
|
Algérie
|
[24]
|
1,1
|
|
1986
|
Smith
|
Karawa-Zaïre
|
[25]
|
5
|
|
1977
|
Thilly
|
Zaïre
|
[26]
|
0,7 à 7,6
|
|
1971
|
Gueye
|
Côte d’Ivoire
|
[27]
|
0,18
|
Étiologie
Il s’agit essentiellement du goitre endémique lié en grande partie
à la carence iodée [31]. En effet, 27 à 60 % des hommes et 48
à 78 % des femmes ont un goitre en Oubangui (Mongala au
nord-ouest du Zaïre [32]). Cette carence iodée n’est pas encore
corrigée [33]. La carence en iode entraîne une hypothyroxinémie
chez la mère et les fœtus à différentes périodes de la grossesse.
Cette hypothyroïdie néonatale induite est considérée comme
transitoire dans le crétinisme neurologique et permanente dans les
crétinismes myxœdémateux [34]. Un cofacteur tel que la cassava a
été identifié, même dans le bétail [35, 36].
La grande fréquence du crétinisme myxœdémateux au Zaïre a comme
responsables à la fois la surcharge en thiocyanates et le déficit
en sélénium [37, 38].
Le rôle du sélénium a en effet été évoqué [39]. Son déficit
s’accompagne de celui de la glutathion peroxydase sérique et d’une
toxicité lors de la stimulation de la thyroïde par la TSH [40]. Ce
rôle du sélénium est si important que le déficit en peroxydase
glutathion sélénodépendante en zone de carence iodée peut conduire
à des attitudes opposées : protéger la population générale et
le fœtus contre la carence en iode et les altérations du système
nerveux et d’un autre côté favoriser le processus dégénératif de la
glande thyroïde conduisant au crétinisme myxœdémateux [41, 42].
Cette double carence en iode et en sélénium en cas de
supplémentation en sélénium peut aggraver l’hypothyroïdie en
stimulant le métabolisme de la thyroxine par l’enzyme
sélénodépendant type 1 iodothyronine 3’-déiodinase [43].
Il faut remarquer que la sédentarité fait que les Bantous vivant
au village sont plus fréquemment goitreux que les Pygmées nomades
(prévalence de goitre respectif de 42,9 % contre 9,4 %)
[44].
Des goitrigènes naturels ajoutent leur rôle dans certains
aliments : le lait, la cassave, le millet, les noix, des
bactéries et des produits chimiques polluant l’eau [45]. Malgré
d’éventuelles controverses, toute intervention devrait tenir compte
de l’ensemble de ces facteurs [46]. Son efficacité pour prévenir
non seulement tous les types de crétinisme mais aussi les goitres
doit se faire à raison d’un besoin de 100 microgrammes/jour pour
l’adolescent et l’adulte, de 60 à 100 microgrammes/jour pour
l’enfant entre 1 et 10 ans d’âge, et de 35 à 40
microgrammes/jour pour les petits enfants de moins d’1 an.
Effets délétères : données africaines et controverses
Les affections induites par la carence iodée sont sévères :
goitre chez l’adulte, crétinisme endémique, retard mental,
hypofertilité, mortalité périnatale, mortalité infantile. Cette
menace pèse sur un milliard d’individus dont 50 à 100 millions
en Europe, notamment les femmes enceintes, les fœtus, les
nouveau-nés, les jeunes enfants dont le développement cérébral peut
être altéré durant la grossesse et la vie fœtale et postnatale
précoces.
Une étude récente du Burkina Faso (Zitenga) comptait 210
personnes (116 femmes, 94 hommes) dont 116 goitres, soit une
prévalence de 55,2 %. L’évaluation du statut hormonal de ces
sujets montrait que 41,4 % d’entre eux avaient une
hypothyroïdie périphérique (TSH haute, T4L basse), 18,3 %
avaient une hypothyroïdie périphérique compensée (TSH haute, T4L
normale), 22,2 % avaient une thyroxine circulante basse avec
une TSH normale et seulement 8,1 % étaient euthyroïdiens (TSH
et T4L normales). Il restait un cas d’hyperthyroïdie biologique
(T4L et TSH élevées) limite (thyroxinémie : 25,7 pmol/L) chez
une fillette de 4 ans. Le seuil de prévalence de 10 %
fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) était largement
dépassé [47].
Le taux de prévalence est proche des données observées dans la
province de Bazenga [48] voisine. Par ailleurs, un taux de
prévalence variant de 71 à 91 % a été observé dans la province
de Gourma [49]. Un sondage aléatoire simple de trois villages d’un
département montre que la prévalence goitreuse peut être variable
d’un village à l’autre . Des variations de prévalence en zone de
carence iodée ont souvent été observées comme dans l’île d’Idjwi
[50] ou dans la province du Darfour au Soudan [51]. C’est dans ce
contexte que le rôle des aliments goitrigènes a été soulevé, de
même que celui du statut en sélénium dans l’étude des facteurs de
répartition des crétinismes. D’après certains auteurs, des sujets
atteints de crétinisme auraient dû être rencontrés quand la
prévalence goitreuse est supérieure à 20 % [52, 53]. Il peut
exister un biais de recrutement dans une étude comme celle de
Guinée où les sujets crétins ne nous étaient pas présentés ou
étaient morts [54]. D’autre part, seuls les signes du stade ultime
de l’atteinte neurologique causée par la carence iodée (crétinisme
neurologique ou myxœdémateux) sont facilement mis en évidence.
L’évaluation d’une altération diffuse du niveau intellectuel de la
population nécessiterait des outils trop spécifiques pour la
plupart des études [55].
Expérience personnelle de la grossesse au cours de
l’hypothyroïdie primaire
L’hypothyroïdie maternelle associée à la grossesse est une
circonstance rare (moins de 0,5/1 000 grossesses) qui a été à
l’origine d’assertions péjoratives quant au déroulement de la
grossesse [56]. En fait, cette association est l’objet de quelques
controverses. C’est ainsi qu’une augmentation approximative de
50 % de la dose de lévothyroxine paraît être nécessaire durant
la gestation de la femme ayant une hypothyroïdie primaire [57, 58].
En effet, on note l’augmentation du taux de désiodation ou de la
conjugaison de la T4 par le placenta et/ou la désiodase III du
fœtus [59-61]. Pourtant, aucun changement dans la clearance
métabolique de la T4 n’avait été observé durant la grossesse dans
une étude déjà ancienne [62]. On a pensé que l’absorption de la
thyroxine pourrait être diminuée durant la grossesse ou bien que la
sensibilité de l’axe hypothalamo-pituitaire soit altéré [63]. En
fait, si les différents auteurs sont d’accord sur le fait que le
traitement substitutif thyroïdien nécessite des doses plus élevées
(ceci survenant dès la huitième semaine de gestation), les raisons
restent mal définies mais pourraient impliquer probablement
l’augmentation on peut noter des concentrations plus importantes
des protéines de liaison, du transfert transplacentaire de la T4 ou
du métabolisme placentaire de la T4 [64]. Contrairement à des idées
répandues, une carence maternelle aurait pour certains des
conséquences peu importantes sur le développement du fœtus car les
hormones thyroïdiennes ne traversent pas le placenta, mais cela
n’explique pas le devenir défavorable de telles grossesses [65].
Pour l’ensemble de ces raisons évoquées et à l’occasion de
l’observation de deux cas de grossesse chez deux femmes
sénégalaises ayant une hypothyroïdie primaire,l’ontogenèse
thyroïdienne est discutée .
Observations
Cas n° 1 (dossier 3 104)
Mme A. S., 26 ans, a consulté le 15 avril 1996 pour
goitre et vertiges apparus en 1994 et augmentant progressivement.
Une dyspnée d’effort (périmètre de marche 300 m) s’aggravant,
une dyspnée de décubitus s’y ajoute. Le transit intestinal est fait
d’une selle tous les deux jours. Une frilosité et une hypoacousie
sont notées.
À l’examen physique, le poids est de 54,5 kg pour
1,72 m, une pression artérielle à 12/8, un pouls à 76
battements/min et des muqueuses pâles. La peau est sèche et la
queue des sourcils est absente. On palpe un goitre de consistance
élastique, mobile sans caractère particulier prédominant à gauche.
Les bruits du cœur sont assourdis.
Le bilan thyroïdien montre à la scintigraphie à l’iode 131 un
goitre diffus homogène ; le taux radio-immunologique de la T4
totale est de 10,9 nmoles/L (N = 64-141), de la T3 totale à
0,67 nmoles/L (N = 1,2-3,4) ; la TSH immunoradiométrique est à
plus de 64 mUl/L (N = 0,20-5,50), un traitement par hydrocortisone
20 mg/j et lévothyroxine 50 gammas/j est progressivement
institué.
Dans l’évolution, le 22 novembre 1996, est reconnue une
grossesse estimée à l’échographie à 21 semaines d’aménorrhée
avec un placenta inséré bas et un liquide amniotique normal, la
hauteur utérine étant à 16 cm. Du fait d’une mauvaise
compliance, la patiente a pris une dose de 50 gammas de
lévothyroxine jusqu’à la fin mars 1997 et elle accouche d’une
fille vivante bien portante. Le 20 juin 1997, le contrôle
hormonal montrait une TSH immunoradiométrique à 25 mUl/L témoignant
d’une hypothyroïdie insuffisamment traitée (T3 : 2,9 nmoles/L
et T4 12,5 nmoles/L).
Cas n° 2 (dossier n° 1 594)
Mme Nd. D. N., 32 ans, a consulté le 2 septembre
1988 pour ralentissement idéomoteur, prise de poids et rareté de la
pilosité.
En 1976, un goitre exophtalmique thyréotoxique traité par
carbimazole a été opéré avec, à l’histologie, une hyperplasie
fonctionnelle avec macrovésicule thyroïdienne. En 1981, en
l’absence de tout traitement, la patiente constate une chute des
cheveux et des sourcils, une prise de poids progressive, une
macroglossie, une raucité de la voix, une hypoacousie bilatérale,
une asthénie intense, une constipation opiniâtre. Dans le même
temps, une grossesse est menée à terme, avec naissance d’un enfant
hydrocéphale amenant la patiente dans notre service. À l’examen, le
poids est de 94,500 kg pour 1,70 m, le pouls à 56/min, la
pression artérielle à 12/8 chez une patiente ayant une cicatrice de
cervicotomie, apathique, anémique, aux aires de pilosité glabres et
les jambes augmentées de volume en poteau et ne prenant pas le
godet.
Les explorations montrent une anémie à 9 g/L, un volume
globulaire moyen à 112 microns cubes, une hypercholestérolémie à
3,46 g/L, à l’électrocardiogramme un bas voltage diffus et des
troubles de la repolarisation diffus et concordants. En
radio-immunologie, la T3 totale est de 0,l g/L (N = 1,2-3,4),
T4 totale à 0,8 μg pour 100 mL (N = 64-141), une TSH
immunoradiométrique à 43,2 μUI/L (N = 0,2-3,5) justifiant un
traitement substitutif thyroïdien (lévothyroxine 175 gammas/j) en
même temps que celui d’une maladie de Biermer (moelle
hyperplasique, érythroblastique avec asynchronisme de maturation et
de nombreux mégaloblastes) par vitamine B 12 parentérale 1 000
gammas/mois. Sous ce traitement survient une grossesse en 1991 avec
accouchement, le 17 avril 1992, d’un garçon de 2,900 kg
vivant (avec notion d’aspiration bronchique) sans malformation. Le
4 novembre 1994 est apparu un vitiligo floride et au contrôle
la TSH était à 1,41 μUI/mL (N = 0,2-3,5), la T3 à
0,95 μg/mL (N = 1,2-3,4), la T4 à 13 8,5 μg/100 ml
(N = 64-141) et taux de vitamine B 12 à 176 pmol (N = 160-420).
La première patiente a une hypothyroïdie primaire avec goitre
apparemment insuffisamment traitée au cours de laquelle une
grossesse à terme a donné naissance à un enfant vivant bien
portant. Chez la seconde patiente, l’hypothyroïdie postopératoire
en dehors de tout traitement a abouti après la grossesse à la
naissance d’un enfant hydrocéphale puis à la seconde grossesse sous
traitement optimal, à la naissance d’un enfant vivant bien portant
[66]. L’étiologie cosmopolite auto-immune paraît certainement en
cause chez nos deux patientes (thyroïdite d’Hashimoto chez la
première patiente ; chez la deuxième patiente, caractère
iatrogène associé à l’auto-immunité aggravée par la maladie de
Biermer et le vitiligo). Cependant, l’auto-immunité n’est pas une
cause fréquente d’hypothyroïdie congénitale [67] même si les IgG
sont dirigées contre les récepteurs de TSH dans les thyréopathies
auto-immunes [68] comme c’est le cas dans le myxœdème primitif et
la maladie d’Hashimoto maternels [69]. Cette hypothyroïdie
congénitale est du reste transitoire [70]. Dans une grande série
d’hypothyroïdie congénitale de 166 cas détectés parmi 570 000
nouveau-nés, 2 cas étaient dus à des anticorps antithyroïdiens
maternels [71, 72]. Des méthodes de prédiction sont envisageables
mais coûteuses (taux de plus de 300 unités/mL de thyroxin binding
inhibiting immunoglobuline et de plus 300 de thyroïd stimulating
binding antibodies, méthodes radio-réceptrices et bloquantes de la
stimulation biologique de la thyroïde) ont fait l’objet d’étude
[73, 74].
Une série de 9 femmes hypothyroïdiennes durant
11 grossesses a été menée. Elles avaient une thyroxinémie à
2,5 μg/dL, une triiodothyronine à 82 ng/dL, une TSH à
105 μUI/mL en moyenne (parmi les patientes on note 4
hypothyroïdies iatrogènes, 3 thyroïdectomies, une radiothérapie à
l’iode 131, 2 thyroïdites d’Hashimoto, 3 hypothyroïdies primaires
idiopathiques). Sept de ces patientes se sont présentées après la
24e semaine de gestation sans traitement. Un prématuré a
été diagnostiqué chez la seule femme ayant fait une prééclampsie,
un autre enfant avait un syndrome de Down et un déficit de l’Ostium
primum (mère âgée de 41 ans). Les 9 enfants restant avaient
une fonction thyroïdienne normale, un développement somatique sans
particularité en l’absence de toute anomalie placentaire [75].
Expérimentalement, les hormones thyroïdiennes ont des effets sur la
peau et l’os durant le troisième trimestre de gestation alors que
les effets sur le cœur les poumons, le rein et le foie paraissent
être retardés jusqu’aux premières semaines de la vie postnatale
[76]. Dans le cas de la grossesse chez l’hypothyroïdienne,
l’explication des résultats normaux tiendrait au fait que
l’ontogenèse de l’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien du fœtus
serait indépendante de la mère.
La TRH placentaire, immunoradioactive et caractérisée
chromatographiquement comme similaire de la TRH synthétique et
active biologiquement a été mise en évidence [77-80]. Une
régulation du gène de la TRH placentaire dans sa transcription
similaire à la TRH hypothalamique. L’hormone gonadotropique
chorionique a une activité thyrotrophique très faible [81]. En
réalité, de nos jours, il a été démontré un transfert de T4 et de
T3 matemo-fœtal précocement (taux de 0,5 à 2 nmoles/L) entre la
sixième et la quatrième semaine de gestation avant l’installation
de la fonction thyroïdienne fœtale [82]. Ainsi, à terme, les taux
sériques des fœtus athyroïdes varient entre 30 et 70 nmoles/L [83].
Les prématurés de 26 à 28 semaines de gestation ont une
réponse à la TRH exogène, une augmentation des concentrations
plasmatiques de thyrotropine similaire à celles de l’adulte [84,
85].
En fait, le fœtus progresse d’un état à la fois hypothyroïdien,
primaire (thyroïdien) et tertiaire (hypothalamique) en passant par
un état d’hypothyroïdie tertiaire fruste durant les semaines
finales in utero. L’axe hypothalamo-hypophyso-thyroïdien est
entièrement mature après deux mois de vie extra-utérine. Le
catabolisme des hormones thyroïdiennes suit un procédé de
monodésiodisation [86] par des iodothyronines désiodases [87] (type
I du foie et du rein active sur l’anneau externe de la T4 et
l’anneau interne de la T3 ; type II du cerveau et du foie
active sur l’anneau externe avec substrat préférentiel la T4 ;
type III du placenta et du cerveau active sur l’anneau externe de
la T3 comme substrat préférentiel. Ces deux derniers étant
insensibles au propylthio-uracile) [88]. C’est cet équilibre entre
les processus des désiodases qui détermine la disponibilité de la
T3 et dès lors de l’action des hormones thyroïdiennes [89-91]. Le
site d’action intranucléaire de la T3 à travers des récepteurs
C-erb-A alpha 1 n’exclut pas une régulation de l’activité
mitochondriale [92-99]. Un rôle important des hormones
thyroïdiennes maternelles n’est cependant pas exclu dans le
développement du fœtus comme on l’observe en cas de déficit en
Pit-1 maternel [100].
En définitive, nos trois grossesses évolutives compliquant une
hypothyroïdie primaire chez deux femmes concernent une association
d’apparence rarement décrite : contrairement à ce qui est
considéré comme bien établi en cas de carence iodée (mauvais
pronostic fœtal), la relation entre l’hypothyroïdie primaire
maternelle et l’ontogenèse fœtale fait évoquer une grande
indépendance du développement de l’axe
hypothalamo-hypophyso-thyroïdienne.
Le métabolisme des hormones thyroïdiennes chez le fœtus comporte
un rôle prépondérant dévolu à la désiodase III largement présente
dans le placenta selon les connaissances actuelles. La maturation
des récepteurs nucléaires sièges de l’action de la T3 est encore
l’objet d’investigations même si certains auteurs reconnaissent
déjà une action thyroïdienne dans le site des organelles de la
mitochondrie.
Aspects des autres éléments à l’état de traces
Le zinc
Dans son métabolisme [101, 102], bien que le zinc représente
seulement 0,003 % (1,4 à 2,3 grammes) du corps humain, il est
une partie intrinsèque d’au moins 110 métalloenzymes et autres
composants cellulaires et reste essentiel pour la synthèse des
protéines ADN et ARN. Le zinc est un important stabilisant de
membrane des macromolécules et des biomembranes. Il est requis pour
la croissance à tous les âges de la vie, particulièrement durant la
croissance fœtale pendant la grossesse. Le zinc (tableaux 2 et 3) est
largement disponible à partir d’aliments d’origine à la fois
animale et végétale. Le zinc provenant d’aliments carnés est
généralement plus disponible que celui d’origine céréalière. Le
zinc plasmatique est normalement de 12 à 20 μmol par litre ;
le zinc est excrété principalement dans les fèces mais un faible
taux (entre 4,0 et 12,0 μmol par 24 heures) est excrété
dans les urines. Les syndromes déficitaires chez l’homme ont été
décrits dans des formes chroniques et aiguës. En Iran et en Égypte,
les nanismes mâles hypogonadiques sont associés à un déficit en
zinc et protéines alimentaires. En plus, beaucoup de ces enfants
habituellement mangent de l’argile qui peut lier le zinc et le
rendre indisponible pour l’absorption. L’acrodermite
entérohépatique (une anomalie métabolique rare du zinc héréditaire
récessible antosomique) représente une forme chronique de déficit
pur en zinc. Cette entité est caractérisée par une diarrhée, un
rash cutané désagréable des extrémités, de la face et du périnée,
une alopécie, une irritabilité, une amyotrophie et une dépression.
Bien que la nature de cette affection reste mal connue, elle peut
être causée par une absence d’un ligand essentiel à l’absorption du
zinc. Ce ligand est présent dans le lait humain mais non dans le
lait de vache. Le déficit aigu de zinc a été décrit chez les
patients recevant une nutrition parentérale. Ce syndrome est
caractérisé par la diarrhée, un désordre du système nerveux central
avec irritabilité mentale et dépression, des lésions cutanées de la
face, du périnée, des jambes et de plus cutanés, une alopécie, une
perte du goût et un déficit de mécanismes immunologiques. Le
traitement par supplémentation en zinc, habituellement sous la
forme de sulfate de zinc suggère que le zinc dans le lait maternel
peut quelque fois être inadéquat. Le déficit en zinc peut survenir
dans de nombreuses situations incluant le sida, le diabète,
l’urémie, les maladies inflammatoires de l’intestin, la
malabsorption, la cirrhose et l’alcoolisme ; les causes
potentielles du déficit en zinc sont indiquées dans le tableau 3. Dans la maladie de Chron quand il y a un
catabolisme sévère, la zincurie peut être sévère, déplétant les
stocks de l’organisme qui sont nécessaires au métabolisme. Les
sujets ayant une anémie drépanocytaire peuvent avoir un retard
pubertaire, une chevelure peu fournie, une mauvaise croissance et
une rugosité cutanée liée au déficit en zinc.
Tableau 2 Signes cliniques du déficit en zinc.Table 2.
Clinical signs of zinc deficiency.
|
Symptômes
|
Signes
|
Laboratoire
|
Traitement
|
|
Retard de croissance chez les garçons adolescents
|
|
Zinc plasmatique bas
|
Zinc oral/mg/kg de poids corporel – (sulfate ou acétate)
|
|
Hypognosie
|
- L’hypogonadisme chez les mâles
- Rash cutané de la face, du périnée et des extrémités
|
Hypercholestérolémie
|
|
|
Irritabilité et dépression, diarrhée
|
Alopécie
|
|
|
Tableau 3 Causes de déficit en zinc.Table 3. Causes of
zinc deficiency.
|
Prise alimentaire inadéquate
|
Anorexie
|
|
Nutrition parentérale totale
|
|
Désordre nutritionnel (par exemple l’anorexie nerveuse)
|
|
Besoin croissant
|
Croissance
|
|
Guérison de plaie
|
|
Infection
|
|
Absorption diminuée
|
Maladie intestinale inflammatoire
|
|
Résection chirurgicale
|
|
Fistule intestinale
|
|
Compétition minérale (par exemple le fer)
|
|
Disponibilité réduite (régime riche en fibre)
|
|
Pertes accrues
|
Zincurie
|
|
Perte fécale
|
|
Perte cutanée
|
Le cuivre
Le déficit en cuivre [103, 104] le mieux décrit est son effet dans
l’érythropoïèse. La ferroxydase de la céruloplasmine transporte le
fer essentiel pour la formation de l’hémoglobine. La
monoaminoxydase contenant le cuivre est un enzyme expliquant son
rôle dans la pigmentation et dans la fonction du système nerveux
central ; l’enzyme oxydase de lysyl contenant du cuivre est
nécessaire pour la liaison croisée de l’élastine et du collagène
dans les tissus conjonctifs ; l’oxydase du cytochrome C et la
dismutase du superoxyde peuvent jouer des rôles clés dans la
défense contre les radicaux libres. Les besoins quotidiens moyens
en cuivre sont estimés entre 5 à 15 μmol quand il est apporté en
intraveineux et entre 30 et 40 μmol quand l’apport est oral.
Le contenu en cuivre des plantes alimentaires est influencé par le
contenu du sel en cuivre. La source la plus importante de cuivre
est le foie, mais les noix, les pois et les haricots, les haricots
blancs, les germes de blé et l’avoine sont de bonnes sources. Le
syndrome déficitaire tel que l’hypocuprémie survient au cours
d’affections héréditaires comme la maladie de Wilson (une maladie
de l’excès en cuivre), le syndrome des cheveux de Menkes (un
syndrome de désordre neurologique avec hypocuprémie) et
l’hypoceruloplasminémie familiale. L’hypocuprémie peut aussi être
observée lors de la prise insuffisante de cuivre, comme dans la
nutrition parentérale, ou avec la mauvaise absorption ou la perte
excessive associée à l’entéropathie avec perte de protéine, le
syndrome néphrotique, la maladie fibrokystique et d’autres maladies
d’absorption telle que la maladie cardiaque, ou la sprue. Les
enfants prématurés ou de faible poids peuvent manifester un déficit
en cuivre, dont l’importance est encore mal définie.
Le sélénium
Le sélénium (tableau 4) se caractérise
dans son métabolisme [105, 106] par le fait que la sélénocystéine
est la peroxydase de l’enzyme de la glutathionine avec un rôle
important dans la protection des lipides, des membranes
cellulaires, des protéines et acides nucléiques, contre les
dommages de l’oxydation. Aux États-Unis, le niveau du sélénium est
de 1,90 à 3,17 μmol par litre dans le sang ; un taux bas
reflète celui du sol comme il a été constaté en Finlande, en Chine,
en Nouvelle-Zélande, en Suède et au Danemark ; les besoins
quotidiens au sélénium sont estimés à 0,72 μmol pour les femmes et
à 1,02 μmol pour les hommes. Il est probable que ceci dépend de
l’apport en minéraux à l’état de traces, incluant le zinc, le
cuivre, le magnésium et le fer et aussi l’apport d’autres
antioxydants tels que la vitamine E et la vitamine C. Aux
États-Unis, l’apport est de 0,76 à 2,76 μmol par jour. Le déficit
de sélénium a été associé à l’apport nutritionnel intraveineux
quand le patient avait développé une douleur musculaire et une
sensibilité associées avec un taux très bas de sélénium sanguin.
Les symptômes sont évités par la prise de sélénométhionine.
Des taux faibles de sélénium chez les patients qui ont eu un
infarctus myocardique ont été rapportés et en Finlande des
concentrations bien que réduites de sélénium ont été montrés en
rapport avec la mortalité cardiovasculaire et la maladie
coronarienne. Une chute modérée du taux de sélénium a été rapportée
dans les affections du tractus gastro-intestinal, particulièrement
la maladie cardiaque et la colite ulcéreuse. Le sélénium a une
fonction immunitaire. Chez les nouveau-nés, le taux de sélénium et
aux environs de la moitié des taux moyens de l’adulte. Du fait d’un
taux de sélénium réduit chez les patients ayant une affection
maligne, il pourrait exister une relation entre minéraux à l’état
de trace et cancer.
Tableau 4 Signes cliniques du déficit en sélénium.Table
4. Clinical signs of selenium deficiency.
|
Symptômes
|
Signes
|
Diagnostic
|
Traitement
|
|
Défaillance cardiaque
|
Dilatation cardiaque
|
Taux de sélénium 0,55 μmol/L
|
Sélénométhionine oral 100-200 g/jour
|
Le fluor
Le fluor dans son métabolisme [107] se caractérise par le fait
qu’il est présent de façon universelle dans les fluides de
l’organisme, les tissus et le squelette. Le contenu en fluor de
l’eau dans l’environnement et dans le sol est le principal
déterminant du statut fluoré de l’organisme. L’importance
principale liée à la santé du fluor est son pouvoir de maintenir
des dents saines. Le fluor pris régulièrement durant la vie,
augmente la résistance des dents aux caries liées aux plaques
dentaires acides. Son rôle dans la maintenance de la calcification
de l’os n’est pas clair mais pourrait être important. Comme l’eau
est la source majeure de fluor, la boisson est une source majeure
de prise de fluor. Tous les aliments, pourtant, contiennent des
traces de fluor, avec les plantes alimentaires contenant davantage
que les aliments d’origine animale. Les signes cliniques importants
des déficits en fluor sont les caries dentaires et possiblement le
développement de l’ostéoporose.
Le manganèse, le chrome, le vanadium et la silice
Certains minéraux à l’état de trace sont d’importance mineure
[108]. Le manganèse dans son métabolisme est un élément à l’état de
trace essentiel pour la vie au taux approximatif de 12 à 20 mg chez
l’adulte moyen. Le manganèse est un activateur de beaucoup
d’enzymes, mais la pyruvate carboxylase est le seul métalloenzyme
de manganèse. Le manganèse paraît être intimement impliqué dans la
synthèse de l’ADN, de l’ARN et des protéines. Sa déficience réalise
un syndrome qui a été décrit avec croissance altérée, anomalies
squelettiques, fonction reproduction anormale, ataxie, convulsions
et anomalies du métabolisme des graisses. Cette déficience est
rare.
Le chrome dans son métabolisme apparaît comme un micronutriment
essentiel nécessaire pour maintenir le taux maximal de la glycémie.
La consommation alimentaire quotidienne recommandée est de 50 à
200 mg et le taux normal dans le sérum est de 0,5 à
9,0 mg par litre. Le chrome est présent dans la viande et les
graisses. Le déficit de chrome est caractérisé par une intolérance
au glucagon, une encéphalopathie et une neuropathie. Du fait de
l’altération de l’activité de l’insuline, les patients peuvent
développer une hyperglycémie avec un coma hyperosmolaire non
cétosique ; le déficit en chrome peut donner des états de
confusion ressemblant à l’encéphalopathie avec ataxie et
neuropathie périphérique. Une association suggérée entre le déficit
en chrome et la maladie des artères coronaires est possible.
Le vanadium est d’analyse difficile. Le contenu de l’organisme
est d’environ 100 mg ; le taux sanguin est très
bas : 0,005 à 8,4 μmol par litre. Le vanadium déprime les
taux de cholestérol plasmatique, le Na+, K+
ATPase, la myosine, le Ca2+ ATPase, l’adénylate kinase
est la phosphofructokinase, et stimule l’adénylcyclase. Le déficit
en vanadium a été reconnu comme jouant un rôle dans l’œdème
nutritionnel.
La silice est trouvée à de hautes concentrations dans les
tendons, l’acorte et les tissus oculaires. Il est nécessaire pour
les mammifères dans leur croissance osseuse et la calcification.
Chez l’animal, le silice paraît inhiber le développement de
l’athérome. L’inhalation chronique de silice sous forme de dioxyde
de silice produit une affection pulmonaire.
Conclusion
Même s’il n’existe pas d’études pour évaluer le potentiel
intellectuel de l’enfant qui survit en milieu de carence iodée, la
prévalence connue du crétinisme est impressionnante et témoigne de
la gravité des conséquences de l’hypothyroïdie chez le fœtus et le
nouveau-né. Des générations d’enfants sont victimes, dans de larges
étendues de l’écosystème en Afrique. La morbido-létalité est liée à
une mal adaptation à l’environnement [109, 110]. Si on connaît,
dans les pays développés, la prévalence de l’hypothyroïdie
congénitale, aucune méthode systématique n’a pu être utilisée dans
les pays en développement où séviraient à l’état endémique les
troubles dus à la carence en iode. Les enquêtes ont toujours été
faites sur des isolats et ne sauraient préjuger avec rigueur d’une
situation endémique de pays enclavés aux moyens précaires.
Même l’épidémiologie hospitalière fait défaut. De plus,
l’incongruité de la physiopathologie du crétinisme neurologique
d’un côté, myxœdémateux d’un autre, sans explication satisfaisante
au plan expérimental, manque ainsi de support. De nouvelles
hypothèses physiopathologiques doivent être avancées quand on sait
que la thyroïde fœtale a un développement embryonnaire indépendant
de la thyroïde maternelle. Il n’est pas alors exclu que la cause du
crétinisme soit en rapport avec une embryopathie s’observant dans
les pays réputés autosuffisants en iode. Un auteur comme Boyages a
rapporté la notion d’auto-immunité dans le cas de crétinisme. Ce
mécanisme le mieux documenté a un continuum à travers tous les âges
(embryonnaire, fœtal, infantile, adolescence, adulte, ménopause)
avec un substratum anatomique atrophique ou lymphomateux
hypertrophique (Hashimoto dès 1911, Bastenie 1937, Roitt, Doniach,
Witebsky, Rose 1955 et Volpe).
Du reste, l’imagerie aux ultrasons montre que les nodules
thyroïdiens infracliniques ou de toutes tailles existent dans une
large proportion de la population générale même dans les pays
développés avec une pathogenèse sans rapport évident avec la ration
iodée laissant à redessiner l’endémicité du nodule ou du goitre
thyroïdien dans le monde.
Références
1 O’deil B.L. Bioavailability of trace elements. Nutr Rev
1984 ; 42 : 801 ; (Abstract).
2 Stanbury JB. Radioisotopes in the diagnosis of
hypothyroid states, iodine deficiency and thyroiditis. Nucl Med
(Stuttg) 1965(Suppl. 2) : 281 ; (Abstract).
3 Delange F. Endemic goiter in Idjwi Island (Kivu Lake,
Congo republic). Preliminary data. Ann Endocrinol (Paris)
1966 ; 26 : 256-61.
4 Abdel-Wahab MF, Ibrahim MS, Khalifa S,
Megahed YM. Iodine metabolism in endemic goiter in
countries of the Middle East. II. Dyshormogenic goiter : a
study of 46 cases. Radiobiol Radiother (Berl) 1967 ; 8 :
463-70.
5 Thilly C, Delange F, Vis HL, Ermans AM.
Endemic goiter and cretinism in Idjwi Island ; public health
problems. Brux Med 1971 ; 51 : 693-9.
6 Delange F, Ermans AM. Further studies on endemic
cretinism in Central Africa. Horm Metab Res 1971 ; 3 :
431-7.
7 Hershman JM. Thyroid function tests in endemic cretinism.
Adv Exp Med Biol 1972 ; 30 : 161-74.
8 Ermans AM, Delange F, Van Der Velden M,
Kinthaert J. Possible role of cyanide and thiocyanate in the
etiology of endemic cretinims. Adv Exp Med Biol 1972 ;
30 : 175-87.
9 Delange F, Ermans AM, Stanbury JB. Endemic
cretinism in Idjwi Island (Kivu Lake, Zaïre Republic). Adv Exp Med
Biol 1972 ; 30 : 87-113.
10 Hetzel B. S Similarities and differencies between
sporadic and endemic cretinism. Adv Exp Med Biol 1972 ;
30 : 119-34.
11 Delange F, Ermans AM, Vis HL,
Stanbury JB. Endemic cretinism in Idjwi Island (Kivu Lake,
Republic of Congo). J Clin Endocrinol Metab 1972 ; 34 :
1059-66.
12 Stanbury JB, Delange F, Ermans A,
Fierro-Bentez R. The varied manifestations of endemic
cretinism. Trans Am Clin Climatol Assoc 1973 ; 85 :
6-17.
13 Konig MP. Current problems of endemic cretinism. Ther
Umsch 1973 ; 30 : 708-11.
14 Delange F. Endemic goiter and thyroid function in Central
Africa. Monogr Paediatr 1974 ; (2) : 1–171.
15 Souhail E, Dreoua N, Slaoui B, Debbi F.
Hypothyroïdie primaire de l’enfant à Casablanca. In Résumé
Quatorzième Rencontre franco-africaine de pédiatrie. Réunion
commune du Groupe de pédiatrie tropicale de la Société Française de
Pédiatrie et des Sociétés Africaines de Pédiatrie au cours des
Journées parisiennes de pédiatrie 2000. Bull Soc Pathol Exot
2001 ; 94 : 57-70.
16 Hornabrook RW. Endemic cretinism. Contemp Neurol Ser
1975 ; 12 : 91-108.
17 Bernstein RE. Congenital hypothyroidism.
Clinicopathological aspects and biochemical screening. S Afr Med J
1981 ; 59 : 710-4.
18 Kaiserman I, Maytal A, Siebner R, Sack J.
Effects of immigration on the incidence of congenital
hypothyroidism. Eur J Endocrinol 1997 ; 137 : 356-9.
19 Kouame P, Bellis G, Tebbi A, et al. The
prevalence of goitre and cretinism in a population of West Ivory
Coast. Coll Anthropol 1998 ; 22 : 31-41.
20 Bellis G, Roux F, Chaventre A. Endemic
cretinism in a traditional society in Mali : from the
collectivity to the individual. Coll Anthropol 1998 ;
22 : 23-30.
21 Wyss K, Guiral C, Ndikuyeze A, Malonga G,
Tanner M. Prevalence of iodine deficiency disorders and goitre
in Chad. Trop Med Int Health 1996 ; 1 : 723-9.
22 Wolde-Gebriel Z, Demeke T, West CE, Van Der
Haar F. Goitre in Ethiopia. Br J Nutr 1993 ; 69 :
257-68.
23 Todd C, Laing R, Marangwanda, CS, Mushonga N.
Iodine deficiency disorders in Zimbabwe. No change in prevalence of
endemic goitre in Wedza District, as shown by school surveys
carried out 18 years apart. Cent Afr J Med 1989 ; 35 :
304-6.
24 Chaouki ML, Maoui R, Benmiloud M. Comparative
study of neurological and myxoedematous cretinism associated with
severe iodine deficiency. Clin Endocrinol, (Oxf 1988 ;
28 : 399-408.
25 Smith JB, Burton NF, Nelson G,
Fortney JA, Duale S. Hospital deaths in a high risk
obstetric population : Karawa. Zaire Int J Gynaecol Obstet
1986 ; 24 : 225-34.
26 Thilly CH, Delange F, Ramioul L,
Lagasse R, Luvivila K, Ermans AM. Strategy of goitre
and cretinims control in Central Africa. Int J Epidemiol
1977 ; 6 : 43-54.
27 Gueye M. Le goitre endémique en Côte d’ivoire. Thèse
médecine, Abidjan, 1971.
28 Sidibe EH. L’hypothyroïdie primaire au Sénégal (à propos de
24 observations chez l’adulte). Thèse médecine, Dakar, 1984.
29 Dussault JH. Hypothyroïdie congénitale. Un syndrome à
redéfinir. Union Médicale du Canada 1981 ; 110 :
588-93.
30 Bourdoux P, Van Thi HV, Courtois PA,
Ermans AM. Superiority of thyrotrophin to thyroxine as a tool
in the screening for congenital hypothyroidism by the filter paper
spot technique. Clin Chim Acta 1991 ; 185 : 97-105.
31 Sidibe EH. La pathologie thyroïdienne en Afrique Noire.
Une revue de la littérature récente. Rev. Franç. Endocrinol Clin
1997 ; 38 : 143-8.
32 Thilly CH, Delange F, Lagasse R, et al.
Fetal hypothyroidism and maternal thyroid status in severe endemic
goiter. Clin Endocrinol Metab 1978 ; 47 : 354-60.
33 Todd CH, Sanders D, Chimanyiwa T. Hearting in
primary school children in an iodine-deficient population in
Chinamhora, Zimbabwe. Trop Geogr Med 1988 ; 40 :
223-5.
34 Chaouki ML, Benmiloud M. Prevention of iodine
deficiency disorders by oral administration of lipiodol during
pregnancy. Eur J Endocrinol 1994 ; 130 : 545-6.
35 Bath GF, Wentzel D, Van Tonder EM. Cretinism
in Angora goats. J S Afr Vet Assoc 1979 ; 50 : 237-9.
36 Thilly CH. Endemic goiter and cretinism, etiologic role
of the consumption of cassavas and eradication strategy. Bull Mem
Acad R Med Belg 1981 ; 136 : 389-412.
37 Thilly CH, Contempre B, Vanderpas JB. Excess
of thiocyanate and selenium deficiency : co-factors in the
etiology of en endemic goiter and cretinism in North Zaire. Bull
Mem Acad R Med Belg 1990 ; 145 : 440-8.
38 Thilly CH, Vanderpas JB, Bebe N, et al.
Iodine deficiency, other trace elements and goitrigenic factors in
the etiopathogeny of iodine deficiency disorders (IDD). Biol Trace
Elem Res 1992 ; 32 : 229-43.
39 Goyens P, Golstein J, Nsombola B, Vis H,
Dumont JE. Selenium as a possible factor in the pathogenesis
of myxoedematous endemic cretinims. Acta Endocrinol (Copenh)
1987 ; 114 : 497-502.
40 Vanderpas JB, Contempre B, Duale NL,
et al. Iodine and selenium deficiency associated whith
cretinism in Northern Zaïre. Am J Clin Nutr 1991 ; 54 :
606 ; (Abstract).
41 Contempre B, Dumont JE, Ngo B, Thilly CH,
Diplock AT, Vanderpas J. Effect of selenium
supplementation in hypothyroid subjects of an iodine and selenium
deficient area : the possible danger of indiscriminate
supplementation of iodine-deficient subject with selenium. J Clin
Endocrinol Metab 1991 ; 73 : 213-5.
42 Contempre B, Vanderpas J, Dumont JE.
Cretinism, thyroid hormones and selenium. Mol Cell Endocrinol
1991 ; 81 : C193-C195.
43 Vanderpas JB, Contempre B, Duale NL,
et al. Selenium deficiency mitigates hypothyroidism in
iodine-deficient subjects. Am J Clin Nutr 1993 ; 57(Suppl.
2) : 271S-275S.
44 Dormitzer PR, Ellison PT, Bode HH.
Anormalously low endemic goiter prevalence among EFE pygmies. Am J
Phys Anthropol 1989 ; 78 : 527-31.
45 Delange F. The disorders induced by iodine deficiency.
Thyroid 1994 ; 4 : 107-28.
46 Pharoah O. Iodine-supplementation trials. Am J Clin Nutr
1993 ; 57(Suppl. 2) : 276S-279S.
47 Thiebaut R, Birba E, Ouedraogo A,
Malvy D. Prévalence du goitre endémique dans le secteur
sanitaire de Zitenga (Burkina Faso). Sante 1998 ; 8 :
269-74.
48 Lankouande T. Impact de l’iodation de l’eau de boisson par la
technique de diffusion au silicone sur le goitre endémique en
milieu rural de la province de Bazenga. Thèse de doctorat d’Etat en
médecine, université de Ouagadougou, 1995.
49 Drabo YJ, Dembele SM, Ouandaogo J,
Ouiminga RM. Problèmes du goitre endémique : cas de 3
villages du département de Tibga (Gourma, Burkina Faso). Med Afr
Noire 1992 ; 39 : 737-40.
50 Delange F. Role of dietary goitrigene in the etiology of
endemic goiter in Idjwi. Am J Clin Nutr 1971 ; 24 :
1354-60.
51 Osman AJ, Basu TK, Dickerson JWT. A
goitrigenic agent from millet (Pennisectum thyphoides) in Darfour
Province, Western sudan. Ann Nutr Metab 1983 ; 24 :
14-8.
52 Boyages SC, Halpern JP. Endemic cretinism :
toward a unifying hypothesis. Thyroid 1993 ; 3 :
59-67.
53 Moulin P. Une nouvelle zone d’endémie goitreuse : le
Nord-Est Benoué (Cameroun) : approche épidémiologique et
pathogénique. Thèse de doctorat d’État en médecine, université de
Lyon, 1985.
54 Konde M, Ingenbleek Y, Daffe M, Sylla B,
Barry O, Diallo S. Goitrous endemic en Guinea. Lancet
1994 ; 344 : 1675-8.
55 Bautista A, Barker PA, Dunn JT,
Sanchez M, Kaiser KDL. The effect of oral iodized oil on
intelligence ; thyroid status and somatic growth in school-age
children from an area of endemic goiter. Am J Clin Nutr 1982 ;
31 : 127-34.
56 Kleinr Z, Haddow JE, Faix JD, Brown RS.
Prevalence of thyroid deficiency in pregnant women. Clin Endocrinol
(Oxf) 1991 ; 35 : 41-6.
57 Mandel SJ, Larsen PR, Seely EW. Increased need
for thyroxine during pregnancy in women with primary
hypothyroidism. N Engl J Med 1990 ; 323 : 91-5.
58 Kaplan MM. Monitoring thyroxine treatment during
pregnancy. Thyroid 1992 ; 2 : 147-52.
59 Roti E, Fang SL, Green K, et al. Human
placenta is an active site of thyroxine and 3,3’,5-triiodothyronine
tyrosyl ring desiodination. J Clin Endocrinol Metab 1981 ;
53 : 498-501.
60 Roti E, Gnudi A, Braverman LE. The placental
transport, synthesis and metabolism of hormones and drugs which
affect thyroid function. Endocr Rev 1983 ; 4 :
131-49.
61 El-Zaheri MM, Vagenakis AG, Umefeld I,
et al. Maternal thyroid function is the major déterminant of
amniotic fluid 3,3’,5’triiodothyronin in the rat. J Clin Invest
1981 ; 57 : 1126-33.
62 Dowling JT, Appleton WG, Nicoloff JT.
Thyroxine turnover during human pregnancy. J Clin Endocrinol Metab
1964 ; 27 : 1749-50.
63 Larsen PR, Davies TF, Hay ID. The thyroid
gland. Section : Thyroid. In : Wilson JD,
Foster DW, Kronenberg HM, Larsen PR, eds. Williams
Text Book of Endocrinology. 9th Edition. Philadelphia : W.B.
Saunders Company, 1998.
64 Ferris TF. Medical disorders during pregnancy. In :
Fauci A, Braunwald E, Isselbacher KJ, et al.,
eds. Harrisson’s Principles of Internal Medicine. New-York :
Mc Graw Hill, 1998.
65 Schlienger JL. Hypothyroïdie et grossesse. Situations
particulières. In : Leclere J, Orgiazzi J,
Rousset B, Schlienger JL, Wemeau JL, eds. La
thyroïde. De la physiologie cellulaire aux dysfonctions. Des
concepts à la pratique clinique. Paris : Edition Expansion
scientifique, 1992.
66 Hetzel BS. Iodine deficiency disorders (IDD) and their
éradication. LANCET, 1983, 2 : (83-59) 1126-1129.
67 Dussault JH, Letarte J, Guyda H,
Laberge C. Lack of influence of thyroid antibodies on thyroid
function in the new bom infant and on a mass screening program for
congénital hypothyroidism. J Pediatr 1980 ; 96 :
385-9.
68 Fisher DA, Polk DH. Development of the thyroid.
Bailleres Clin Endocrinol Metab 1989 ; 3 : 607-57.
69 Momotani N. Diagnosis and treatment of auto-immune
thyroid diseases (A.T.D.) complicated by pregnancy. Nippon Rinsho
1999 ; 57 : 1866-72 ; (Abst.).
70 Pacaud D, Huot C, Gattereau A, et al.
Outcome in three siblings with antibody-mediated transiant
congenital hypothyroidism. J Pediatr 1995 ; 127 :
275-7.
71 Coakley JC, Francis I, Gold H, Mathur K,
Connelly JF. Transiant primary hypothyroidism in the new
born : expérience of Victorian Neonatal Thyroid Screening
Program. Aust Paediatr 1989 ; 25 : 25.
72 Cho BY, Shong YK, Lee HK, Koh CS,
Min HK, Lee M. Transiant neonatal hypothyroidism due to
transplacental transfert of matemal immunoglobulin that inhibit TSH
Binding, TSH induced CAMP increase and cell growth. Endocrinol Jpn
1988 ; 3(5) : 819-26.
73 Tamaki H, Amino N, Aozaza M, et al.
Effective method for prédiction of transiant hypothyroidism in
neonates bom to mothers with chronic thyroiditis. Am J Perinatal
1989 ; 6 : 296-303.
74 Ishihara T, Waseda N, Ikekuda K,
Kuroda K, Akamizu T, Mori T. A predicted case with
neonatal transiant hypothyroidism due to blocking type thyrotropin
binding inhibitor immunoglobuline (TBII). Endocrinol Jpn
1985 ; 32 : 189-94.
75 Montoro M, Collea JV, Frasler SD,
Mestman JH. Successful outcome of pregnancy in women with
hypothyroidism. Ann Intern Med 1981 ; 94 : 31-4.
76 Fisher DA, Polk DH. Maturation of thyroid hormone
actions. In : Delange F, Fisher DA, Glinoer D,
eds. Research in congenital hypothyroidism. New-York : Plenum
Press, 1989.
77 Gibsons Jr. JM, Mimck M, Choeffo V. In
vitro biosynthesis of TSH and LH releasing factors by the human
placenta. Am J Obstet Gynecol 1975 ; 121 : 127-31.
78 Shambaugh GD, Kubek M, Wilber JF. Thyrotropin
releasing hormone activity in the human placenta. J Clin Endocrinol
Metab 1979 ; 48 : 483-6.
79 Youngblood WW, Humm J, Lipton MA, et al.
Thyrotropin releasing hormone bio-activity in placenta :
evidence for the existence of substancies other than
pyroglue-his-pro-NH2 (TRH) capable of stimulating pituitary
thyrotropin release. Endocrinology 1980 ; 106 :
541-6.
80 Polk DH, Reviczky AL, Lam RW, et al.
Thyrotropin releasing hormone effect of thyroid status on tissue
concentrations in fatal sheep. Clin Res 1988 ; 36 :
203 ; (Abstract).
81 Fisher DA. Endocrinology of fetal development. In :
Wilson JD, Foster DW, Kronenberg HM, Larsen PR,
eds. William’s Text Book of Endocrinology. 9th Edition.
Philadelphia : W.B. Saunders Company, 1998.
82 Contempre B, Jauniaux E, Calvo R, et al.
Detection of thyroid hormones in human embryogenic cavities during
the first trimester of pregnancy. J Clin Endocrinol Metab
1977 : 1719-22.
83 Vulsma T, Gons MH, De Vijlder JJ. Maternal
fetal transfert of thyroxine in congenital hypothyroidism due to a
total organisation defect or thyroid agenesis. N Engl J Med
1989 ; 321 : 13-6.
84 Roti E. Regulation of thyroid stimulating hormone (TSH)
secretion in the fetus and neonate. J Endocrinol Invest 1988 ;
1l : 145-58.
85 Fisher DA, Klein AH. Thyroid development and
disorders of thyroid function in the new bom. N Engl J Med
1981 ; 304 : 702-12.
86 Burrow GN, Fisher DA, Larsen PR. Maternal and
fetal thyroid function. N Engl J Med 1999 ; 331 :
1072-8.
87 Leonard JL, Visser TJ. Biochemistry of
deiodination. In : Hennemann G, ed. Thyroid hormone
metabolism. New-York. Basel : Marcel DEKKER, 1986.
88 Darras VM, Mol KA, Van Der Geyten S, Khun ER. Control of
peripheral thyroid hormone levels by activating and inactivatating
desiodinase. In : Vaudry H, Tonon MC, Roubos EW, De Loof A,
eds. Trends in Comparative endocrinology and neurobiology. From
molecular to integrative biology. Ann NY Acad Sci (New-York)
1998 ; 839 : 80-6.
89 De Luze A, Leloup J, Papkoff H,
Kikuyama S, Kawachi H. Effects of vertebrates prolactines
and growth hormones on thyroxine 5’ monodeiodination in eel
(Anguilla anguilla). A potentiel bio essay for growth hormone. Gen
Comp Endocrinol 1989 ; 73 : 186-93.
90 Kunh ER. Hormonal control of peripheral monodeiodination
in vertebrates. In : Progress in comparative endocrinology.
New-York : WILEY-LISS, Inc., 1990.
91 Orozco A, Linser PJ, Valverde RC. Salinity modifies hepatic
outer-ring deiodination activity in Fundulus heteroclitus.
In : Vaudry H, Tonon MC, Roubos EW, De Loof A, eds. Trends in
Comparative endocrinology and neurobiology. From molecular to
integrative biology. Ann NY Acad Sci (New-York) 1998 ;
839 : 409-11.
92 Wrutniak C, Cabello G. La voie d’action
mitochondriale directe de la triiodothyronine : mythe ou
réalité? Med Sci (Paris) 1996 ; 12 : 475-84.
93 Sterling K, Brenner MA. Thyroid hormone action.
Effect of triiodothyronine on mitochondrial adenine nucléotide
translocase in vivo and in vitro. Metabolism 1995 ; 44 :
193-9.
94 Chen JD, Evans RM. A transcriptional co-represseur
that interact with hormone receptors. Nature 1995 ; 377 :
454-7.
95 Horwitz KB, Jackson TA, Bain DL,
Richer JK, Takimoto GS, Tung I. Nuclear receptors
co-activators co-repressors. Mol Endocrinol 1996 ; 10 :
1167-77.
96 Gadaleta G, Pepe G, De Candia G,
Quagliariello C, Sbisa E, Saccone C. The complete
nucleotid sequence of the rattus norvegicus mitochondrial
genome : cryptic signals revealed by comparative analysis
between vertebrates. J Mol Evol 1989 ; 28 : 497-506.
97 Wrutniak C, Rochard C, Casas F, Fraisse A, Chabrier J,
Cabello G. Physiological importance of the T3 mitochondral pathway.
In Vaudry H., Tonon M.C., Roobos E.W., De Loof A. (eds.). Trends in
Comparative endocrinology and neurobiology. From molecular to
integrative biology. Ann. N.Y. Acad. Sci., New-York, 1998,
839 : 93-100.
98 Wrutniak C, Cassar-Malek I, Marchal S,
et al. A 43-Kda Protein-related to C-erb A alpha 1 is located
in the mitochondral matrix of rate liver. J Biol Chem 1995 ;
270 : 16347-54.
99 Horlein AJ, Naar AM, Heinzel T, et al.
Ligand-independent répression by the thyroid hormone repressor
mediated by a nuclear receptor co-repressor. Nature 1995 ;
377 : 397-404.
100 De Zegher F, Fernasetti F, Vanhole C,
et al. The prenatal role of thyroid hormone evidenced by
fetomaternal Pit-I deficiency. J Clin Endoclinol Metab 1995 ;
80 : 3127-30.
101 Cousins RJ. Aborption, transport and hepatic metabolism
of copper and zinc. Special referencer to metallothionein and
ceruloplasmin. Physiol Rev 1985 ; 65 : 238 ;
(Abstract).
102 Prasad AS. Clinical manifestations of zinc deficiency.
Am Rev Nutr 1985 ; 5 : 341 ; (Abstract).
103 Fitzgeral FT, Tierney IM. Trace metal, in human
disease. Adv Intern Med 1984 ; 30 : 337 ;
(Abstract).
104 Williams DG. Copper deficiency in humans. Semin Hematol
1983 ; 20 : 118 ; (Abstract).
105 Neve J, Vertongen F, Molle L. Selenium
deficiency. Clin Endocrinol Metab 1985 ; 14 : 629 ;
(Abstract).
106 Robinson MF. Selenium in human nutrition in New Zeland.
Nutr Rev 1989 ; 47 : 99-107.
107 Featherstone JDB. The mechanism of dental decay. Nutr
Today 1987 ; 22 : 10-6 ; (Abstract).
108 Wallach S. Clinical and biochemical aspects of chromium
deficiency. J Am Coll Nutr 1985 ; 107 : 4 ;
(Abstract).
109 Geelhoed GW. Metabolic maladaptation : individual
and social consequences of medical intervention in correcting
endemic hypothyroidism. Nutrition 1999 ; 15 : 908-32.
110 Thilly CH, Dupin H. Le goitre endémique et la
pathologie liée à la carence en iode. Epidémiologie et politique de
prévention. In : Hercberg S, Dupin H, Papoz L,
Galan P, eds. Nutrition et santé publique. Approche
épidémiologique et politique de prévention. Paris : Technique
et Documentation-Lavoisier, 1985.
|