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Quelle place pour les biomarqueurs dans le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées ?


Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement. Volume 8, Numéro 1, 25-31, mars 2010, Synthèse

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Pierre Krolak-Salmon

Résumé : Le diagnostic étiologique d’un trouble cognitif progressif ou d’un syndrome démentiel requiert un faisceau d’arguments cliniques, neuropsychologiques, biologiques et neuroradiologiques. La place des biomarqueurs, qu’ils soient biologiques ou radiologiques, est croissante du fait de leur valeur diagnostique illustrée récemment par plusieurs études utilisant la neuropathologie comme référence. Ils permettent d’évoquer les lésions histologiques sous-jacentes, parfois des combinaisons de lésions, à l’origine de syndromes cliniques parfois trompeurs. Ainsi, la sensibilité et la spécificité des marqueurs du liquide céphalorachidien – protéines tau, phospho-tau et amyloïde - dépassent maintenant 85 %, que ce soit au stade démentiel ou prodromal de la maladie d’Alzheimer (MA). L’IRM encéphalique préconisée par la HAS en cas de syndrome démentiel peut montrer des aspects évocateurs de MA, en particulier l’atrophie temporale interne. Le Dat-Scan ® est indiqué pour étayer les critères diagnostiques de la maladie à corps de Lewy lorsque le syndrome parkinsonien manque. Les troubles métaboliques observés en TEMP ou TEP dans les régions corticales postérieures, en particulier dans la région du carrefour et du gyrus cingulaire postérieur, permettent d’évoquer la MA en cas de présentation atypique. La recherche actuellement très active vise à déterminer des biomarqueurs sériques et des techniques d’imagerie utilisant des traceurs spécifiques des lésions histologiques caractéristiques de la MA.

Mots-clés : maladie d’Alzheimer, démence frontotemporale, biomarqueurs, liquide céphalorachidien, neuro-imagerie

 

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