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Formes autosomiques dominantes


Médecine thérapeutique. Volume 3, Numéro 5, 364-8, Mai 1997, REVUE : Maladie d'Alzheimer

Article gratuit  

Auteur(s) : Thierry Frebourg, Cécile Dumanchin, Dominique Campion

Résumé : La maladie d’Alzheimer représente la cause la plus fréquente de démence et se caractérise par des troubles de la mémoire et une altération progressive des fonctions intellectuelles. L’évolution progressive conduit à une perte totale de l’autonomie et la mort survient en général entre cinq et dix ans après le début des symptômes. Le taux de prévalence est de 0,02 % entre 30 et 60 ans, de 0,3 % entre 60 et 70 ans et de 3,2 % entre 70 et 80 ans. Cette maladie constitue un problème majeur de santé publique puisque le nombre de personnes atteintes en France est actuellement estimé à 280 000 et devrait atteindre 292 000 en l’an 2000 du fait du vieillissement de la population. Sur le plan histopathologique, la maladie se caractérise par deux types de lésions au niveau du cerveau : d’une part des lésions extracellulaires, les plaques séniles, dues à une accumulation d’un peptide de 39 à 43 acides aminés, le peptide Ab, issu d’un précurseur protéique, l’APP ou amyloid protein precursor et, d’autre part, des lésions intraneuronales, les dégénérescences neurofibrillaires, caractérisées par une accumulation intracellulaire de filaments hélicoïdaux constitués essentiellement de protéine Tau anormalement phosphorylée. À ces lésions s’associent des neurites dystrophiques et des pertes neuronales. Si les caractéristiques histopathologiques de la maladie sont connues depuis de nombreuses années et constituent les critères d’un diagnostic de certitude, ce n’est que récemment que les travaux de génétique moléculaire ont permis une avancée considérable dans la compréhension de la physiopathologie de la maladie.

Mots-clés : maladie d’Alzheimer, mutation, amyloïde, préséniline.

 

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