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Prise en charge psycho-sociale de l’insuffisance rénale chronique terminale


Médecine thérapeutique. Volume 4, Numéro 7, 553-5, Août-Septembre 1998, Revue : Insuffisance rénale terminale

Article gratuit  

Auteur(s) : Johanna Zingraff, Lise Gailhoustet, Malik Touam

Résumé : L’insuffisance rénale chronique pose des problèmes d’ordre familial, professionnel et psychologique surtout vers le terme de son évolution, lorsqu’un traitement de substitution doit être envisagé. La prise en charge de ces problèmes doit commencer bien avant la date prévue pour débuter l’épuration extrarénale, voire avant la préparation « médicale » comprenant la vaccination contre l’hépatite B et la création de l’abord vasculaire. La première étape comprend l’information du patient, destinée à lui expliquer le principe du traitement de substitution, le pourquoi de la création de l’abord vasculaire ou péritonéal. Il faut prévoir un entretien avec l’assistante sociale pour la mise en œuvre et l’organisation pratique du traitement et les modifications éventuelles à envisager dans le domaine de la situation socio-professionnelle du patient. Un soutien par un(e) psychologue, souhait secret de beaucoup de malades, devrait pouvoir aider tout patient atteint d’insuffisance rénale à aborder les problèmes à venir le plus sereinement possible. En pratique, la « psycho-néphrologie » n’a pas pris, en France, l’essor qu’elle connaît aux états-Unis et le rôle du psychologue en néphrologie est loin d’être reconnu comme indispensable, contrairement à ce qui se passe dans bien d’autres disciplines cliniques. Dans la prise en charge précoce de l’insuffisance rénale, le néphrologue est le premier à intervenir, même dans la préparation psychologique du patient. C’est lui qui fera comprendre à son patient l’intérêt de rencontrer une assistante sociale. L’entretien avec un(e) psychologue, pourtant souhaitable, se fait en pratique bien plus tard et en général guère avant le début des dialyses. Une information éclairée est à la base d’une bonne préparation à la dialyse, indispensable pour orienter le patient vers des solutions comme l’autodialyse ou, même, la dialyse à domicile, lui permettra, du fait de sa participation active, d’avoir une plus grande autonomie. La qualité de vie du patient soumis au traitement substitutif qu’est l’épuration extrarénale (hémodialyse et dialyse péritonéale) et, même, pendant la transplantation rénale, dépend de la motivation et de l’efficacité de l’ensemble de l’équipe du service de néphrologie : médecins, infirmières, aides soignantes, assistantes sociales et psychologues.

Mots-clés : insuffisance rénale terminale, prise en charge psycho-sociale.

 

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