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Baisse d’acuité visuelle


Médecine thérapeutique. Volume 4, Numéro 4, 307-15, Avril 1998, Démarches diagnostiques

Article gratuit  

Auteur(s) : Franck Fajnkuchen, Gilles Chaine

Résumé : En présence d’une baisse d’acuité visuelle, le contexte clinique et socio-économique doit permettre, le plus souvent, d’orienter le diagnostic étiologique. Dans les pays en développement, la cataracte, le trachome, l’onchocercose et la xérophtalmie en sont les principales causes. Dans les pays industrialisés, les étiologies majeures de la baisse d’acuité visuelle sont constituées, chez les sujets âgés de 20 à 60 ans, par la rétinopathie diabétique et, chez les sujets de plus de 60 ans, par la cataracte, la dégénérescence maculaire liée à l’âge et le glaucome chronique. La démarche diagnostique privilégie, dans cet article*, l’ensemble des données cliniques et environnementales pouvant être rassemblées par un non-spécialiste (encadré). Ces données sont parfois suffisantes pour obtenir un diagnostic étiologique précis mais, dans tous les cas, elles contribuent, avec l’examen de l’ophtalmologiste (qui est le plus souvent indispensable), à le préciser. DEFINITIONS Cercle périkératique : hyperhémie conjonctivale prédominant autour de la cornée. Il s’observe en cas de glaucome par fermeture de l’angle et de kératite. Diplopie : vision double. Lorsqu’elle persiste à l’occlusion d’un oeil, elle est dite monoculaire, dans le cas contraire elle est binoculaire. Emmétropie : chez le sujet normal, les rayons lumineux venant de l’infini se focalisent sur la rétine, sans accommodation : l’oeil est dit emmétrope. Héméralopie : mauvaise vision crépusculaire. Métamorphopsies : perturbation de la perception des images qui sont vues déformées, les lignes droites apparaissent ondulées. Elles sont le témoin d’une atteinte maculaire. Micropsies : perception anormale d’une image qui apparaît de très faible dimension. Myodésopsies : impression de corps flottants se déplaçant avec inertie lors des mouvements du globe. Ils sont particulièrement bien perçus dans les situations de fort contraste. Phosphènes : impression lumineuse survenant sous la forme d’éclairs dans une partie du champ visuel. Photophobie : hypersensibilité douloureuse à la lumière, elle peut être le témoin d’une atteinte du segment antérieur. Scotome : îlot de non-perception dans le champ visuel.

Mots-clés : dégénérescences maculaires, rétinopathies pigmentaires, glaucome, cataracte, neuropathie optique.

 

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