ARTICLE
pnv.2011.0253
Auteur(s) : Nolya Haïda1,
Marion Albouy-Llaty2, Céline
Baudemont1, Fabienne Bellarbre1, Marc Paccalin1 m.paccalin@chu-poitiers.fr
1 Département de gériatrie-Pôle médecine,
2 Unité d’évaluation médicale-Pôle pharmacie-Santé
publique, CHU La Milétrie, Poitiers
Tirés à part : M. Paccalin
Points clés
- • La fibrillation atriale impose la prescription
d’antithrombotiques pour prévenir le risque d’embolie cérébrale.
Mais, en particulier chez le sujet âgé, existe également un risque
d’accident hémorragique.
- • Le score de CHADS2 permet de repérer les patients
dont le risque ischémique associé à la FA justifie la prescription
d’un antithrombotique lorsque le score est supérieur ou égal à
2.
- • Dans un échantillon de sujets âgés hospitalisés en service de
court séjour gériatrique, un score CHADS2 ≥ 2 n’était
pas associé à la prescription d’antithrombotique dans 56 % des
cas.
- • Une relation significative avec une non prescription est
observée avec 5 facteurs (score MMS < 26, score hémorragique
(HEMORR2HAGES) élevé, démence connue, score GIR ≤ 4 et
antécédent de chute), mais ils n’expliquent que 19 % de la non
prescription.
- • D’autres facteurs interviennent dans l’absence de
prescription d’antithrombotiques chez les sujets âgés présentant
une FA qui restent à définir.
La fibrillation atriale (FA) est une maladie fréquente qui
touche 750 000 Français, avec une incidence de 100 000
nouveaux cas par an. La prévalence augmente avec l’âge, atteignant
environ 9 % de la population âgée de plus de 80 ans [1-3].
L’existence d’une FA, quel que soit son type, multiplie le risque
d’AVC d’un facteur 5 par rapport à une population en rythme
sinusal, et ce d’autant plus que le sujet est âgé [4]. Les données
de Framingham montrent un risque évalué à 1,5 % pour les
sujets âgés de 50 à 59 ans et à 23,5 % pour les 80-89 ans [4].
La base de données Cochrane conclut à une réduction de 32 % du
risque d’AVC sous AVK à dose efficace (OR : 0,68 [IC
95 % : 0,54-0,85]) [5]. Les recommandations
CHADS2 (Cardiac Failure, Hypertension, Age, Diabetes,
Stroke) préconisent ainsi une anticoagulation par AVK pour un
score ≥ 2 au regard du risque d’AVC (tableau 1) [6]. Malgré cela, les AVK
restent sous prescrits dans la prise en charge de la FA au sein de
la population gériatrique. La sous-estimation du risque embolique
et la crainte des accidents hémorragiques sont probablement
responsables de cette sous-prescription [7-9].
Tableau 1 Risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) en
l’absence d’anticoagulation selon le score CHADS2
[6].
Risk of stroke in the absence of anticoagulant therapy according
to the score CHADS2 [6].
| Score CHADS2 |
Taux ajusté d’AVC (%/an) |
IC 95 % |
| 0 |
1,9 |
1,2-3 |
| 1 |
2,8 |
2-3,8 |
| 2 |
4,0 |
3,1-5,1 |
| 3 |
5,9 |
4,6-7,3 |
| 4 |
8,5 |
6,3-11,1 |
| 5 |
12,5 |
8,2-17,5 |
| 6 |
18,2 |
10,5-27,4 |
Nous avons mené une étude avec pour objectif principal
d’analyser l’adéquation entre les prescriptions d’antithrombotiques
et les recommandations CHADS2 ≥ 2 dans la FA, au sein
d’une population hospitalisée en gériatrie. Il s’agit d’une étude
préalable à la mise en place d’une évaluation des pratiques
professionnelles (EPP) pour l’optimisation de la prise en charge
des patients avec FA.
Patients et méthode
Il s’agit d’une étude transversale rétrospective qui a recensé
les patients > 75 ans, avec FA, hospitalisés entre le
1er juillet 2009 et le 31 décembre 2009 dans
les unités de médecine gériatrique du CHU de Poitiers. Les patients
ont été sélectionnés grâce aux données PMSI (FA comme diagnostic
principal ou associé ; code I48). Dans le cas où le patient
était hospitalisé à plusieurs reprises lors de la période étudiée,
chaque séjour a été considéré car il correspondait à un nouveau
moment de réévaluation de l’ordonnance.
Critères d’exclusion
Les patients avec les caractéristiques suivantes ont été exclus
de l’étude : autre indication médicale à un traitement par AVK
(valve mécanique ou maladie thromboembolique veineuse) et
bithérapie antithrombotique (antiagrégant et AVK). L’élaboration du
formulaire de recueil de données informatisé sous
Microsoft® Access 2002, a eu lieu entre mai et
juillet 2010. Un pré test auprès de 36 dossiers a été réalisé.
Le recueil des données issues du dossier médical et la saisie ont
été effectués en aoÛt 2010.
Critères étudiés
Nous avons recueilli les caractéristiques épidémiologiques, le
traitement antithrombotique prescrit et les items permettant de
calculer les scores de risque ischémique (CHADS2) et de
risque hémorragique sous antithrombotique (HEMORR2HAGES)
[6, 10]. Le score de CHADS2 attribue 1 point pour les
items : âge > 75 ans, insuffisance cardiaque, HTA, diabète
et 2 points pour un antécédent d’AVC ou AIT. Le risque hémorragique
a été quantifié par le score HEMORR2HAGES. L’item
correspondant au génotypage du cytochrome P450 2C9 (CYP2C9) et de
la vitamin K epoxide reductase complex 1 (génotype VKORC1)
n’a pas été pris en compte, soit un score maximal à 11 points. Le
risque hémorragique est faible (score ≤ 1), modéré (score de 2 à 3)
ou élevé (score ≥ 4). Nous avons considéré l’insuffisance rénale
comme sévère si la clairance de la créatinine était inférieure à
30 mL/min (formule de Cockcroft et Gault). Un antécédent de
chute récente (< 12 mois), l’existence de troubles cognitifs et
le degré d’autonomie à la fin du séjour (score GIR) étaient
également recherchés dans les dossiers médicaux.
L’objectif principal était d’évaluer la conformité aux
recommandations CHADS2, des prescriptions
d’antithrombotiques chez les patients hospitalisés atteints de FA.
L’objectif secondaire était de chercher des déterminants du non
suivi des recommandations chez les patients avec score
CHADS2 ≥ 2.
Analyse statistique
Les variables quantitatives ont été décrites par leur moyenne et
écart type. Les variables qualitatives ont été décrites par leur
effectif et en pourcentages. La comparaison des caractéristiques
des patients selon la conformité aux recommandations
CHADS2 a été effectuée à l’aide d’un test du χ2 ou de
Fisher, selon les conditions d’application pour les variables
qualitatives et d’un test de Student pour les variables
quantitatives. Puis, nous avons expliqué la conformité aux
recommandations par une régression logistique simple, en ne
retenant que les variables significatives à 20 % en analyse
bivariée (modèle ajusté sur l’âge, le sexe, la démence, le MMS, le
GIR, la durée d’hospitalisation, les antécédents de chutes, de
cancer, la contre-indication aux AVK et le score
HEMORR2HAGES). La part de la variance totale expliquée
par le modèle multivarié a été calculée par le coefficient de
Ménard. L’analyse a été réalisée avec le logiciel SAS V
9.2® (SAS INSTITUTE).
Résultats
Au cours de la période concernée, 230 séjours hospitaliers de
patients > 75 ans avec saisie du codage I48 (FA) ont été
répertoriés ; 69 séjours ont été exclus : autre
indication aux AVK (n = 51), bithérapie par aspirine et AVK (8),
dossiers non disponibles (8) et erreur de saisie du codage I48 (2).
Au total, 161 séjours ont été inclus sur les 6 mois de recueil,
regroupant une première hospitalisation pour 138 patients, un
second séjour dans 20 cas, un troisième pour 2 patients et un
quatrième séjour pour 1 patient. L’âge moyen des patients était de
87,4 ± 5,4 ans [76-100]. Le score d’autonomie GIR était en moyenne
de 3,0 ± 1,2 (40 % avec score GIR ≤ 4 à la sortie).
Dix-huit dossiers étaient classés score CHADS2 = 1 et
143 avec un score ≥ 2 (88,9 %). Sur les 161 ordonnances, 140
(86,9 %) comportaient un traitement antithrombotique. Soixante
et onze ordonnances (44 %) étaient conformes aux
recommandations CHADS2 : 11 (15 %) avec
prescription d’aspirine et 60 avec AVK (85 %). Les 90
ordonnances non conformes aux recommandations correspondaient à une
prescription d’aspirine malgré un score CHADS2 ≥ 2
(n = 52) ou à l’absence de traitement antithrombotique (n = 38 dont
34 avec score ≥ 2). Cent seize séjours concernaient des patients à
risque hémorragique élevé (score HEMORR2HAGES ≥ 4), 43
séjours des patients à risque modéré et 2 hospitalisations des
patients à risque hémorragique faible. Un antécédent de chute était
décrit dans 60 % des dossiers.
Le tableau 2 rapporte les
caractéristiques épidémiologiques des 143 patients avec
CHADS2 ≥ 2 selon la conformité de leur traitement
antithrombotique. Parmi ces patients, 111 (78 %) présentaient
un risque hémorragique majeur et 31 (22 %) un risque modéré.
L’absence de traitement conforme aux recommandations concernait
60,1 % des patients. Les scores GIR et MMS moyens étaient
significativement plus élevés chez les patients avec prescription
conforme : respectivement 3,5 ± 1,2 versus 2,7 ± 1,2
pour le GIR (p = 0,0006) et 20,6 ± 6,7 versus 17,8 ± 6,0
(p = 0,03). L’analyse bivariée identifie 5 variables
significativement associées à une non conformité de
prescription : un score MMS < 26 (odds ratio (OR)
3,17 ; [intervalle de confiance 95 % : 1,23-8,17]),
un score hémorragique élevé (OR 2,88 [1,28-6,47]), l’existence
d’une démence (OR 2,46 [1,01-5,95]), une autonomie altérée avec
score GIR ≤ 4 (OR 2,43 [1,23-4,84]) et un antécédent de chute (OR
2,42 [1,13-5,17]). En analyse multivariée, aucune variable n’est
significative (tableau 3). L’ensemble
des variables n’explique cependant que 19 % de la non
conformité des ordonnances.
Tableau 2 Caractéristiques de la population avec score
CHADS2 ≥ 2, selon la conformité du traitement
antithrombotique prescrit.
Population characteristics with CHADS2 score ≥ 2,
according to the conformity of the antithrombotic therapy
prescribed.
|
| Prescription conformen = 57 |
Prescription non conformen = 86 |
| Sexe : hommes/femmes (%) |
21 (36,8 %)/36 (63,1 %) |
43 (50 %)/43 (50 %) |
| Âge moyen ± ET (années) |
86,0 ± 4,8 |
87,0 ± 6,0 |
| Tranches d’âge (%) |
| < 84 ans |
12 (21 %) |
20 (23 %) |
| 84-86 ans |
19 (33 %) |
16 (19 %) |
| 87-90 ans |
15 (26 %) |
20 (23 %) |
| > 90 ans |
11 (19 %) |
30 (35 %) |
| Troubles cognitifs |
28 (49,1 %) |
55 (63,9 %) |
| Score MMS moyen ± ET |
20,6 ± 6,7 |
17,8 ± 6,0 |
| Score GIR moyen ± ET |
3,5 ± 1,2 |
2,7 ± 1,2 |
| Antécédent de chute |
28 (49,1 %) |
56 (65 %) |
| Score HEMORR2HAGES |
| Risque modéré |
19 (33,3 %) |
13 (15 %) |
| Risque élevé |
37 (64,9 %) |
73 (85 %) |
ET : écart type
Tableau 3 Analyse des facteurs de non-conformité aux
recommandations CHADS2 des 143 patients ≥ 75 ans avec FA
et score CHADS2 ≥ 2.
Non-conformity factor analysis according to CHADS2
recommendations of 143 patients ≥75 years with atrial fibrillation
and CHADS2 score ≥2.
|
| Odds ratio |
IC 95 % |
OR ajusté |
IC 95 % |
| Sexe |
| Femme |
1 |
| 1 |
|
| Homme |
1,71 |
[0,87-3,40] |
2,33 |
[0,67-8,13] |
| Âge |
| < 84 ans |
1 |
| 1 |
|
| 84-86 ans |
0,51 |
[0,19-1,34] |
0,48 |
[0,11-2,36] |
| 87-90 ans |
0,80 |
[0,30-2,13] |
0,47 |
[0,09-2,60] |
| > 90 ans |
1,64 |
[0,61-4,43] |
1,69 |
[0,35-9,22] |
| Durée d’hospitalisation |
| > 25 jours |
1 |
| 1 |
|
| 15-25 jours |
0,39 |
[0,48-4,37] |
0,60 |
[0,15-2,40] |
| 9-14 jours |
0,56 |
[0,22-1,45] |
1,92 |
[0,38-9,72] |
| 0-8 jours |
1,44 |
[0,15-1,02] |
4,59 |
[0,64-32,84] |
| Antécédent de cancer |
| Non |
1 |
| 1 |
|
| Oui |
2,21 |
[0,81-6,03] |
1,31 |
[0,30-5,69] |
| Antécédent de chute |
| Non |
1 |
| 1 |
|
| Oui |
2,42 |
[1,13-5,17] |
3,95 |
[0,82-18,97] |
| GIR |
|
|
| |
| ≥ 4 |
1 |
| 1 |
|
| < 4 |
2,43 |
[1,23-4,84] |
1,52 |
[0,39-5,95] |
| Démence |
| Non |
1 |
| 1 |
|
| Oui |
2,46 |
[1,01-5,95] |
4,71 |
[0,53-41,58] |
| MMS |
| ≥ 26 |
1 |
| 1 |
|
| < 26 |
3,17 |
[1,23-8,17] |
0,77 |
[0,06-9,24] |
| Contre-indication aux AVK |
| Non |
1 |
| 1 |
|
| Oui |
2,44 |
[0,90-6,59] |
3,99 |
[0,80-19,87] |
| Score
HEMORR2HAGES |
| Modéré |
1 |
| 1 |
|
| Élevé |
2,88 |
[1,28-6,47] |
0,46 |
[0,08-56] |
Discussion
Notre étude rétrospective indique 56 % d’inadéquation entre
les prescriptions de traitements antithrombotiques et les
recommandations CHADS2 préconisées dans la FA. Les
ordonnances ne comportant aucun médicament antithrombotique
représentaient un quart des prescriptions quel que soit le niveau
de risque ischémique.
Le taux de non-conformité atteignait 60 % chez les patients
avec score CHADS2 ≥ 2, correspondant à des ordonnances
sans traitement antithrombotique ou comportant de l’aspirine alors
qu’un traitement par AVK était préconisé. Cinq variables étaient
significativement plus souvent identifiées chez ces patients :
une altération cognitive (syndrome démentiel et MMS < 26), une
autonomie altérée, un antécédent de chute et un score de risque
hémorragique élevé.
Les AVK représentent le meilleur traitement antithrombotique en
prévention primaire et secondaire de l’AVC. Une première
méta-analyse a été publiée en 1999 : la warfarine à dose
efficace réduisait le risque d’AVC de 62 % (IC 95 %,
48 %-72 %) avec une réduction absolue du risque de
2,7 %/année en prévention primaire et de 8,4 %/année en
prévention secondaire. Par comparaison à l’aspirine, la warfarine
permettait une réduction relative du risque d’AVC de 36 % [IC
95 %, 14 %-52 %]) [11]. Une seconde méta-analyse,
publiée en 2007, retrouvait sensiblement les mêmes résultats [12].
Toute la difficulté dans la prescription des traitements
anticoagulants réside dans le fait que les sujets les plus
nécessiteux de ce type de traitement sont également les plus à
risque de complications hémorragiques secondaires, avec une crainte
de l’événement hémorragique qui pénalise le rapport bénéfice-risque
[13]. Les AVK constituent toujours la première cause médicamenteuse
d’hospitalisation pour effet indésirable, évaluée à 22,4 % des
causes d’hospitalisation dans la dernière enquête ENEIS menée en
2009 [14].
La chute représente un frein à la prescription d’un
anticoagulant oral. Cet antécédent est très fréquent dans la
population gériatrique, comme dans notre étude (60 % des
séjours étudiés) où l’analyse bivariée montre un lien significatif
entre la chute et le non suivi des recommandations. Les
antiagrégants semblent autant concernés que les AVK dans la
survenue de complications hémorragiques après chute [15, 16].
Cependant, par crainte du risque hémorragique sous AVK, nous sommes
amenés à prescrire un antiagrégant qui ne préserve pas pour autant
de ces complications. Par ailleurs, le risque de chute et
l’existence d’une démence étaient intégrés dans le calcul du score
HEMORR2HAGES [10], mais ne sont plus pris en compte dans
le nouveau score de risque hémorragique HAS-BLED [17].
Le taux faible d’adéquation thérapeutique dans notre étude a
probablement été majoré par l’inclusion de patients dont la prise
en charge thérapeutique était palliative. Dans ces cas, les
prescriptions se limitent parfois à des soins de confort, et
certains traitements, dont les antithrombotiques et a
fortiori les AVK, sont interrompus.
Les patients les plus vulnérables (autonomie et statut cognitif
altérés, avec antécédent de chute) représentent un groupe avec
moindre suivi des recommandations. La question se pose de savoir si
les médecins n’accordent pas trop d’importance à ces items de
l’évaluation standardisée. La survenue d’un AVC chez un sujet
vulnérable, ne peut qu’aggraver l’autonomie et le déclin cognitif.
Néanmoins, les variables analysées n’expliquent que 19 % de la
non-conformité aux recommandations CHADS2. Ceci indique
que d’autres variables n’ont pas été prises en compte, certaines
concernant le patient comme les co-morbidités ou la polymédication
et d’autres probablement liées au prescripteur.
Les nouvelles recommandations CHA2DS2-VASc
(congestive heart failure, hypertension, age, diabetes, stroke,
vascular disease, sex category), attribuent un poids supérieur
à un âge élevé (≥ 75 ans) [18]. L’utilisation de ce score va
peut-être diminuer l’appréhension à prescrire des anticoagulants.
Il conviendra néanmoins de toujours considérer la balance
bénéfice–risque à l’échelon individuel. L’éducation thérapeutique
des patients gériatriques et de leur entourage n’étant pas toujours
réalisée ou efficiente, la sécurisation de l’observance
thérapeutique constitue probablement un des arguments majeurs au
suivi des recommandations.
La non-conformité aux recommandations était élevée dans notre
étude et concernait surtout les patients avec un risque ischémique
élevé. Cette inertie thérapeutique apparaît d’autant plus
importante que le patient présente un profil plus gériatrique. Si
la décision thérapeutique ne peut se baser uniquement sur des
scores établis, il importe néanmoins de diffuser ces
recommandations et de bien argumenter le suivi ou non des
recommandations dans le dossier des patients.
Conflits d’intérêts: aucun.
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