John Libbey Eurotext

Médecine

L’Assurance Maladie au service de la santé des 60 millions d’assurés du régime général Volume 12, supplément 1, Octobre 2016

Si l’Assurance Maladie contribue à la prise en charge des frais de santé des assurés, elle collabore également à la mise en œuvre d’actions de prévention et de santé publique définies par la Direction générale de la santé. En lien avec les médecins et avec des institutions telles que Santé publique France, l’Assurance Maladie participe au développement d’une culture de prévention qui permet d’éviter des prises en charges coûteuses, dans un pays encore caractérisé par une culture plus curative que préventive.

L’Assurance Maladie s’est ainsi mobilisée, en partenariat avec la DGS et l’INCa, pour favoriser le dépistage de certains cancers. Une nouvelle génération de tests immunologiques plus simples et plus fiables est utilisée depuis 2015 pour dépister le cancer colorectal. Depuis 2008, 18 millions de personnes de 50 à 74 ans ont réalisé un test de dépistage du cancer colorectal. Ce succès a été permis grâce à une forte mobilisation des médecins, une bonne adhésion des assurés et un partenariat entre l’Assurance Maladie et l’INCa.

Depuis plus de 25 ans, l’Assurance Maladie intervient également comme opérateur-clé de la vaccination. En 2015, 360 000 courriers ont été envoyés aux parents d’enfants âgés d’un an pour les sensibiliser à la vaccination contre la rougeole-oreillons-rubéole (ROR). Contre la grippe, l’Assurance Maladie prend en charge des vaccins, envoie des lettres de rappel pour encourager la couverture vaccinale des quelque 10 millions de personnes ciblées (personnes âgées de plus de 65 ans, malades chroniques, femmes enceintes…).

L’Assurance Maladie conduit également des actions importantes contre la surmédicalisation, en faveur d’une consommation raisonnée d’antibiotiques pour lutter contre les résistances bactériennes ou contre la iatrogénie médicamenteuse, notamment chez les personnes âgées chez qui la poly-médication peut être dangereuse.

Enfin, grâce aux données de remboursements issues du système d’information de l’Assurance Maladie, la consommation de soins et les pratiques de prescription en France peuvent être objectivées. Ces données sont largement exploitées par des organismes externes de recherche (Inserm, CNRS…) comme par nos propres équipes qui réalisent des études à partir d’observations en vie réelle sur l’ensemble des assurés (fibrates en prévention primaire, vaccination HPV, NACO…) apportant ainsi une robustesse inégalée en termes d’observations pharmaco-épidémiologiques.

Pour les années à venir, notre ambition est d’intervenir de façon croissante dans le champ de la prévention contre les facteurs de risques, comme le tabagisme et l’obésité, car il s’agit de deux enjeux primordiaux de santé publique qui requièrent un engagement collectif.

Liens d’intérêts

l’auteur déclare n’avoir aucun lien d’intérêt en rapport avec l’article.