John Libbey Eurotext

Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

Éditorial Volume 3, numéro 1, Janvier-Février 2017

Ce numéro d’ITO post-élection présidentielle apporte lui aussi ses surprises. Il s’enrichit d’une nouvelle rubrique, celle de la veille à l’innovation (p. 11-9). Toute publication originale de résultats d’études cliniques ou biologiques est habitée par le même désir d’innover. Notre défi est de repérer dans le flot quotidien d’information le petit nombre d’études qui modifiera nos algorithmes décisionnels ou nos thérapeutiques. La détection de ces perles rares, dans les grands journaux cliniques comme dans des revues plus fondamentales, réclame une vigilance permanente, qui sera assurée par Bruno Echinard. Nous lui souhaitons la bienvenue.

L’irruption des « thérapies ciblées » dans notre arsenal thérapeutique a modifié en profondeur la prise en charge des patients. Certaines toxicités, inconnues il y a quelques années, sont maintenant enseignées à nos étudiants. Céline Boutros et Caroline Robert consacrent un article sur l’identification et la prise en charge des effets secondaires des nouvelles immunothérapies (p. 21-8). Bernard Asselain et Xavier Paoletti retracent les évolutions méthodologiques consenties dans les essais cliniques ces dernières années pour s’adapter aux caractéristiques de ces nouveaux venus (p. 33-8).

Le traitement de la maladie de Hodgkin, un des premiers cancers guéris, revient à l’honneur sous la plume de Pauline Brice, qui nous retrace la progression du brentuximab vedotin vers le traitement en première ligne (p. 29-32). Youlia Kirova et JiaYi Chen, pour leur part, adressent un plaidoyer pour l’utilisation de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité dans cette indication (p. 39-40).

Les tests génomiques utilisés dans le cancer du sein suscitent actuellement une vive polémique en raison de questions sur leur valeur prédictive, encore sans réponse. Leur accès a été facilité par leur inscription au Référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN). Delphine Héquet et Roman Rouzier reviennent pour nous sur les conditions d’utilisation (p. 41-3).

Dans son billet (p. 8-10), UNICANCER ne nous invite pas au fameux festival londonien, mais s’empare des PROMs. C’est l’acronyme anglophone pour désigner des questionnaires validés et standardisés, complétés par les patients, pour mesurer leurs perceptions vis-à-vis de leur propre statut fonctionnel et de bien-être. Ces outils, souvent assimilés aux questionnaires de qualité de vie, sont utilisés par UNICANCER comme outil d’amélioration des relations et de la communication.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Remerciements et autres mentions

Financement : aucun.

Liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt.