ARTICLE
Le risque de dissémination tumorale
Bien que son incidence soit probablement sous-évaluée,
la survenue d'une métastase pariétale au niveau de la cicatrice
est rarement observée après chirurgie pour cancer par laparotomie.
Seules deux études prospectives ont analysé ce risque après
plus de 1 500 exérèses à visée curative d'un
cancer colorectal et ont montré que ce taux était inférieur
à 1 % [6, 7]. En revanche, depuis le premier cas de métastase
pariétale sur cicatrice de trocart rapporté par Alexander
et al. [8] en 1993 après hémicolectomie droite par
clioscopie pour cancer, la dissémination néoplasique
aux cicatrices de trocart et à la séreuse péritonéale
constitue la complication majeure de la chirurgie clioscopique pour
cancers digestifs. Depuis 1993, plus de 100 cas de métastases pariétales
ont été rapportés et concernent aussi bien les tumeurs
colorectales, de la vésicule biliaire, gastriques, sophagiennes,
que pancréatiques ou hépatiques [5, 9]. Initialement, il
a été suggéré que cette dissémination
tumorale ne pouvait survenir qu'en cas de manipulation exagérée
de tumeur avancée et que l'insufflation de CO2 était
le principal agent disséminateur. Cependant, des cas de métastase
sur cicatrice de trocart ont été rapportés après
exérèses de lésions peu invasives (tableau
1), après des clioscopies diagnostiques sans manipulation
tumorale [16] ainsi qu'après des thoracoscopies sans insufflation
de CO2 [17].
Les mécanismes de la dissémination
tumorale
De nombreuses études expérimentales ont été
menées in vivo et in vitro afin de tenter d'expliquer
les mécanismes de la dissémination tumorale au cours de
la clioscopie. Les principaux mécanismes sont résumés
dans le tableau 2.
Tout d'abord, l'influence de la clioscopie sur la croissance tumorale
est actuellement controversée. En effet, il était suggéré
initialement que, parce que la clioscopie diminuait la réponse
du système immunitaire au traumatisme opératoire par rapport
à une laparotomie [18], elle pouvait réduire la croissance
tumorale. Ceci a été confirmé par une étude
expérimentale chez le rat qui montrait que le poids tumoral après
injection de cellules tumorales d'origine colique dans la capsule rénale
était significativement plus élevé 12 jours après
une résection de grêle par laparotomie qu'après la
même résection réalisée par clioscopie
[19]. Cependant, d'autres études ont montré que la clioscopie
n'avait pas d'influence sur la croissance tumorale et pouvait même
l'augmenter [20], si bien qu'il est impossible de conclure sur le rôle
bénéfique ou délétère que peut avoir
la clioscopie sur la croissance tumorale.
La contamination directe est le mécanisme actuellement reconnu
par tous les auteurs. Il peut s'agir d'un contact direct entre la tumeur
et la paroi lors de l'extraction de la pièce opératoire
ou d'une contamination pariétale par des instruments porteurs de
cellules néoplasiques détachées de la tumeur. Ce
mécanisme a été démontré par plusieurs
études expérimentales [21] et, même en l'absence de
pneumopéritoine, la manipulation tumorale augmente la survenue
de greffe pariétale probablement par accentuation des phénomènes
de détachement cellulaire [22].
En raison des épisodes successifs d'insufflation et d'exsufflation
de gaz carbonique survenant au cours d'une clioscopie, il a été
proposé que des cellules tumorales exfoliées se retrouvent
en suspension gazeuse dans la cavité péritonéale
et migrent au niveau des orifices de trocart lors de l'évacuation
du gaz par ces mêmes orifices [5]. Ce mécanisme pourrait
être plus particulièrement impliqué en cas de tumeurs
biliaires et pourrait expliquer la survenue précoce de métastases
pariétales au niveau des orifices de trocart après cholécystectomie
clioscopique pour cancer insoupçonné [5]. De plus,
ce mécanisme pourrait expliquer la survenue de métastases
pariétales sur les orifices de trocarts non opérateurs.
Si ce mécanisme paraît possible au plan théorique,
aucune étude expérimentale n'a pu mettre en évidence
la présence de cellules tumorales dans des prélèvements
de gaz carbonique utilisé pour la réalisation du pneumopéritoine.
Étant la principale différence entre la clioscopie
et la laparotomie, le pneumopéritoine utilisant du gaz carbonique
joue probablement un rôle majeur dans la dissémination tumorale.
Tout d'abord le pneumopéritoine entraîne une distension de
la paroi abdominale responsable d'une altération des cellules mésothéliales
et d'une libération de médiateurs inflammatoires comme le
tumor growth factor (TGF) qui favoriserait la prolifération
des cellules tumorales piégées dans la paroi. Cette hypothèse
a été confirmée par une étude expérimentale
qui montrait que le risque de dissémination pariétale était
directement corrélé au niveau de pression intra-abdominale
[23]. Cependant, plus que l'effet mécanique du pneumopéritoine,
c'est l'utilisation de gaz carbonique qui semble être l'élément
prépondérant. En effet, le gaz carbonique semble être
responsable d'une acidose cellulaire qui touche à la fois les cellules
tumorales et les macrophages intra-péritonéaux [24]. Cette
acidose intracellulaire entraîne d'une part une augmentation du
calcium intracellulaire au niveau des cellules tumorales qui sont alors
stimulées, et d'autre part, une altération de la production
et de la sécrétion par les macrophages des cytokines intracellulaires
comme l'interleukine 10, le TNFalpha (tumor necrosis factor-alpha)
et l'interleukine 1beta [20]. Cette hypothèse semble confirmée
par plusieurs études expérimentales qui montrent que l'absence
d'utilisation de gaz ou l'utilisation d'un gaz inerte comme l'hélium
pourrait diminuer significativement le risque de dissémination
tumorale au cours d'une clioscopie [20, 23, 25].
Enfin il semble qu'au niveau des orifices de trocart, il existe une
ischémie voir une nécrose des cellules pariétales
qui pourrait être à l'origine de relargage de facteurs pouvant
stimuler non seulement la croissance mais aussi l'adhérence des
cellules tumorales.
Au vu de l'ensemble des données expérimentales, il apparaît
clairement que les mécanismes de dissémination tumorale
sont complexes et multifactoriels, rendant d'autant plus difficile ses
moyens de prévention. D'autre part, malgré la multitude
d'études expérimentales, les mécanismes de dissémination
sont encore assez obscurs, et de nouvelles études expérimentales
et cliniques sont encore nécessaires.
Incidence des métastases pariétales
en clinique
Elle est très difficile à évaluer du fait du caractère
souvent rétrospectif des études et des taux variant de 0
à 4,5 % ont été rapportés dans la littérature
[9]. Ce risque est un peu mieux évalué en cas de chirurgie
clioscopique pour cancer colorectal. En effet, une revue exhaustive
de la littérature menée de 1991 à 1999 fait état
de 82 cas de métastases pariétales après exérèse
clioscopique d'un cancer colorectal [26]. Ces métastases
pariétales étaient observées après tous les
types de résection colorectale, avec cependant une prédominance
d'hémicolectomie droite. Le stade tumoral était connu dans
72 cas et, selon la classification de Dukes, la tumeur était classée
stade A dans 5 cas, stade B dans 11 cas, stade C dans 42 cas et stade
D dans 14 cas. Chez 15 patients ayant une tumeur classée stade
C ou D, une carcinose péritonéale était associée
à la récidive pariétale. Les métastases pariétales
survenaient sur les orifices des trocarts opérateurs aussi bien
que non opérateurs. Le délai d'apparition médian
pour la récidive était de 6 mois et supérieur à
1 an chez seulement 5 % des patients. Beaucoup de ces cas de métastases
pariétales ont été rapportés au début
de l'expérience et, dans les séries plus récentes
incluant un plus grand nombre de malades, le taux de métastases
pariétales est le plus souvent inférieur à 1 % [27-31].
Pour cette raison, Bonjer et al. [26] ont réalisé
une méta-analyse n'incluant que les séries de plus de 50
malades, qui montrait que le taux de métastases pariétales
était de 0,85 % (30/3457), ce qui est comparable aux taux rapportés
par laparotomie [6, 7].
Prévention du risque de dissémination
tumorale
Tout d'abord, il existe un consensus sur le fait que la technique chirurgicale
doit être parfaitement maîtrisée et qu'il est nécessaire
d'avoir une bonne expérience de la chirurgie clioscopique.
C'est pourquoi il est recommandé d'avoir pratiqué un grand
nombre de procédures clioscopiques pour affection bénigne
avant de réaliser des exérèses pour tumeur maligne.
En peropératoire, toute manipulation intempestive de la tumeur
ainsi que la répétition des épisodes insufflation-exsufflation
doivent être évitées autant que possible. D'autre
part, afin d'éviter tout contact entre la tumeur et la paroi, l'usage
d'un sac de protection pour l'extraction de la tumeur est actuellement
admis et recommandé par l'ensemble des auteurs [9, 32]. Cependant,
des cas de métastases pariétales ont été rapportés
malgré l'ensemble de ces précautions, si bien que d'autres
mesures ont été préconisées. Certains ont
proposé l'application locale d'agents tumoricides comme la povidone
iodée ou un mélange de taurolidine et d'héparine,
mais l'efficacité de ces agents, en dehors de quelques études
expérimentales, n'a jamais fait l'objet d'évaluation clinique
objective [9, 32]. Enfin, au vu des études expérimentales,
d'autres auteurs [24, 25] ont conseillé l'utilisation de l'hélium,
mais les séries rapportant la réalisation d'interventions
clioscopiques avec l'utilisation de ce gaz sont encore préliminaires
; en particulier, le risque d'embolie gazeuse n'a jamais été
réellement évalué.
Indications potentielles de la clioscopie
pour le traitement des cancers digestifs
Chirurgie à visée diagnostique
Malgré les progrès des techniques d'imagerie conventionnelle,
la clioscopie à visée diagnostique s'est considérablement
développée ces dernières années, et de nombreuses
équipes l'ont intégrée dans la prise en charge de
différentes tumeurs digestives [33]. L'intérêt de
la clioscopie à visée diagnostique est multiple :
elle peut préciser le stade tumoral et l'extension loco-régionale
ou générale de la tumeur ; elle peut mettre en évidence
une contre-indication à la résection à visée
curative et éviter ainsi dans certains cas une laparotomie inutile
; elle peut guider la biopsie d'une tumeur dont le type histologique n'est
pas connu. Pour l'ensemble de ces objectifs, il est maintenant clairement
établi que la sensibilité et la spécificité
de la clioscopie sont considérablement améliorées
par l'utilisation d'une écholaparoscopie [34].
En cas de tumeur hépatobiliaire, la clioscopie diagnostique
peut améliorer l'évaluation de la résécabilité
tumorale en précisant les rapports vasculaires de la tumeur, en
détectant d'autres lésions hépatiques infracentimétriques
et en permettant la biopsie de ganglions du pédicule hépatique
avec examen extemporané [35]. De plus, si la tumeur ne semble pas
résécable, la clioscopie peut permettre la réalisation
d'un autre traitement comme la destruction par radiofréquence d'une
tumeur hépatique [36].
Le cancer du pancréas est actuellement considéré
comme l'une des meilleures indications de la clioscopie à
visée diagnostique. En effet, le taux de résécabilité
est extrêmement faible et, dans plus d'un tiers des cas, la contre-indication
est découverte au cours de la laparotomie programmée pour
une résection [33, 37]. De plus, lorsque la clioscopie découvre
une contre-indication à la résection, le traitement palliatif,
comme une dérivation bilio-digestive, est souvent possible par
voie clioscopique [38]. Il en est de même pour les tumeurs
de l'sophage ou de l'estomac, où la détection de petites
métastases hépatiques ou de petits nodules de carcinose
péritonéale peut remettre en cause l'intérêt
d'une résection à visée curative et éviter
ainsi une laparotomie inutile [33].
Enfin, la clioscopie diagnostique peut avoir intérêt
pour l'évaluation du stade tumoral des lymphomes hodgkiniens ou
non en permettant la réalisation de biopsie hépatique, de
ganglions para-aortiques, voire dans certains cas, d'une splénectomie
[33].
Cependant la clioscopie à visée diagnostique a pour
désavantage d'être invasive et de nécessiter une anesthésie
générale. C'est pourquoi la majorité des auteurs
recommandent de ne la pratiquer qu'au cours de la même anesthésie
d'une éventuelle laparotomie [33]. De plus, la dissémination
tumorale pariétale ou péritonéale est possible après
une simple clioscopie diagnostique [16], si bien que, chez un certain
nombre de patients ayant une tumeur parfaitement résécable,
la clioscopie diagnostique pourrait transformer une résection
potentiellement curative en résection palliative. C'est pourquoi
la clioscopie à visée diagnostique mérite d'être
encore évaluée et le risque de dissémination tumorale
clairement défini.
Chirurgie à visée palliative
En cas de tumeurs disséminées ou non résécables,
les avantages présumés de la clioscopie que sont la
diminution de la douleur post-opératoire, la reprise plus rapide
du transit et la diminution de la durée d'hospitalisation pourraient
avoir un intérêt chez des patients chez qui le confort de
vie est l'objectif principal. C'est pourquoi un certain nombre de procédures
chirurgicales à visée palliative se sont développées
particulièrement en chirurgie colorectale et pancréatique.
En cas de métastases hépatiques diffuses ou de carcinose
péritonéale, la résection segmentaire d'une tumeur
colorectale occlusive peut être réalisée par clioscopie
avec une morbidité inférieure à 10 % [39]. De même,
une stomie en amont d'une tumeur irrésécable du côlon
ou du rectum peut être facilement réalisée par voie
clioscopique et éviter ainsi une laparotomie.
En cas de tumeur pancréatique non résécable, la
double dérivation biliaire et digestive peut être réalisée
par voie clioscopique avec une morbidité, une mortalité
et une durée d'hospitalisation moindres que celles habituellement
rapportées par laparotomie [38]. Cependant, cette technique est
encore en évaluation et les résultats prometteurs des premières
séries méritent d'être confirmés par d'autres
études.
La clioscopie peut également, au cours du geste palliatif
sur la tumeur, permettre la mise en place d'un cathéter de chimiothérapie
intra-artérielle hépatique ou péritonéale
et la réalisation d'une gastrostomie ou jéjunostomie d'alimentation.
Cependant la dissémination tumorale pariétale et péritonéale
après clioscopie est le plus souvent observée pour
des tumeurs évoluées [26] et il n'est pas certain que le
bénéfice post-opératoire immédiat d'un geste
palliatif par voie clioscopique persiste en cas de survenue d'une
métastase pariétale douloureuse dont l'apparition est le
plus souvent précoce. Actuellement, ce risque n'a jamais été
clairement étudié dans la littérature.
Chirurgie à visée curative
Il s'agit probablement de l'indication pour laquelle la controverse
est la plus importante. En effet il est difficilement acceptable qu'un
patient ayant une tumeur potentiellement curable par une intervention
traditionnelle puisse être pénalisé au plan carcinologique
sous prétexte de l'émergence d'une nouvelle technique dont
les avantages ne semblent concerner que la période post-opératoire
immédiate.
C'est en chirurgie à visée curative pour cancer colorectal
que la clioscopie a le mieux été évaluée.
Toutes les résections pour cancers sont faisables techniquement
par voie clioscopique sans majoration de la mortalité et
de la morbidité opératoire [32]. De plus, il est clairement
démontré que la technique clioscopique peut être
carcinologiquement équivalente à la technique par laparotomie
: il n'y avait pas de différence entre la clioscopie et la
laparotomie dans les études comparatives, contrôlées
ou non, concernant la taille de l'intestin réséqué,
les marges de sécurité ainsi que le nombre de ganglions
réséqués [28-32]. En revanche, les résultats
carcinologiques à long terme ne sont encore que très peu
évalués. Dans les séries non contrôlées
ayant un suivi de plus de 2 ans, le taux de récidive varie entre
5 et 13 %, ce qui est comparable aux taux habituellement rapportés
par laparotomie [27, 40, 41]. Les résultats carcinologiques des
4 études contrôlées actuellement publiés sont
résumés dans le tableau
3. Une métastase pariétale sur orifice de trocart
n'a été observée dans aucune de ces études
et au terme du suivi, le taux de récidive semblait comparable après
clioscopie et laparotomie. Cependant, étant donné
le faible recul de ces études (inférieur à 2 ans),
aucune conclusion n'est possible quant aux résultats carcinologiques
à long terme de la clioscopie et il est nécessaire
d'attendre les résultats des 6 essais contrôlés en
cours, européens, américains et australiens avant de pouvoir
se prononcer définitivement.
Plus récemment plusieurs équipes ont rapporté leur
expérience concernant la résection hépatique pour
tumeur maligne par voie clioscopique [2, 42]. La clioscopie
est techniquement faisable y compris pour des résections hépatiques
majeures de plus de trois segments et semble respecter les principes carcinologiques
établis par laparotomie [2, 42]. Aucune métastase pariétale
n'a été observée dans ces séries, mais le
recul était faible et il s'agissait essentiellement d'étude
de faisabilité. Il semblerait que la voie clioscopique ait
pour avantage de diminuer la survenue d'ascite chez les patients cirrhotiques
mais le bénéfice potentiel que la clioscopie pourrait
avoir sur la laparotomie à court et à long terme doit être
évalué plus précisément par de nouvelles études
comparatives.
La résection de tumeur maligne primaire ou secondaire de la surrénale
par clioscopie a également été rapportée
[43]. La clioscopie avait pour principal avantage de diminuer la
durée d'hospitalisation post-opératoire, mais le recul de
l'ensemble des études était, là encore, trop faible
pour évaluer les résultats carcinologiques à long
terme.
Enfin quelques cas de résection pancréatique et gastrique
à visée curative ont été rapportés
sans qu'aucune conclusion autre que sur la faisabilité ne puisse
être formulée sur l'avantage de la clioscopie sur la
laparotomie [44].
CONCLUSION Il
semble actuellement établi que la chirurgie des cancers digestifs
est faisable par voie clioscopique tout en respectant les principes
carcinologiques établis par laparotomie. Elle est cependant difficile
et nécessite une bonne expérience en chirurgie clioscopique.
Le risque de dissémination néoplasique pariétale et
péritonéale, dont la fréquence réelle n'est
pas encore bien évaluée, reste préoccupant et mal connu
malgré la multitude des études expérimentales. Les
résultats carcinologiques à long terme ne sont que très
peu évalués, qu'il s'agisse d'une chirurgie à visée
diagnostique, palliative ou curative. Aucune étude n'a réellement
démontré le bénéfice de la clioscopie
par rapport à la laparotomie. C'est pourquoi, en attendant les résultats
à long terme des grandes études contrôlées, il
est actuellement recommandé, quelle que soit l'indication, de ne
réaliser une chirurgie clioscopique pour un cancer digestif
que dans le cadre d'études prospectives. Néanmoins, dans le
cancer colorectal, les résultats préliminaires des études
contrôlées sont tous concordants et montrent qu'à court
terme, la clioscopie ne semble pas aggraver les résultats carcinologiques.
Il est probable que les études contrôlées en cours vont
confirmer ces résultats et c'est pour cette raison qu'il semble important
que les chirurgiens continuent d'acquérir une bonne expérience
de la chirurgie clioscopique pour pathologie colorectale bénigne
afin d'être techniquement prêts à réaliser des
exérèses pour cancer dans un futur proche. REFERENCES
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