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Virologie

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Ejection de l’ADN de la particule virale du bactériophage SPP1 Volume 11, numéro 2, Mars-avril 2007

Auteurs
Unité de virologie moléculaire et structurale, CNRS UMR 2472, INRA UMR1157 and IFR 115, Bâtiment 14B, CNRS, 91198 Gif-sur-Yvette, Max-Planck Institut fur Molekulare Genetik, Ihnestraße 73, D-14195 Berlin, Allemagne

Plus de 90 % des virus bactériens (bactériophages) actuellement décrits possèdent une capside icosaédrique, entourant une molécule d’ADN double brin et une queue (figure 1 A à C). La structure de la queue a été retenue au cours de l’évolution à cause de sa capacité à interagir avec la surface de la bactérie et à assurer le cheminement du génome viral à travers l’enveloppe bactérienne jusque dans le cytoplasme. L’ADN est fortement compacté à l’intérieur de la capside, exerçant une pression sur ses parois allant jusqu’à 60 atm. Cela permet le confinement de molécules d’ADN ayant une longueur de 15 μm (45,9 kbp) dans des capsides ayant un diamètre de 60 nm, comme dans le cas du bactériophage SPP1 (figure 1 D et E). Celui-ci infecte la bactérie Gram-positive Bacillus subtilis (1 μm de longueur). Comme pour tous les phages caudés, son ADN entre nu dans le cytoplasme, les particules virales vides (indiquées par des flèches dans la figure 1 A) restant à l’extérieur de la bactérie.