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Sexologies

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L’impact des dysfonctions sexuelles chez les personnes ayant un trouble schizophrénique traité par antipsychotique : une revue de la littérature Article à paraître

Illustrations


  • Figure 1
Auteurs
1 Hôpital Paul-Guiraud, 94800 Villejuif, France
2 GHU Paris Psychiatrie & Neurosciences, Paris, France
* Correspondance : Louise Michaudel <louise.michaudel@hotmail.fr>
© Aius. Publié par John Libbey Eurotext. Tous droits réservés

Introduction

Le trouble schizophrénique fait partie des maladies psychiatriques les plus invalidantes. L’antipsychotique (AP) est le traitement de référence, mais il présente de nombreux effets indésirables (EI) dont les dysfonctions sexuelles (DS). Mais comment les dysfonctions sexuelles impactent-elles la personne ayant un trouble schizophrénique traité par antipsychotique ?

Méthode

La méthode Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses (PRISMA) a été utilisée dans le cadre de la littérature narrative à partir des bases de données suivantes : PsycInfo, Pubmed et Embase.

Résultats

Il est confirmé que les DS sont fréquentes chez les personnes ayant un trouble schizophrénique prenant des AP. L’origine apparaît comme multifactorielle. Les échelles d’évaluation appuient le jugement clinique en permettant d’objectiver les DS. Ces dernières peuvent impacter l’estime de soi, les relations interpersonnelles, globalement la qualité de vie. Toutefois, elles sont peu abordées par les patients et par les soignants.

Discussion

La sexualité est un sujet complexe influencé par de nombreux facteurs biologiques, psychologiques, sociaux, culturels et interpersonnels. Des programmes sur la sexualité pourraient accompagner les patients vers le rétablissement et par conséquent vers une meilleure qualité de vie. Dans cette optique, la formation des professionnels de santé sur la santé sexuelle et sa prise en charge sont à développer.

Conclusion

Renforcer l’alliance thérapeutique en évaluant les DS est important. Ainsi, l’infirmier en pratique avancée peut permettre le développement ou la standardisation de nouvelles pratiques de soins pour améliorer la qualité de vie des patients souffrant de schizophrénie sous AP.