John Libbey Eurotext

Psychologie & NeuroPsychiatrie du vieillissement

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Vitamine D et cognition chez le sujet âgé Volume 8, numéro 4, décembre 2010

Auteurs
Service de médecine interne gériatrique, Hôpital Bretonneau, CHU de Tours et Université François Rabelais, Tours, CMRR de la région Centre, CHU de Tours, Service de médecine interne et gériatrie, CHU d'Angers et Université d'Angers

L'identification du rôle de la vitamine D dans le maintien d'un état de bonne santé s'est considérablement accrue ces dernières années. De plus en plus d'arguments conduisent à penser que les effets bénéfiques de la vitamine D ne se limitent pas à la prévention de l'ostéoporose et à la réduction du risque de chutes chez les personnes âgées. La vitamine D réduit probablement l'incidence de certains cancers, d'infections, de maladies auto-immunes cardiovasculaires, neurologiques et psychiatriques. Les travaux expérimentaux plaident en faveur d'un effet neuroprotecteur de la vitamine D. Toutefois, les études observationnelles chez l'homme n'apportent pas d'arguments décisifs faisant le lien entre un déficit en vitamine D et la présence de troubles cognitifs. Le rôle du récepteur de la vitamine D dans la genèse des troubles cognitifs, l'incidence de la démence et/ou du déclin cognitif en fonction du taux plasmatique initial de 25OHD et les effets d'apports supplémentaires de vitamine D devront être explorés dans les études ultérieures.