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L'Orthodontie Française

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Traitement du SAOS par avancement maxillomandibulaire : complications graves et échecs Volume 93, numéro 2, Juin 2022

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
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  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7
  • Figure 8
  • Figure 9
  • Figure 10
  • Figure 11
Auteurs
Traduit par Philippe Amat
1 Sleep Apnea Surgery Center, 1900 University Avenue, Suite 105, East Palo Alto, CA, États-Unis
2 Décédé. Sleep Medicine Division, Stanford University School of Medicine, Stanford, 3165 Porter Dr, Palo Alto, CA 94304, États-Unis

Objectif : L’objectif de ce rapport était d’analyser les patients qui se sont présentés pour un deuxième avis, en raison de complications et d’un échec survenus après un avancement maxillo-mandibulaire (AMM) réalisé ailleurs. Méthodes : Au cours d’une période de cinq années, seize patients se sont présentés avec des complications et/ou un échec de leur AMM. L’indication du traitement était l’apnée obstructive du sommeil (AOS). Une analyse des dossiers de traitement, comprenant une radiographie 2D et/ou une tomographie à faisceau conique (CBCT), des photographies de l’évolution et un examen clinique, a été effectuée. Résultats : Des dossiers cliniques et d’imagerie complets étaient disponibles pour tous les patients aux fins d’analyse. Treize patients étaient des échecs chirurgicaux avec un avancement allant de -4 à 5 mm. Cinq des 13 patients avaient un avancement limité lors de la chirurgie initiale, et huit patients ont été confrontés à une défaillance du matériel qui en a nécessité la dépose avec pour conséquence un rétro-déplacement de la mandibule. En raison de complications survenues chez 11 patients, une chirurgie supplémentaire, allant de deux à six interventions additionnelles après l’opération initiale, a été nécessaire. Les complications comprenaient une défaillance du matériel (dix patients) qui a entraîné un déplacement du segment osseux (huit patients), une pseudarthrose du maxillaire (deux patients), une pseudarthrose de la mandibule (huit patients), une douleur faciale et/ou articulaire chronique (cinq patients), une lésion du nerf facial (deux patients), une anesthésie complète de la lèvre/menton (cinq patients) et une malocclusion grave (quatre patients). Conclusions : Bien que l’AMM soit généralement une opération prévisible avec d’excellents résultats, une absence d’amélioration et de graves séquelles à long terme dues à des complications chirurgicales sont possibles. La précision du geste chirurgical, associée à un avancement du squelette suffisant pour améliorer les voies respiratoires et une bonne stabilité de l’ostéosynthèse du squelette, sont nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant.