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Revue de neuropsychologie

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Théorie de l’esprit et fonctions exécutives dans la pathologie Volume 6, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2014

Tableaux

Auteurs
1 Aix-Marseille Université,
CNRS, LPL UMR 7309,
5, avenue Pasteur,
13100, Aix-en-Provence, France
2 Centre hospitalier du Pays d’Aix,
Service de neurologie,
avenue des Tamaris,
13616, Aix-en-Provence, France
* Correspondance

La théorie de l’esprit (TdE) représente notre capacité à inférer les états mentaux d’autrui tels que leurs croyances, intentions, connaissances ou émotions. Il s’agit d’une fonction de haut niveau indispensable à la conduite des relations sociales et à l’adaptation de notre comportement en situation d’interaction. Plusieurs auteurs proposent que le fonctionnement de la TdE nécessiterait le déploiement de mécanismes cognitifs variés, notamment des processus de bas niveau permettant le traitement d’indices perceptibles dans l’environnement mais également la mise en œuvre de processus de haut niveau telle que les fonctions exécutives, nécessaires à la représentation du point de vue d’autrui. Or, les relations existant entre TdE et fonctions exécutives sont encore peu claires et si plusieurs études réalisées dans la pathologie suggèrent un lien évident, la nature de ce lien reste mal définie. Nous proposons dans cet article de revenir sur les évidences de la littérature supposant un rôle des fonctions exécutives dans la TdE et de discuter plus spécifiquement le rôle des processus d’inhibition et de flexibilité cognitive dans notre capacité à mettre de côté notre propre perspective afin de pouvoir attribuer des états mentaux à autrui.