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Revue de neuropsychologie

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Mémoire de travail des enfants sourds porteurs d’implant cochléaire utilisant différentes approches de rééducation langagière Volume 16, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2024

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

Tableaux

Auteurs
Consortium Eulalies
1 Univ. Grenoble Alpes, Univ. Savoie Mont Blanc, CNRS, LPNC, 38000 Grenoble, France
2 Univ. Grenoble Alpes, Grenoble INP, CNRS, GIPSA-lab, 38000 Grenoble
* Correspondance : Lucie Van Bogaert
 co-dernières autrices

Il a été avancé que la surdité peut affecter le développement du langage et de la mémoire de travail. Cette étude examine les impacts sur la mémoire de travail de deux approches de rééducation langagière adaptées à l’enfant sourd porteur d’implant cochléaire (IC) : l’Auditory verbal therapy (AVT) et la Langue française parlée complétée (LfPC). Elle inclut des enfants de 5 à 11 ans : 56 enfants normo-entendants (NE), 10 enfants avec IC ayant bénéficié de l’AVT, 8 enfants avec IC ayant un niveau élevé de décodage de la LfPC et 19 enfants avec IC ayant un faible niveau et montrant ainsi un moindre investissement dans la LfPC. La mémoire de travail a été évaluée par des tâches d’empan de chiffres à l’endroit et d’empan visuo-spatial. Les résultats ne répliquent pas certaines études montrant des déficits de mémoire de travail et suggèrent au contraire que les enfants sourds avec IC ont des performances en mémoires de travail verbale et visuo-spatiale similaires à celles des enfants NE, quels que soient l’approche rééducative et l’investissement de l’enfant. Pour mieux décrire les bénéfices de la LfPC et de l’AVT sur la mémoire de travail, des recherches incluant des tâches plus sensibles semblent nécessaires.