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Revue de neuropsychologie

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Effet de la rééducation perceptivomotrice sur la récupération de la parole chez deux patientes avec aphasie non fluente chronique post-AVC Volume 11, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5

Tableaux

Auteurs
1 Université Grenoble-Alpes,
Laboratoire de psychologie et neurocognition, UMR CNRS 5105,
1251 avenue Centrale,
38058 Grenoble cedex 9, France
2 CHU Grenoble-Alpes,
Pôle psychiatrie, neurologie et rééducation fonctionnelle,
Unité neurovasculaire,
Grenoble, France
3 Université Grenoble-Alpes,
GIPSA-lab,
UMR CNRS 5216,
Grenoble, France
4 CHU Grenoble-Alpes,
IRMaGE,
Plate-forme IRM 3T,
Grenoble, France
5 CHU Grenoble-Alpes,
Médecine physique et de réadaptation,
Grenoble, France
* Correspondance

Des études portant sur la rééducation de la parole chez des patients aphasiques montrent que l’ajout d’un support visuel, en complément du support auditif utilisé classiquement, peut être utile pour la récupération de la parole. Nous avons évalué une méthode de rééducation basée sur l’intégration perceptivomotrice (IPM) via le logiciel Ultraspeech player, chez deux patientes présentant une aphasie non fluente chronique post-accident vasculaire cérébral (AVC). L’évaluation de l’effet de cette méthode s’est appuyée sur la comparaison, avant et après rééducation, de données multimodales permettant : une évaluation quantitative des paramètres acoustiques du signal de parole, une évaluation qualitative des performances langagières et scores de langage, et une évaluation neurophysiologique des réseaux recrutés dans des tâches langagières. Nos résultats montrent l’efficacité de l’IPM chez P1 mais un bénéfice limité chez P2. Qualitativement, la dénomination, la lecture, la répétition des mots et le jugement de rimes s’améliorent chez P1, tandis que P2 décline en lecture et jugement de rimes. Quantitativement, P1 améliore sa production de voyelles et consonnes alors que P2 s’améliore pour quelques consonnes et voyelles uniquement. En IRMf, nous observons, chez P1, une modulation de l’activité des réseaux langagiers, en accord avec l’amélioration comportementale du langage ainsi que des patrons de réorganisation fonctionnelle efficaces.

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