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Revue de neuropsychologie

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Activité physique et cognition : un débat musclé, des perspectives plaisantes Volume 11, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2019

Auteur
Laboratoire Motricité, Interactions, Performance (EA 4334), Université de Nantes, 25 bis boulevard Guy Mollet
BP 72206 44322 Nantes cedex 3, France
* Correspondance
  • Mots-clés : activité physique, cognition, fonctions exécutives, autorégulation comportementale
  • DOI : 10.1684/nrp.2019.0504
  • Page(s) : 134-8
  • Année de parution : 2019

Malgré une littérature scientifique de plus en plus riche sur les effets de l’activité physique sur nos performances exécutives, le dialogue scientifique actuel est « musclé » face aux réponses en suspens sur les relations plus ou moins établies entre activité physique et cognition, et les meilleures formes d’activité physique (seule ou combinée à de la stimulation cognitive) préventives du déclin cognitif lié à l’âge. Conjointement, se développe l’idée que l’activité physique favoriserait le changement et l’adoption de comportements positifs en matière de santé. Au cœur de ce cercle vertueux se trouveraient nos capacités d’inhibition, de planification et résolution de problèmes, de flexibilité mentale et d’autorégulation comportementale et émotionnelle. L’activité physique optimiserait notre fonctionnement exécutif, favorable à une autorégulation positive de nos comportements de bonne santé. En outre, à une pratique physique significative et régulière devraient être associés joie, satisfaction et plaisir. Ici, se trouvent sans doute les facteurs essentiels à un engagement pérenne et efficace dans l’activité, la construction d’une relation de plaisir à une pratique physique cognitivement et émotionnellement enrichie. Cela soulève de nouvelles perspectives de recherche, telle que la détermination des caractéristiques optimales de ces programmes combinant activité physique et entraînement cognitif.