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Néphrologie & Thérapeutique

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La toxoplasmose, une complication exceptionnelle mais grave chez le transplanté rénal : à propos de deux observations Volume 9, numéro 1, Février 2013

Illustrations


  • Fig. 1

  • Fig. 2
Auteurs

La toxoplasmose étant une pathologie extrêmement rare chez les transplantés rénaux, l’hypothèse diagnostique d’une toxoplasmose est souvent oubliée faisant courir le risque d’un retard thérapeutique pouvant être fatal pour le patient. Nous décrivons ici deux toxoplasmoses graves, à distance de la phase initiale de la transplantation, dont le diagnostic a été facilité par une recherche systématique du toxoplasme par PCR dans différents liquides biologiques. Dans le premier cas, il s’agit d’une primo-infection se révélant par une atteinte pulmonaire hypoxémiante chez un patient transplanté depuis cinq ans et dans le second cas d’une récurrence se révélant par une atteinte cérébrale isolée chez un patient transplanté depuis neuf mois. Ces cas permettent de rappeler que, bien que rare, la toxoplasmose peut survenir chez le transplanté rénal, en particulier lorsque la sérologie prétransplantation est négative. Ce diagnostic doit faire partie des étiologies à évoquer lors de la recherche d’un agent infectieux et les méthodes de diagnostic moléculaire réalisées systématiquement dans le sang et les liquides biologiques peuvent aider à le confirmer.

Toxoplasma infection is uncommon after renal transplantation. As a result, Toxoplasma gondii is often missed from the list of microbial agents which may be responsible of an infectious complication after renal transplantation. However, establishing this diagnosis is very important because toxoplasmosis can be life-threatening in an immunocompromised host, particularly when the diagnosis is too delayed. Here we report two cases of severe toxoplasmosis after renal transplantation. In the first case, primary infection transmitted by a cat developed in a seronegative recipient five years after renal transplantation. In the second case, reactivation of latent infection developed in a seropositive recipient 9 months after transplantation. In both cases, systematic screening for Toxoplasma gondii using polymerase chain reaction (PCR) in biological fluids was essential to suggest the diagnosis. Both recipients rapidly recovered after institution of antiparasitic therapy.