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Néphrologie & Thérapeutique

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Complications en hémodialyse : focus sur le prurit et les calcifications vasculaires Volume 19, supplément 1, Juin 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Normandie Univ, UNICAEN, CHU de Caen Normandie, néphrologie, Caen, France
2 Normandie université, Unicaen, UFR de médecine, Caen, France
3 Association pour l’utilisation du rein artificiel en région Parisienne (AURA) Nord, Saint-Ouen et Bichat, Saint-Ouen, France
4 Hôpital Necker, service des explorations fonctionnelles rénales, Université Paris Descartes, Paris, France
Correspondance : A. Lanot
Antoine.lanot@gadz.org

Le prurit associé à la maladie rénale chronique (MRC) est une complication fréquente, dont la prévalence est estimée entre 24 et 37 % chez les patients traités par hémodialyse.

Sa physiopathologie est complexe et comprend quatre axes intriqués : l’accumulation des toxines urémiques, la neuropathie périphérique, un déséquilibre de la balance des récepteurs opioïdes et une activation anormale des cellules immunitaires. Ce symptôme est associé à une altération de la qualité de vie, mais il est pourtant sous-estimé par les soignants et sous-déclaré par les patients. La prise en charge n’est pas uniformément codifiée. Elle comprend l’usage d’émollients cutanés, l’optimisation des paramètres de dialyse et de la prise en charge des complications de la MRC, et de manière spécifique la difélikéfaline.

Les patients traités par hémodialyse présentent un risque augmenté de calcifications qui peuvent toucher les artères et les valves cardiaques. Ces calcifications sont associées à une diminution de la survie et plusieurs scores s’appuyant sur les examens radiologiques ont été proposés pour le dépistage. Bien que recommandé, ce dépistage est peu réalisé dans les centres de dialyse. La prévention et le traitement contre le développement des calcifications cardiovasculaires reposent sur la correction des facteurs de risque associés à l’athérosclérose, le contrôle de la phosphatémie, et des nouvelles stratégies thérapeutiques comme le thiosulfate de sodium, la rhéophérèse, la vitamine K, la supplémentation en magnésium ou le SNF-472, qui est un chélateur du calcium en cours de développement clinique.