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Médecine thérapeutique / Pédiatrie

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Vaccination contre les pneumocoques : vaccins d’hier, d’aujourd’hui et de demain… Volume 25, numéro 3-4, Juillet-Décembre 2023

Illustrations


  • Figure 1.

  • Figure 2.

  • Figure 3.

  • Figure 4.

  • Figure 5.

  • Figure 6.

  • Figure 7.

Tableaux

Auteur
CHU Bordeaux, CH Pellegrin, 33076 Bordeaux cedex
* Correspondance : J. Sarlangue

Depuis l’avènement des vaccins polysaccharidiques conjugués et l’adaptation régulières des recommandations de leur utilisation, y compris par l’obligation de vacciner tous les nourrissons, l’incidence des infections invasives a été fortement réduite. Cependant les pneumocoques restent les 1ers responsables de la morbi-mortalité par infection bactérienne et ce dans toutes les tranches d’âge. Deux phénomènes concourent à cette situation :

  • le remplacement des souches contenues dans les vaccins, ciblées car invasives, par des souches « de portage » dont certaines ont aussi un potentiel invasif « moyen » mais qui peuvent infecter des hôtes ayant des comorbidités ; le sérotype 3 reste peu sensible aux anticorps vaccinaux du fait de l’épaisseur de sa capsule ; l’écosystème bactérien est également influencé par les traitements antibiotiques et les interactions avec les virus et entre les différents groupes d’âge.
  • l’insuffisance criante de couverture vaccinale chez les patients avec des maladies chroniques et/ou des immunodéficiences, malgré les multiples occasions pour « mettre à jour ».

L’augmentation régulière du nombre de valences dans les vaccins va atteindre ses limites et les recherches portent sur la mise au point de vaccins utilisant seulement ou partiellement des antigènes non capsulaires, telles que des protéines de surface communes aux différents sérotypes.