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Médecine de la Reproduction

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Quel suivi reproductif chez la femme après le cancer ? Volume 24, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2022

Illustrations

  • Figure 1.
  • Figure 2.
Auteur
Service d’AMP et préservation de la fertilité, hôpital Jeanne de Flandre, CHU Lille, France

Deux arguments principaux sont en faveur d’un suivi systématique reproductif chez la femme jeune traitée pour cancer : 1) évaluer la perte folliculaire induite par la chimiothérapie ou la radiothérapie pelvienne, ainsi que la fertilité spontanée pour affiner les stratégies de préservation de la fertilité (PF) en amont des traitements, 2) juger de l’intérêt d’un second temps de PF à distance de la maladie en fonction du degré de récupération ovarienne. Le suivi longitudinal de l’hormone antimüllérienne, reflet en temps réel de la perte et de la récupération folliculaire pendant les traitements, permet de classer les protocoles de chimiothérapie en fonction de leur degré de toxicité ovarienne, rendant ainsi possible l’élaboration d’arbres décisionnels en matière de PF avant mais aussi après la maladie.