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Médecine de la Reproduction

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Le dosage plasmatique de l’hormone anti-müllérienne : où en est-on en 2013 ? Volume 16, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2014

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteur
Laboratoire de Biochimie-Hormonologie, Institut de Biochimie & Biologie Moléculaire, Centre de Biologie Pathologie, CHRU, 59037 Lille cedex, France
* Tirés à part

Au sein des cellules de Sertoli et de la granulosa, l’hormone anti-mullérienne (AMH) est synthétisée sous la forme d’une pro-hormone homodimérique qui subit dans la voie de sécrétion un clivage protéolytique. Les deux fragments N-terminal et C-terminal produits restent associés après clivage (AMHN, C). La maturation étant partielle, la circulation sanguine renferme un mélange de pro-AMH inactive et d’AMHN, C biologiquement active. Actuellement, deux immunodosages ELISA se partagent le marché : la trousse Gen II et la trousse EIA AMH/MIS qui utilisent des couples d’anticorps monoclonaux différents et des standards différents. En dépit du souhait initial d’une calibration de Gen II sur EIA AMH/MIS, la trousse Gen II génère des résultats inférieurs à ceux obtenus avec EIA AMH/MIS en raison notamment d’une interférence du complément. Les modifications de procédure introduites à la mi-juillet 2013 devraient améliorer la concordance entre les 2 techniques. Néanmoins, cette variabilité des techniques explique l’absence de valeur de références et de seuils décisionnels consensuels entre les équipes et dans la littérature. Les développements en cours (nouvelles trousses ELISA notamment une version ultrasensible pico AMH, et surtout automatisation sur analyseurs) devraient permettre d’améliorer la robustesse des dosages d’AMH dans un avenir proche.