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Médecine de la Reproduction

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L’autoconservation non médicale des ovocytes : pièges, défis et retour d’expérience Volume 24, numéro 3, Juillet-août-septembre 2022

Tableaux

Auteur
Médecine de la reproduction, Vrije Universiteit Brussel, Bruxelles, Belgique
Chef de clinique, Brussels IVF, Universitair Ziekenhuis Brussel, Bruxelles, Belqique
* Tirés à part : M. de Vos

le nombre de femmes qui s’adressent à des cliniques de procréation médicalement assistée pour faire congeler leurs ovocytes augmente dans les pays où cette intervention est disponible. Pour des considérations personnelles variées, ces femmes cherchent à préserver leurs chances de tomber enceintes dans le futur. Dans le context sociétal où les relations durables se forment à un âge plus élevé qu’avant, il y a plus de célibataires que jamais. Grâce à la congélation ovocytaire, ces femmes-là peuvent se permettre d’être plus détendues et n’auront plus besoin d’aborder la question du désir de grossesse dès le premier rendez-vous parce que leur horloge biologique tourne. Même si seule une minorité de femmes utiliseront finalement leurs ovocytes congelés, plusieurs études ont indiqué que la plupart d’entre elles sont satisfaites d’avoir parcouru la procédure qui semble leur avoir donné une certaine tranquillité d’esprit. Néanmoins, il serait judicieux d’identifier à l’avance les femmes qui risquent de ne pas trouver de soutien dans cette technique. Cette mini-revue cherche à décrire les enjeux et les atouts de l’autoconservation non médicale des ovocytes, toujours dans l’idée que cette procédure ne garantit pas une grossesse plus tard.