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Médecine de la Reproduction

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La stratégie du freeze all Avantages et inconvénients À qui la proposer ? Volume 21, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
Centre Fertillia de médecine de la reproduction, clinique la Rose, Tunis, Tunisie
* Tirés à part
  • Mots-clés : freeze all, transfert d’embryons, cryoconservation, fécondation in vitro (FIV), injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI), endomètre, stimulation ovarienne
  • DOI : 10.1684/mte.2020.0774
  • Page(s) : 322-9
  • Année de parution : 2019

Les progrès réalisés dans les techniques de culture et de cryoconservation des embryons, ont permis l’émergence de la stratégie du freeze all, qui consiste à différer le transfert des embryons durant un cycle sans stimulation ovarienne (SO) et donc sans les exposer à des niveaux supraphysiologiques d’hormones. Le freeze all permet ainsi d’éviter les effets potentiellement délétères de la SO sur la réceptivité endométriale, ainsi que le risque de survenue de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO). Le bénéfice attendu de cette technique est une amélioration de l’efficacité et de la sécurité pour toutes les patientes subissant une SO en vue d’une fécondation in vitro avec injection intracytoplasmique de spermatozoïde. Les données de la littérature et les études disponibles suggèrent cependant que la stratégie du freeze all n’est bénéfique que pour certains groupes de patientes. Les femmes à risque de SHSO, les patientes hyperrépondeuses et les candidates au diagnostic génétique préimplantatoire sont celles chez qui la stratégie du freeze all est justifiée et même recommandée. Dans les autres situations, le freeze all ne semble apporter aucune amélioration des résultats cliniques, obstétricaux ou néonataux.