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Médecine de la Reproduction

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Intérêt de la gonadotropine humaine placentaire en assistance médicale à la procréation, dans les protocoles de stimulation de l’ovulation Volume 18, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2016

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteur
Centre d’assistance médicale à la procréation
Saint-Roch 550 avenue du Colonel-Pavelet,
34070 Montpellier
* Tirés à part

Depuis de nombreuses années, les gonadotrophines sont utilisées pour stimuler la croissance folliculaire et augmenter le nombre de follicules par cycle dans les techniques d’assistance médicale à la procréation. Ces hormones étaient initialement extraites de l’urine des femmes post-ménopausées – et, pour certaines, le sont encore. Les produits comme la gonadotrophine humaine ménopausique (hMG) sont constitués d’un mélange d’hormones, associant de la folliculostimuline (FSH), de l’hormone lutéinisante (LH) et de la gonadotrophine chorionique humaine (hCG). La quantité réelle de LH moléculaire dans les préparations d’hMG varie considérablement en raison du procédé de purification. L’hCG simule l’action de la LH, mais, contrairement à cette dernière, elle peut avoir d’autres actions sur les différentes phases de la reproduction. Elle est majoritairement sécrétée par l’embryon et le placenta, et son rôle principal est de soutenir l’implantation et la grossesse. Dans cet article, nous allons présenter deux études sur une nouvelle hMG extraite d’urine de femme enceinte contenant, en plus de la FSH et de la LH, une hCG d’origine placentaire – et non pituitaire. Des études ont démontré que cette nouvelle molécule donnait des résultats similaires en fécondation in vitro avec certaines spécificités, liées probablement à l’hCG placentaire. À l’aide de récentes publications, nous décrirons enfin les possibles impacts de l’utilisation de l’hCG sur la croissance folliculaire, la maturation ovocytaire, la fécondation ou l’implantation.