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Médecine de la Reproduction

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Conséquences cliniques du retard à la procréation chez la femme Volume 21, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2019

Auteurs
Service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction, centre hospitalier des 4-Villes, Saint-Cloud, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : âge maternel, grossesses tardives, assistance médicale à la procréation
  • DOI : 10.1684/mte.2019.0758
  • Page(s) : 231-5
  • Année de parution : 2019

L’âge de la maternité ne cesse de reculer, tout particulièrement dans les grandes villes et chez les femmes les plus diplômées. Le désir tardif d’enfant est devenu un réel problème de société. Tout se conjugue pour que les femmes programment leur grossesse de plus en plus tard, dans l’ignorance, voire le déni de la chute de la fertilité avec l’âge. Il existe une sous-estimation de l’impact de l’âge sur la fertilité, surtout chez les étudiantes et chez les femmes les plus diplômées, une méconnaissance des risques des grossesses tardives et une confiance excessive dans l’assistance médicale à la procréation (AMP) pour contrebalancer les effets adverses de l’âge. Ce retard à la procréation a pour conséquences cliniques que, plus âgées, les femmes mettent plus de temps à concevoir et ont de plus en plus recours à l’AMP, méconnaissant le fait que ses résultats chutent avec l’âge et que ces techniques, hors don d’ovocyte, ne sont pas la baguette magique qui va rajeunir les ovaires. Enfin avec l’âge, les grossesses obtenues sont plus à risques pour les femmes et pour les enfants.