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Médecine de la Reproduction

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Autoconservation ovocytaire pour raisons non médicales : état des lieux en France et en Europe Volume 21, numéro 3, Juillet-Août-Septembre 2019

Auteur
Service d’assistance médicale à la procréation et de préservation de la fertilité du CHRU de Lille, EA 4308 Gamétogenèse et qualité du gamète, Lille, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : congélation ovocytaire, préservation de la fertilité
  • DOI : 10.1684/mte.2019.0763
  • Page(s) : 236-41
  • Année de parution : 2019

Bien que développée dans de nombreux pays de l’Union européenne, l’autoconservation ovocytaire pour raisons non médicales n’est pas autorisée en France et fait débat, alors que la loi de bioéthique vient d’être révisée. Pour de multiples raisons, sociétales et culturelles, l’âge maternel à la naissance du premier enfant est désormais plus élevé qu’auparavant. Il est par ailleurs bien établi que la fertilité décline, chez la femme, dès 37 ans, soit bien plus tôt que chez l’homme. Cette réduction physiologique de la fenêtre de conception s’explique par une accélération du vieillissement ovarien à partir de cet âge, conduisant à une altération quantitative et qualitative du stock folliculo-ovocytaire. De récents progrès ont été réalisés concernant les techniques de congélation ovocytaire, offrant enfin l’opportunité d’offrir une préservation de la fertilité chez la femme au même titre que chez l’homme, avant un traitement, oncologique ou autre, susceptible d’altérer la fertilité. Depuis, les indications d’autoconservation ovocytaire se sont élargies à des demandes non plus médicales, mais sociétales.