John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Rôle des PPARs dans l'inflammation et le cancer Volume 3, numéro spécial 5, Numéro spécial, Octobre 2001

Auteurs
INSERM U 145, Faculté de Médecine, Avenue de Valombrose, 06107 Nice Cedex 2, France.

Les peroxisome proliferator-activated receptors (PPARs) constituent une sous-famille des récepteurs hormonaux nucléaires. Trois PPAR différents, dénommés alpha, delta (ou encore, NUC-1 ou FAAR) et gamma, ont été décrits, chacun d'eux étant codé par des gènes séparés et ayant une distribution tissulaire distincte. Les PPARs se trouvent dans la cellule sous forme d'hétérodimères avec un autre récepteur nucléaire, le récepteur X rétinoïde (RXR). Les PPAR activés modifient la transcription de nombreux gènes cibles impliqués dans le métabolisme lipidique par liaison à des éléments de réponse spécifiques de ces gènes, ou PPRE. Etant donné qu'ils sont activés par plusieurs métabolites d'acides gras et par un grand nombre de médicaments utilisés dans le traitement des troubles du métabolisme, les PPARs traduisent les stimuli nutritionnels, pharmacologiques et métaboliques en modifications de l'expression des gènes. Les deux PPARs les mieux connus et les plus étudiés sont PPARalpha et PPARgamma. PPARalpha joue un rôle important dans l'oxydation des acides gras au niveau hépatique tandis que PPARgamma joue un rôle crucial dans l'adipogenèse et la sensibilité à l'insuline. Ce dernier est activé par des dérivés de la prostaglandine J2 (PGJ2), certains dérivés d'acides gras, des ligands synthétiques anti-diabétiques comme les thiazolidinediones et un certain nombre d'autres ligands anti-inflammatoires non-stéroïdiens (NSAIDs). Récemment, des fonctions additionnelles ont été attribuées aux PPARs dans les processus de cancérisation et d'inflammation, suggérant un rôle plus pléiotrope en relation avec de multiples voies fondamentales cellulaires ayant des implications biomédicales larges.