John Libbey Eurotext

Médecine thérapeutique / Endocrinologie

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Effets hypoglycémiants et antidiabétiques des fibrates Volume 3, numéro spécial 5, Numéro spécial, Octobre 2001

Auteurs
Service d'Endocrinologie, Diabétologie, Maladies Métaboliques, CHU de Dijon, BP 1542, 21034 Dijon cedex, France.

La découverte des PPARs a permis d'élucider le mécanisme d'action des fibrates, dont les effets cliniques hypolipidémiants étaient connus de longue date. C'est en effet par l'intermédiaire des PPARs alpha que les fibrates interviennent sur certains gènes fondamentaux du métabolisme des lipoprotéines. Ainsi, en activant le PPAR alpha, les fibrates : - augmentent l'expression du gène des apoprotéines A-1 et A-II constitutives des HDL ; - diminuent l'expression du gène de l'apo C-III et augmentent l'expression du gène de la lipoprotéine-lipase, favorisant ainsi la dégradation des lipoprotéines riches en triglycérides ; - augmentent chez l'homme l'expression des enzymes de la beta oxydation, ce qui se traduit par une oxydation accrue des acides gras et en conséquence par une diminution de la sécrétion des triglycérides. Au vu de ces données, il est actuellement logique de se poser la question de l'influence que peuvent avoir les fibrates sur le métabolisme glucidique. Dans la mesure où les acides gras et le glucose sont en compétition dans leur captation par les tissus sensibles à l'insuline, tel le muscle, la diminution des acides gras disponibles entraîne une augmentation de la captation du glucose au niveau musculaire et, par conséquent, une diminution de l'insulinorésistance. Bien avant la connaissance des PPARs, les effets des fibrates sur le métabolisme des glucides ont été rapportés, tant dans des protocoles expérimentaux chez l'animal que lors d'études cliniques chez l'homme.