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Médecine et Santé Tropicales

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Pellagre et érythèmes pellagroïdes en milieu hospitalier à Lomé, Togo : étude rétrospective de 1997 à 2017 Volume 29, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2019

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service dermatologie et IST, CHU Sylvanus Olympio, Université de Lomé, 14BP 200 Lomé, Togo
2 Service de dermatologie du CHU Kara, Université de KARA, Togo
* Correspondance
  • Mots-clés : pellagre, érythème pellagroïde, Togo
  • DOI : 10.1684/mst.2018.0856
  • Page(s) : 68-70
  • Année de parution : 2019

Objectif : Le but de cette étude était de décrire le profil épidémiologique, clinique, thérapeutique, évolutif, et de documenter les étiologies de la pellagre et des érythèmes pellagroïdes en milieu hospitalier à Lomé, Togo. Méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les dossiers des patients vus en consultation et/ou en hospitalisation dans les trois services publics de dermatologie de Lomé, de janvier 1997 à septembre 2017. Résultats : Au cours de la période d’étude, 178 (0,4 %) des 47 219 patients reçus en dermatologie ont consulté pour une pellagre/érythèmes pellagroïdes dont 159 (89,3 %) cas d’érythèmes pellagroïdes. L’âge moyen des patients était de 45,8 ± 16 ans et le sex-ratio (H/F) de 1,8. Tous les patients avaient au moins une atteinte cutanée, dont la principale était des lésions érythémateuses ou pigmentées des zones photo-exposées (99,4 % des cas). Les signes digestifs et neurologiques étaient respectivement dominés par la diarrhée (12,4 % des cas), les neuropathies périphériques (8,4 % des cas) et l’insomnie (8,4 % des cas). Les principales étiologies recensées étaient l’éthylisme (42,1 % des cas) et la carence nutritionnelle (6,7 % des cas). Cinq des 178 patients étaient infectés par le VIH. Sur le plan thérapeutique, tous les patients ont bénéficié d’une supplémentation en nicotinamide et en multivitamines. Aucun décès n’a été enregistré au cours du suivi. Conclusion : Nos résultats documentent une extrême rareté des érythèmes pellagroïdes/pellagre dont les deux principales étiologies restent l’éthylisme et la carence nutritionnelle. Par ailleurs, elle reste une affection de bon pronostic en cas de prise en charge rapide et adéquate.