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Médecine et Santé Tropicales

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Histoire de la lutte contre le paludisme dans l’armée française : de l’Algérie à l’Armée d’Orient pendant la Première Guerre mondiale Volume 24, numéro 4, Octobre-Novembre-Décembre 2014

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5

Tableaux

Auteurs
1 École du Val-de-Grâce, 1 place Alphonse Laveran, 75230, Paris cedex 05, France
2 Centre d’épidémiologie et de santé publique des armées, Camp militaire de Sainte-Marthe, BP 40026, 13568 Marseille cedex 02, France
3 Gispe, 82 Boulevard Tellène, 13007 Marseille, France
4 Institut de recherche biomédicale des armées, BP 70, 91223, Brétigny-sur-Orge, France
5 Hôpital d’instruction des armées Bégin, 69 avenue de Paris, 94163, Saint-Mandé cedex, France
* Correspondance

Le Service de santé des armées français a une longue tradition de lutte contre le paludisme. Plusieurs membres de ce corps ont, au cours du xixe siècle, fait des contributions essentielles à la lutte contre la maladie. Maillot a ainsi révolutionné la prise en charge thérapeutique pendant la conquête d’Algérie, et c’est Laveran qui, dans le même pays, a découvert le parasite. Cette tradition s’est poursuivie au début du xxe siècle sous l’impulsion du même Laveran et des frères Sergent, sur le front d’Orient, en Macédoine grecque. Le vaste plan de lutte coordonnée, mis en œuvre sur ce front à partir de 1917, a contribué à délivrer les « poilus » du paludisme, et leur a ainsi permis d’écrire l’une des pages les plus glorieuses de la Grande Guerre, par leur victoire sur l’armée bulgare, qui capitulera en septembre 1918.