JLE

Médecine

MENU

Glycémie post-prandiale : pas systématique... Volume 3, numéro 1, Janvier 2007

Auteurs

Selon ces auteurs, il n'y a pas de preuve que la réduction de l'hyperglycémie post-prandiale freine spécifiquement le développement des complications micro et macrovasculaires : « Pour réduire le risque cardiovasculaire, il y a beaucoup plus d'arguments pour diminuer l'hémoglobine glyquée ou prescrire une statine que pour prescrire un médicament hypoglycémiant qui agit sélectivement sur la glycémie post-prandiale. » Chez les diabétiques de type 2, l'objectif idéal en particulier pour la prévention de la macroangiopathie est une hémoglobine glyquée inférieure à 6,5% ; moins de 7% est acceptable pour la prévention de la microangiopathie, ce qui revient à ramener la glycémie préprandiale au-dessous de 1,20 g/L. La mesure de la glycémie post-prandiale garderait deux indications : au cours de la grossesse, puisque l'hyperglycémie post-prandiale aggrave le risque de macrosomie, ou en cas de discordance entre d'une part les glycémies à 8 heures et à 19 heures (au-dessous de 1,20 g/L), d'autre part l'hémoglobine glyquée (au-dessus de 7%).


Sachon C, Jacqueminet S, Hartemann-Heurtier A, Grimaldi A. Should diabetic patients be asked to test their blood glucose 90 to 120 minutes after the beginning of their meals? Diabetes Metab. 2006;32:377-81.

 

Les questions que se pose la rédaction

* Cet article s'oppose à celui de G Slama et al. (Diabetes Metab 2006;32:187-92) analysé dans le numéro de septembre 2006 (p. 293) de la revue Médecine, qui recommandait la détermination de la glycémie post-prandiale ou mieux du delta glycémique post-prandial chez les diabétiques.

* Il y a donc débat sur ce point entre diabétologues. Débat intéressant et à suivre, mais sans perdre de vue que la plus grande difficulté dans le suivi du diabète de type 2 est l'observance, à la fois médicamenteuse et comportementale. Il n'est pas évident que nous parlions tout à fait des mêmes problèmes...

 

DOI : 10.1684/med.2007.0056