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Médecine et chirurgie du pied

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Traitement chirurgical de la tendinopathie du tibial postérieur par synovectomie débridement*
À propos de 18 cas Volume 20, numéro 3, Octobre 2004

Auteurs

* Les figures de cet article sont disponibles en couleur sur le site springerlink.com

Entre 1992 et 2001, dix-huit patients présentant une tendinopathie du tibial postérieur de stades I-II et résistant à un traitement médical bien conduit ont été opérés par le même opérateur. La technique du peignage longitudinal associée à une synovectomie et à une suture des fissures a été réalisée lorsque le stade de la tendinopathie n’entraînait pas des déformations importantes en valgus de l’arrière-pied ou de rupture et en l’absence de lésions dégénératives arthrosiques sévères.

Il s’agissait de dix-huit patients de 52,5 ans d’âge moyen qui ont été revus avec un recul minimum de douze mois à neuf ans. Parmi cette population, on retrouvait quatorze femmes et quatre hommes. Quatorze patients avaient une obésité ou surcharge pondérale. Nous avons 8 pieds plats souples. Le diagnostic de tendinopathie était fait par une ténographie et un scanner le plus souvent, et parfois complété par une IRM. Ces examens radiologiques ont précisé les lésions «16 ténosynovites et 6 fissurations longitudinales». Au terme de ce bilan clinique et d’imagerie, nous avions 10 tendinopathies de stade I et 8 de stade II selon Johnson. L’intervention a consisté en un peignage longitudinal associé à une synovectomie et à une suture des fissures.

Les résultats ont été appréciés par le score fonctionnel de Kitaoka et sur une appréciation globale subjective du patient.

Les résultats sont, pour les stades I: 5 très bons, 4 bons, et un résultat moyen. Dans les stades II, nous avons un très bon, quatre bons, un moyen et deux mauvais résultats.

La technique de synovectomie peignage paraît donc efficace dans le traitement chirurgical des stades I des tendinopathies du tendon tibial postérieur.

En revanche elle est discutable dans les stades II, car nous avons une stabilisation des lésions dans 6 cas sans amélioration du valgus de l’arrière-pied et deux aggravations. Néanmoins ce geste est beaucoup plus simple que ceux nécessitant des interventions sur les tissus mous et osseux et entraîne un indice de satisfaction de 70 %.