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Quel stent actif utiliser à la phase aiguë d’un IDM ? Volume 3, numéro 1, Janvier-Février 2007

Auteur
Unité de cardiologie interventionnelle, hôpital Henri-Mondor, 51 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 94010 Créteil Cedex

L’angioplastie primaire quand elle est possible et réalisée dans des centres expérimentés représente la meilleure stratégie de reperfusion à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde. Bien que les études randomisées comparant l’angioplastie au ballon avec le stenting systématique n’aient jamais montré de bénéfice en termes de mortalité et des résultats contradictoires sur le risque de réinfarctus, la mise en place d’un stent est devenue la procédure standard permettant un bénéfice clinique sur les réinterventions secondaires. Les stents actifs ont clairement montré leur efficacité dans la prévention de la resténose mais avec semble-t-il un risque de thrombose tardive plus élevée. Dans le contexte de l’angioplastie primaire on dispose maintenant d’un certain nombre de données cliniques montrant un bénéfice clinique à 1 an des stents actifs par rapport aux stents conventionnels. Ce bénéfice est entièrement dû à la réduction des procédures de revascularisation à distance sans modification des taux de décès et de réinfarctus. Le taux de thrombose tardive n’est pas augmenté à 1 an. Avec ce recul on peut donc conclure que les stents actifs en particulier le stent au sirolimus peuvent être utilisés sans risque supplémentaire à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, la difficulté est dans cette situation de pouvoir évaluer la possibilité du traitement antiagrégant au long cours de chaque patient.