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Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

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Les traitements adjuvants réduisent-ils le risque de développer des métastases après néphrectomie chez les patients atteints d’un cancer du rein localisé en 2022 ? Volume 9, numéro 2, Mars-Avril 2023

Auteurs
Oncologie médicale CHU de Tours 2, boulevard Tonnellé 37044 Tours Cedex 09 France. <carneiro.florian@gmail.com> <c.leger@chu-tours.fr> <r.ing@chu-tours.fr> <claude.linassier@univ-tours.fr> <m.cancel@chu-tours.fr>
* Tirés à part : F. Carneiro
Remerciements et autres mentionsFinancement : aucun.Liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de lien d’intérêt.

Vingt pour cent (20 %) des patients atteints d’un cancer du rein localisé développeront des métastases après une néphrectomie. Plusieurs essais randomisés contre placebo ont testé l’intérêt d’un traitement adjuvant par un inhibiteur de tyrosine kinase (ITK) ou un inhibiteur de point de contrôle immunitaire (ICI) pour réduire le risque de récidive. Parmi les cinq essais ayant évalué le bénéfice d’un ITK à activité anti-VEGFR, seul l’essai S-TRAC proposant un traitement oral par sunitinib pendant un an a amélioré significativement d’environ un an la durée de survie sans maladie en dépit d’une toxicité importante. Parmi les immunothérapies, un traitement d’un an par pembrolizumab (essai KEYNOTE-564) a significativement augmenté la durée de survie sans maladie et la survie globale. Cependant, aucun des deux autres essais randomisés explorant l’effet préventif d’un ICI contre un placebo n’a trouvé de bénéfice sur la survie sans maladie : IMmotion010 (atézolizumab) et CheckMate 914 (combinaison nivolumab + ipilimumab). Plusieurs facteurs sont susceptibles d’expliquer ces résultats divergents, comme l’absence d’une définition univoque des patients à « haut risque de récidive », la qualité de l’observance ou l’activité intrinsèque des molécules utilisées. Une meilleure définition des patients à haut risque de récidive est indispensable.