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Innovations & Thérapeutiques en Oncologie

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Innovations et perspectives en médecine nucléaire dans le cancer de la prostate Volume 5, numéro 6, Novembre-Décembre 2019

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
Auteur
CHU de Tours
Service de médecine nucléaire
2, boulevard Tonnelle
37000 Tours
France
* Tirés à part

Cet article fait une mise au point sur la place actuelle et les perspectives en médecine nucléaire dans le cancer de la prostate. La médecine nucléaire a une place importante dans l’imagerie du cancer de la prostate, en particulier dans le bilan d’extension osseux, grâce surtout à la scintigraphie osseuse et à la tomographie par émission de positons (TEP) au 18F-Na, ainsi que dans le bilan des récidives biochimiques grâce à la TEP à la 18F-choline et, de façon plus récente et performante, grâce à la TEP à la 18F-fluciclovine et à la TEP au 68Ga-PSMA.

La médecine nucléaire a aujourd’hui une place moindre dans le traitement du cancer de la prostate. En soins de confort, elle est utilisée dans le traitement des métastases osseuses symptomatiques par le 153Samarium-EDMP. Pour le traitement du cancer de la prostate résistant à la castration (CPmRC) avec métastases osseuses symptomatiques, elle utilise le 223Radium. À l’avenir, la médecine nucléaire pourrait avoir un rôle thérapeutique plus important dans le cancer de la prostate grâce aux ligands du PSMA (prostate specific membrane antigen) marqués au 177Lutétium ou au 225Actinium.