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Comorbidité : un nouveau paradigme à considérer comme un des remèdes contre le cancer Article à paraître

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteur
PhD, Doctor in clinical psychology and psychopathology
Former director of teaching of psychopathology at University Paris 7
Expert at court & international criminal court
Medical Oncology Unit, Group Pitié-Salpêtrière-Charles Foix
47-83, boulevard de l’Hôpital
75013 Paris
France
* Tirés à part
  • Mots-clés : construction psychique, traumatogène existant, annonce cancer, effet “force feedback”, comorbidité, soins psycho-oncologiques
  • DOI : 10.1684/ito.2019.0165

L’annonce d’un cancer provoque des perturbations psychologiques avérées. À l’instar du traumatisme survenu après un accident, le cancer est une maladie posée sur un parcours de vie. Il sera là, ou pas. Il ne percute personne. C’est la personne qui le percute de plein fouet. C’est là, l’originalité traumatique de l’annonce d’un cancer. Et c’est en cela qu’elle crée une comorbidité.

Une parfaite connaissance de la clinique traumatique par le psycho-oncologue permettra de repérer, après l’annonce de la maladie cancéreuse, un mouvement psychique qui s’impose au patient en un retour vers son traumatogène (traumatogénèse composée de formations traumatiques antérieures non résolues). Une réflexion émerge alors sur la nécessité de soins systématiques psycho-oncologiques afin de s’assurer qu’en traitant le cancer d’un patient – donc son organe – nous ne négligerons plus de soigner la personne, toujours malade de cette maladie psychique qu’est un traumatisme, lequel se déclare en post-annonce : comorbidité au cancer.