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Stimulation magnétique transcrânienne répétée pour le traitement des états dépressifs : quels niveaux de preuve dans la littérature internationale ? Volume 98, numéro 10, Décembre 2022

Tableaux




Auteurs
# Alexis Bourla et Samuel Bulteau ont contribué de façon équivalente au travail de rédaction.
1 Section Stimulation transcrânienne en psychiatrie (STEP) de l’Association française de psychiatrie biologique et de neuropsychopharmacologie, Saint-Germain-en-Laye, France
2 CHU de Nantes, Service de Psychiatrie de liaison et d’addictologie, Nantes
3 Université de Nantes, Université de Tours, Inserm, Sphere U1246, Nantes
4 Service de Psychiatrie adulte de la Pitié-Salpêtrière, Institut du Cerveau (ICM), Sorbonne Université, AP-HP, Paris, France
5 iCRIN (Infrastructure for Clinical Research in neurosciences), Paris Brain Institute (ICM) Sorbonne Université, Inserm, CNRS, Paris
6 Centre hospitalier le Vinatier, 69500 Bron, Inserm U1028, CNRS UMR5292, Lyon Neuroscience Research Center, Université de Lyon, 69000 Lyon, France
7 Service de Psychiatrie adulte, centre hospitalier Princesse-Grace, 98000 Monaco
8 Université de Nantes, Faculté des sciences du Sport, Laboratoire « Mouvement, Interactions, Performance » (EA 4334), Nantes
9 Service de Psychiatrie et de Psychologie médicale, Hôpital Saint-Antoine, Sorbonne Université, AP-HP, Paris
10 Inicea (Korian), Paris
11 Cabinet de Psychiatrie NeuroStim, Paris
Correspondance : A. Bourla

La stimulation magnétique transcrânienne répétée (rTMS) est un traitement de plus en plus utilisé à l’échelle mondiale pour le traitement des états dépressifs. Les recommandations internationales et les méta-analyses récentes vont dans le sens d’une efficacité et d’un intérêt médico-économique de ce traitement mais la HAS attire l’attention sur la nécessité de mieux préciser la place de la rTMS avant d’en généraliser le remboursement en France. Pour le moment, les indications préférentielles seraient : l’absence de symptômes psychotiques, un degré de sévérité modéré, une durée d’épisode de moins de deux ans, un niveau de résistance peu élevé (échec de un à deux traitements), une absence de trouble de la personnalité, une réponse antérieure à la rTMS, un traitement pharmacologique concomitant adapté, et des paramètres corrects (ciblage, intensité, nombre de pulses par séance et nombre de séances (> 30)). Les protocoles dits accélérés pourraient permettre de dépasser certaines contraintes organisationnelles et les marqueurs prédictifs de réponse de mieux cibler les répondeurs. Les populations vulnérables aux psychotropes justifient d’un accès à ces techniques qui sont bien tolérées, avec une bonne acceptabilité tant des patients que des praticiens.