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Représentations sociales et aspects anthropo-culturels de la santé mentale en Polynésie française dans l’enquête « Santé mentale en population générale : images et réalités » Volume 98, numéro 7, Août-Septembre 2022

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
  • Figure 5
  • Figure 6
  • Figure 7

Tableaux

Auteurs
1 Centre hospitalier universitaire de Martinique, Fort-de-France
2 Centre de prévention du suicide et association SOS Suicide, Tahiti, Polynésie française
3 Unité Inserm U1018, CESP, Paris, France
4 Maison des Sciences de l’Homme Pacifique (MSH-P, UPF), Tahiti, Polynésie française
5 Centre collaborateur de l’OMS, EPSM LILLE Métropole, Lille, France
6 Unité Inserm UMR 1123 – ECEVE, Paris, France
7 Centre Hospitalier de Polynésie française. Tahiti, Polynésie française
8 Université de Polynésie française (UPF), Tahiti, Polynésie française
9 Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (SUPEA), Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV), Lausanne, Suisse
10 Direction de la Santé Publique, Tahiti, Polynésie française
11 Centre hospitalier Spécialisé (CHS), Nouméa, Nouvelle Calédonie
12 Docteur en biologie et en anthropologie, Tahiti, Polynésie française
13 Centre Hospitalier Universitaire de Amiens, France
Correspondance : S. Amadéo

Les représentations sociales et les aspects anthropo-culturels des maladies mentales ont été explorés en Polynésie française par l’enquête Santé mentale en population générale entre 2015 et 2017 sur un échantillon représentatif de 968 personnes âgées de 18 ans et plus. L’étiologie des problèmes de santé mentale était considérée principalement comme physique. Les conduites addictives seraient la cause des maladies mentales pour un quart des personnes interrogées. L’origine de la dépression est considérée principalement comme étant sentimentale ou liée à un événement de vie. L’attribution de l’origine des problèmes de santé mentale (folie, maladie ou dépression) à des causes magico-religieuses est assez faible (moins de 0,5 % des réponses) mais le recours réel aux soins traditionnels est plus fréquent (22 %). Les résultats ont été pris en compte dans le plan de santé mentale de Polynésie française.